Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

e-démocratie

OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data

Publié le 30/05/2013 • Par Mehdi Guiraud • dans : Dossiers d'actualité, France

Voici un exemple où la mise à disposition des données publiques permet à une communauté de se saisir du vivre ensemble. Au départ, des citoyens d'Oakland (Etat-Unis, Californie), demandeurs et engagés, sollicitent leur municipalité pour accéder aux données budgétaires.Sans méfiance ni défiance à l'égard des dépenses de la mairie, ils sont convaincus que pour comprendre la gestion de leur ville, il faut pouvoir explorer son fonctionnement.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Le prochain budget d’Oakland aura un parfum particulier. Les habitants de cette ville moyenne de Californie (400 000 habitants tout de mĂŞme) auront eu, grâce Ă  l’open data et l’initiative de quelques uns, une vue approfondie des dĂ©penses et rentrĂ©e fiscale des annĂ©es 2013 Ă  2015.

Tout a commencĂ© en novembre 2012 quand Adam Stiles, publicitaire et journaliste indĂ©pendant se joint Ă  un hackathon organisĂ© par la ville d’Oakland. Il y entend un participant suggĂ©rer que « les citoyens avaient besoin de comprendre les comptes de la ville », et dĂ©cide de s’engager, avec lui, dans une expĂ©rience encore assez unique dans l’utilisation des donnĂ©es publiques.
Leur but : obtenir les données budgétaires de la ville, et les rendre accessibles (compréhensibles) au plus grand nombre à travers leur visualisation sur un site dédié.
Dépourvus de toute expérience en programmation, tous deux font appel à Code for America (1), une association de développeurs qui soutient des projets de citoyens pour rendre les gouvernements plus proches du public, grâce aux outils du web.

Proposition de budget de la ville d'Oakland (Californie) 2013-2015

Openspending, un outil de visualisation de budgets – Cinq mois après, ils prĂ©sentent la première version de leur site internet au public, et au conseil municipal d’Oakland. Au coeur du site, l’utilisation d’un logiciel, Openspending,  qui permet la reprĂ©sentation idĂ©ale d’un budget pour le grand public, et dĂ©veloppĂ© par l’Open Knowledge foundation (OKFN) (2). Sa vocation : rendre visibles les budgets municipaux, jusqu’à celui des États.
Au Danemark par exemple, ce n’est pas moins de 98 villes dont les budgets sont montrĂ©s sous toutes leurs coutures. Aux États-Unis, 35 villes ont adoptĂ© l’outil. Dans le monde au total, plus de 200 villes mettent Ă  disposition des habitants des visualisation de leur budget  en utilisant Openspending.
Mais avec Oakland, c’est la première fois que la dĂ©marche vient d’une initiative ascendante, des citoyens.

Nouvelles technologies au service de la cohĂ©sion sociale – Si les possibilitĂ©s et l’accessibilitĂ© de ce logiciel libre sont grandes, Adam Stiles a compris que l’idĂ©e ne pouvait se rĂ©sumer Ă  l’utilisation d’un outil, mais devait partir des attentes des diffĂ©rentes communautĂ©s de la ville, puis de solliciter la ville pour obtenir les donnĂ©es nĂ©cessaires.
« Nous rencontrons les reprĂ©sentants d’une communautĂ© pour savoir quels aspects du budget les intĂ©resseraient, ce qu’ils ont envie de voir et de comprendre. Puis nous allons voir la mairie pour obtenir les donnĂ©es. Nous avons aussi eu la chance de rencontrer un expert finances de la ville qui nous a permis de bien cerner ce qu’elles rĂ©vĂ©laient du budget », explique Adam Sitles.

Affectation des taxes aux différents services de la ville d'Oakland en 2012-2013

LibertĂ© d’actions aux citoyens – Si la mairie n’a pas Ă©tĂ© motrice dans la dĂ©marche, « elle n’a rien fait pour l’empĂŞcher », admet Adam. « Et puis, l’employĂ© qui nous a assistĂ© l’a fait en dehors de ses heures de travail […] parce qu’il comprenait la valeur ajoutĂ©e de ce que nous faisions Â».

