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Données intelligentes

Des idées de nouveaux services foisonnent grâce à l’open data

Publié le 15/11/2019 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : Dossiers d'actualité, Innovations et Territoires, Régions

open data_data_nouveaux services
vegefox.com/Adobestock
Obligatoire pour les collectivités d’une certaine taille, l’ouverture des données leur inspire des projets de nouveaux services pour les usagers, les particuliers et les entreprises. L’offre se développe surtout autour des questions de transport et de mobilité. En offrant un libre accès à leurs données par le biais de plateformes, les collectivités permettent aux porteurs de projets de s’en saisir.

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Tenues d’ouvrir leurs données depuis le 7 octobre 2018, les collectivités de plus de 3 500 habitants ou de plus de 50 agents sont encore loin d’avoir rempli leurs obligations. Pourtant, beaucoup réfléchissent déjà à l’étape suivante. C’est ainsi que de nouveaux services aux usagers font leur apparition. La métropole de Montpellier (31 communes, 465 100 hab.) et l’université de Montpellier expérimentent des capteurs d’humidité de l’air et du sol couplés avec des données météo pour savoir s’il est nécessaire d’arroser en fonction des prévisions. La métropole de Brest (8 communes, 208 900 hab.) propose, de son côté, de délivrer automatiquement aux entrepreneurs une autorisation d’occupation temporaire de l’espace public lors de travaux seulement avec leur numéro de Siret, par le biais de son API (qui permet à deux applications de communiquer entre elles) entreprises.

Avant de s’attaquer au déploiement de nouveaux services, la collectivité de Corse (330 500 hab.) s’est attachée à regrouper un gros volume de données. « Aujourd’hui, notre portail open data contient 400 jeux de données, qui vont au-delà de celles collectées en interne. Plus il y a aura de jeux de données ouvertes, plus cela suscitera d’intérêt et d’innovations », note Valérie Lust Serpaggi, cheffe de mission « données territoriales ».

Itinéraires, heures de passage

Au sein de la métropole de Brest, Arnaud Willaime, délégué à la transition numérique et l’un des chefs de projet « data », estime que 80 % des moyens engagés sur les systèmes d’information sont aujourd’hui engloutis par leur entretien. « Puisque seulement 20 % peuvent être consacrés au développement d’offres de services, nous avons fait le choix, peut-être singulier, d’ouvrir progressivement nos bases de données en priorisant celles qui font l’objet d’un cas d’usage ou d’une demande d’expérimentation », explique-t-il. Car les nouveaux services proposés aux usagers ne relèvent pas forcément des collectivités. Ils peuvent être développés par tout porteur de projet puisant dans les jeux de données ouvertes. C’est surtout dans les domaines des transports et de la mobilité que les applis ont pour l’instant prospéré, que ce soit pour calculer des itinéraires, connaître les heures de passage des transports en commun et la disponibilité des vélos en libre-service ou comparer les offres des opérateurs de transport.

La plateforme « transport.data.gouv.fr » joue dans ce domaine un rôle d’intermédiaire entre les collectivités productrices de données et les réutilisateurs. « L’open data suppose de sortir de la mentalité de commande publique, dans laquelle une collectivité demande à un prestataire un service en fonction de ses besoins. Il s’agit ici plutôt de susciter des idées à travers les jeux de données et d’autres personnes vont s’en saisir », décrypte Béatrice Mercier, responsable de l’accompagnement à l’ouverture de données sur « transport.data.gouv.fr », à la Dinum.

QuiditMiam !

Principal écueil à ce mode de fonctionnement : il est impossible de prévoir le type de service qui pourra émerger d’un jeu de données, ni même d’avoir toujours connaissance des services déployés. « Notre travail consiste aussi à animer la communauté de réutilisateurs, à les inciter à s’identifier et à rendre plus visibles les cas d’usages, alors que les collectivités ont le sentiment de passer du temps à nettoyer ces données », complète Béatrice Mercier. C’est pourquoi certaines cherchent à se montrer plus proactives. La collectivité de Corse a choisi de recruter un développeur pour initier des projets en interne. Mais la plupart préfèrent laisser la main à des porteurs de projets extérieurs. Alors que plusieurs centaines de jeux de données sont disponibles sur le portail du système d’information géographique du pays de Brest, leur taux d’usage reste modeste, faute de communication. « Afin d’accroître les demandes de business cases, nous avons mis en place une API sur les transports publics en temps réel », indique Arnaud Willaime.

Des collectivités accompagnent également les start-up dans le développement du projet. Dans le cadre de la smart city, Toulouse métropole (37 communes, 763 000 hab.) a expérimenté, à partir de 2015, l’appli QuiditMiam ! affinée avec les cuisines centrales de l’interco. « L’appli affiche le menu des cantines en toute transparence : bio, local, allergènes… et permet de payer les repas. Les parents ont la possibilité de signaler toute allergie alimentaire et de recevoir une notification lorsque l’allergène est présent dans l’un des repas. Les convives peuvent aussi noter les plats et cette information est ensuite communiquée aux prestataires. De leur côté, les cuisines centrales s’en servent pour évaluer le nombre réel de repas », détaille Jean-Philippe Delgado, PDG de la société QuiditMiam !. Cette dernière compte désormais 800 clients sur l’ensemble du territoire. Les services conçus ont en effet vocation à se déployer sur d’autres territoires, dès lors qu’ils s’avèrent pertinents.