MalgrĂ© l’enthousiasme que cette dĂ©mocratie locale 2.0 pourrait inspirer, Adam Stiles reste pragmatique : « Notre première ambition, c’est d’informer les citoyens, afin que chacun tire ses propres conclusions. Nous sommes encore au stade du prototype, et le dĂ©fi sera de rendre l’outil rĂ©ellement utile aux citoyens. Ce qui implique de vraiment Ă©couter toutes les communautĂ©s d’Oakland pour mesurer ce qu’elles attendent du budget municipal Â».

Openbudgetoakland.org prĂŞt pour la proposition de budget de 2013-2015 – Si le dĂ©veloppement du site n’est pas terminĂ©, c’est aussi parce qu’il Ă©volue en fonction de la demande. La mĂ©thode de dialogue est d’ailleurs installĂ©e dans les habitudes des utilisateurs du site.
Les commentaires, par exemple sur la visualisation globale du budget, sont en majoritĂ© rĂ©servĂ©s Ă  la discussion autour du nouveau budget 2013-2015 qui sera dĂ©battu au mois de juin 2013. Et les donnĂ©es sont nombreuses, car la mairie a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©reuse : le dĂ©tail va jusqu’aux frais de reprographie.  

Cependant, les commentaires se succèdent sur les fonds allouĂ©s Ă  la police ou sur le montant de l’endettement.  La communautĂ© ne se limite pas Ă  Oakland et les comparaisons sont constantes avec les autres expĂ©riences Ă  travers le monde.
Ainsi on trouve pĂŞle-mĂŞle au milieu des commentaires sur le budget, des propositions d’amĂ©liorations inspirĂ©s soit du budget de l’Allemagne, soit de celui de la ville de New York. A la diffĂ©rence de ces exemples, les habitants d’Oakland feront entendre leur avis sur un budget qui n’est pas encore votĂ©. Leurs questions sont d’ores et dĂ©jĂ  consignĂ©s dans les commentaires. 

Qu’est-ce qu’un hackathon ?

MaĂ«l Inizan, chargĂ© de projet chez Silicon Xperience / Silicon Sentier, qui a organisĂ© plusieurs manifestations de ce type (3) rappelle que le terme « ‘Hackathon » est un nĂ©ologisme qui contracte les mots « hack » et « marathon », le hack recouvrant une notion de « bidouillage ».
Dans l’univers numĂ©rique, les hackathons rassemblent des dĂ©veloppeurs, des graphistes, des designers, des journalistes… pour rĂ©aliser, ou co-crĂ©er, sur un temps ramassĂ©, un projet d’application. La motivation des participants peut ĂŞtre aiguillonnĂ©e par un concours, rĂ©compensant les meilleures trouvailles Ă  l’issue de la manifestation. Des « mentors » peuvent accompagner les participants pour les guider dans leurs crĂ©ations.

La boite Ă  outils pour les geeks

Pour ceux qui veulent aller plus loin et s’essayer Ă  la visualisation de budget  :