Un travail avec les start-up pour répondre aux besoins des usagers

eric legale

Eric Legale, directeur général de la SEM Issy média

[Issy-les-Moulineaux, 68 400 hab., Hauts-de-Seine] Créée il y a trente ans, la SEM Issy média gère la communication et la politique d’innovation de la ville d’Issy-les-Moulineaux. A la pointe, la commune s’apprête à lancer une appli vocale permettant de connaître les démarches à suivre, par exemple pour obtenir un passeport. Et a testé plusieurs applis pour aider les automobilistes à trouver des emplacements de stationnement libres. En amont de la direction des systèmes informatiques, Issy média assure une veille des tendances actuelles et expérimente de nouveaux usages. « Nous ne développons pas de solutions en interne, mais travaillons sur les propositions des start-up. Davantage que par le fonctionnement technique, c’est la façon dont l’innovation va répondre à un besoin des usagers qui nous intéresse. Nous attendons donc que les start-up soient conscientes de la demande du public, et qu’éventuellement elles adaptent leur projet en ce sens », souligne Eric Legale.

Issy média accompagne volontiers les entreprises souhaitant expérimenter de nouveaux services ou usages, allant parfois jusqu’à les aider dans leur demande de subvention, par exemple auprès de la région. « Sur certains sujets comme la mobilité, nous avons demandé à de grandes entreprises de travailler ensemble. C’est ainsi qu’est né le consortium autour du projet so mobility, dont l’ambition est de fluidifier les déplacements en ville », note Eric Legale.

Contact : Eric Legale, eric.legale@ville-issy.fr

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Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

Sommaire du dossier

  1. Des idées de nouveaux services foisonnent grâce à l’open data
  2. Ce qu’il faut retenir du projet de loi pour une République numérique
  3. Open data et collectivités : qui fait quoi, et comment ?
  4. Open data : « Le mouvement qui s’enclenche est inéluctable » – Axelle Lemaire
  5. « L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat
  6. Mobilité : l’échange de données est-il gagnant-gagnant ?
  7. Les alléchantes données d’Uber aiguisent l’appétit des collectivités
  8. « Voir les données comme une infrastructure est un enjeu majeur de souveraineté » – Henri Verdier
  9. Une interco pionnière dans l’ouverture des données
  10. “L’open data par défaut ne pourra pas se faire sans médiation numérique” – Samuel Goëta
  11. Révision à la baisse de l’opendata dans les collectivités locales
  12. Open data, un nouvel élan pour le tourisme
  13. Libre accès aux données publiques : comment mettre en œuvre les nouvelles obligations
  14. Open data : comment réussir l’ouverture de ses données publiques
  15. En Nouvelle Aquitaine, l’observatoire Nafu affûte la connaissance du foncier grâce aux données publiques
  16. « L’open data ne devrait être qu’une des modalités d’ouverture des données publiques »
  17. Open data : l’Occitanie est un territoire-pilote
  18. Rennes construit le « service public métropolitain de la donnée »
  19. Quand les agences d’urbanisme se saisissent de l’open data
  20. Coopération public – privé et données : comment et pourquoi les collectivités doivent reprendre la main
  21. Le décret sur les données de référence, nouvelle pierre pour la généralisation de l’opendata
  22. Projet de loi Valter : un (tout) petit pas pour l’opendata
  23. Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
  24. L’open data, atout maître dans la course aux économies ?
  25. L’ouverture des données publiques en France reste perfectible
  26. Mobilités : les collectivités se rapprochent d’Uber, Waze et Blablacar
  27. La métropole, « bonne échelle pour développer le service public local de la donnée »
  28. Le fouillis des licences open data s’éclaircit [Fiche pratique]
  29. “Les données d’autorité restent un instrument de souveraineté”- Pascal Berteaud, DG de l’IGN
  30. Open data : le service public augmenté – Des données ouvertes de plus en plus cadrées
  31. Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat
  32. Les acteurs publics, gros acheteurs des données… publiques
  33. OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data
  34. Open data : quels coûts pour les collectivités territoriales
  35. Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation
  36. Open data : le service public augmenté – 3. Des territoires riches de données
  37. Open data : le service public augmenté – 2. L’atout de la mutualisation
  38. L’open data, véritable voie de modernisation pour les administrations
  39. Open data et tourisme : un potentiel qui reste à transformer
  40. « Les collectivités, premières bénéficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
  41. Open data : la transparence démocratique demeure virtuelle
  42. La FING, partenaire et centre de ressources
  43. Une évaluation sans concession mais lucide de l’open data en Loire-Atlantique
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