Cet article fait partie du Dossier

Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

Sommaire du dossier

  1. « L’ouverture des données ressemble à la tour de Pise »
  2. Pourquoi mettre en place une gestion publique de la data
  3. Les grandes collectivités, locomotives de l’open data
  4. Open data : « A compter du 9 juin 2024, il y a une nouvelle obligation pour tous les acteurs publics »
  5. Les données environnementales, une faille dans le pilotage de la transition écologique
  6. L’Union européenne précise les modalités de publication des données ouvertes
  7. Quand la data éclaire la politique de la ville
  8. Politique de la ville : et une, et deux, et trois « clauses data »
  9. « On croit que la Cnil n’aime pas l’échange de données, mais pas du tout ! »
  10. Charte territoriale de la donnée, mode d’emploi
  11. Culture de la donnée : zoom sur deux projets territoriaux
  12. Echange de données : ce que change la loi 3DS
  13. Respecter les standards de données en 5 points clés
  14. Données et algorithmes : une feuille de route dessine la relation Etat-collectivités
  15. Une circulaire pour une meilleure circulation des données
  16. Garantir la souveraineté de la collectivité sur ses données
  17. Garantir la transparence et l’ouverture des données publiques
  18. Dijon gĂ©olocalise ses bassins d’emploi pour mieux identifier leurs besoins
  19. Protéger les données à caractère personnel
  20. Des idées de nouveaux services foisonnent grâce à l’open data
  21. Ce qu’il faut retenir du projet de loi pour une RĂ©publique numĂ©rique
  22. Rennes métropole dresse un bilan nuancé de son service public de la donnée
  23. Open data et collectivités : qui fait quoi, et comment ?
  24. Open data : « Le mouvement qui s’enclenche est inĂ©luctable » – Axelle Lemaire
  25. « L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat
  26. MobilitĂ© : l’Ă©change de donnĂ©es est-il gagnant-gagnant ?
  27. Les alléchantes données d’Uber aiguisent l’appétit des collectivités
  28. « Voir les donnĂ©es comme une infrastructure est un enjeu majeur de souverainetĂ© » – Henri Verdier
  29. Une interco pionnière dans l’ouverture des données
  30. “L’open data par dĂ©faut ne pourra pas se faire sans mĂ©diation numĂ©rique” – Samuel GoĂ«ta
  31. Révision à la baisse de l’opendata dans les collectivités locales
  32. Open data, un nouvel élan pour le tourisme
  33. Libre accès aux données publiques : comment mettre en œuvre les nouvelles obligations
  34. Open data : comment rĂ©ussir l’ouverture de ses donnĂ©es publiques
  35. En Nouvelle Aquitaine, l’observatoire Nafu affûte la connaissance du foncier grâce aux données publiques
  36. « L’open data ne devrait être qu’une des modalités d’ouverture des données publiques »
  37. Open data : l’Occitanie est un territoire-pilote
  38. Rennes construit le « service public métropolitain de la donnée »
  39. Quand les agences d’urbanisme se saisissent de l’open data
  40. CoopĂ©ration public – privĂ© et donnĂ©es : comment et pourquoi les collectivitĂ©s doivent reprendre la main
  41. Le dĂ©cret sur les donnĂ©es de rĂ©fĂ©rence, nouvelle pierre pour la gĂ©nĂ©ralisation de l’opendata
  42. Projet de loi Valter : un (tout) petit pas pour l’opendata
  43. Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
  44. L’open data, atout maître dans la course aux économies ?
  45. L’ouverture des données publiques en France reste perfectible
  46. MobilitĂ©s : les collectivitĂ©s se rapprochent d’Uber, Waze et Blablacar
  47. La mĂ©tropole, « bonne Ă©chelle pour dĂ©velopper le service public local de la donnĂ©e »
  48. Le fouillis des licences open data s’éclaircit [Fiche pratique]
  49. “Les données d’autorité restent un instrument de souveraineté”- Pascal Berteaud, DG de l’IGN
  50. Open data : le service public augmentĂ© – Des donnĂ©es ouvertes de plus en plus cadrĂ©es
  51. Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat
  52. Les acteurs publics, gros acheteurs des donnĂ©es… publiques
  53. OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data
  54. Open data : quels coûts pour les collectivités territoriales
  55. Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation
  56. Open data : le service public augmenté – 3. Des territoires riches de données
  57. Open data : le service public augmentĂ© – 2. L’atout de la mutualisation
  58. L’open data, véritable voie de modernisation pour les administrations
  59. Open data et tourisme : un potentiel qui reste Ă  transformer
  60. « Les collectivitĂ©s, premières bĂ©nĂ©ficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
  61. Open data : la transparence démocratique demeure virtuelle
  62. La FING, partenaire et centre de ressources
  63. Une évaluation sans concession mais lucide de l’open data en Loire-Atlantique

Notes

Note 01 La brigade des informaticiens pour l'Amérique - Code for America Retour au texte

Note 02 Cette association, nĂ©e en Angleterre en avril 2004,  ne cesse de crĂ©er des antennes Ă  travers le monde pour faciliter l’accès aux donnĂ©es publiques et Ă  la connaissance Retour au texte

Note 03 Son dernier, le « space apps challenge », était organisé en partenariat avec la NASA, dans 83 villes à travers le monde simultanément. Retour au texte

Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data

Votre e-mail ne sera pas publié

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement