Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Cet article vous est proposé par

Données publiques

« L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat

Publié le 18/01/2018 • Par Romain Mazon • dans : Dossiers d'actualité, France

laurence-comparat-opendata-une
Thierry Chenu - ville de Grenoble
Adjointe au maire de Grenoble, Laurence Comparat a été élue présidente de l’association Opendata France au mois de décembre. Devenue une obligation légale pour les administrations, l’opendata demande surtout une montée en compétence des équipes dans les collectivités, selon elle. Laurence Comparat revient également, dans cette interview, sur les conditions qui permettront aux collectivités de retrouver leur souveraineté sur leurs données, tout en dialoguant avec les Gafas et autres acteurs du numériques.

Vous avez été élue présidente d’Opendata France en décembre. Quel programme se fixe l’association pour 2018 ?

Il se décline en deux axes principaux : renforcer le réseau d’acteurs pour continuer d’accompagner les nouveaux entrants dans l’ouverture des données publiques via le programme opendata locale et développer un programme de formation en direction des élus et des agents. Nous porterons aussi de nouveaux projets. Comme Qualidata, un outil qui permettra aux collectivités de vérifier la qualité des jeux de données qu’elles s’apprêtent à livrer au public, et un projet d’observatoire de l’open data dans les territoires.

Que permettra Qualidata, plus concrètement ?

L’idée rejoint le travail accompli sur le socle commun des données locales, qui désigne les jeux de données pertinents et leur format. Les réutilisateurs nous en parlent beaucoup, car ils sont confrontés à la publication de données similaires, mais pas dans les mêmes formats, par les collectivités. Ce qui peut leur imposer d’adapter le code de leurs applications pour chaque ville, parce que le format de données n’est pas le même entre Lyon, Bordeaux, ou Rennes. C’est économiquement très lourd pour des outils qui ont une vocation nationale. Nous devons favoriser le fait que les formats de données sont facilement réutilisables. L’approche est technique, mais emporte de lourds enjeux pour stimuler la réutilisation des données. Qualidata sera donc une plateforme d’audit et de qualification des données. Nous bénéficions d’un financement dans le cadre du PIA 2, avec un partenariat avec Toulouse Métropole, qui va porter le développement de cette plateforme.

Et l’Observatoire ?

Là, l’idée est de concevoir une plateforme de datavisualisation pour valoriser l’ouverture des données dans les territoires. Nous proposons déjà, sur le site d’opendata France, une carte qui recense les collectivités qui rendent publiques leurs données, mais cela reste modeste. L’idée est d’aller plus loin, en recensant non seulement là où il y a des données ouvertes, mais aussi quelles données, dans quels formats… Il est conçu via une aide de la Caisse des dépôts, et nous permettra de favoriser la visibilité des démarches, en faisant émerger les acteurs locaux.

Quel bilan tirez-vous du programme Opendata locale, conduit en 2017 ?

Ça a été une très grosse action, mobilisant 9 territoires, 45 collectivités, des groupes de travail, la création d’un « jeu sérieux » pour aider à concevoir un projet opendata, tout en formant les équipes (1). Une démarche que nous poursuivrons d’ailleurs, en formant des formateurs pour stimuler un effet de contagion, ce qui permet à chaque collectivité d’aller bien plus vite et d’éviter les chausse-trappes que les précurseurs ont essuyé. C’est une obligation avec le saut quantitatif et qualitatif induit par la loi Lemaire, qui nous fait passer de quelques dizaines ou centaines d’acteurs de l’opendata à plusieurs milliers. C’est un gap énorme.

Que pensez-vous du recours engagé par le média Next Inpact contre le non respect de l’opendata par défaut ?

Je suis ambivalente : je comprends et je partage le principe de l’opendata par défaut, qui est le fondement même de notre association. Nous sommes évidemment convaincus de la nécessité de l’ouverture, à la fois par le besoin de transparence de nos institutions, mais aussi parce que c’est un outil au service de l’amélioration de l’administration. C’est un point auquel on ne pense pas spontanément, car on vise a priori les réutilisateurs que sont les acteurs économiques, les chercheurs, les journalistes… mais on ne pense pas à nous-mêmes, administrations, alors que l’ouverture des données et leur réutilisation est un gisement d’amélioration du service public et de notre travail. Sur le principe, je suis donc de cœur avec ceux qui s’impatientent (2). Mais en pratique, c’est plus compliqué, car nous n’avons pas eu de moyens supplémentaires pour cette obligation nouvelle. Elle s’impose à moyens constants, y compris en termes de compétences. Or, nous avons besoin de former les agents, et les élus, aux enjeux stratégiques qu’impliquent ces démarches d’ouverture. Nous sommes aussi confrontés à des limites techniques aujourd’hui : nos outils de gestion ne proposent pas facilement l’extraction de nos données pour les rendre disponibles en opendata. On a donc tout un travail avec les éditeurs avant de pouvoir reprendre la main sur nos données. Tout cela ne peut pas se faire d’un claquement de doigt, et c’est pourquoi nous demandons un peu de compréhension.

Quels sont vos besoins aujourd’hui : des moyens financiers, une évolution du cadre réglementaire… ?

Faire de l’opendata, c’est de l’humain, c’est faire appel aux compétences de nos agents. Cela veut donc dire conserver nos fonctionnaires territoriaux, ce qui peut aller à l’encontre de certaines envies gouvernementales… On va avoir besoin d’agents pour faire de l’opendata, car c’est une mission nouvelle. Et comme cela demande des compétences nouvelles, nous allons avoir besoin de formation continue, mais aussi de formation initiale, pour que l’opendata devienne une mission lambda, parmi les autres. On a aussi besoin de former les élus parce qu’une politique opendata suppose de faire des choix stratégiques, dont il faut savoir mesurer la portée. Nous avons donc d’abord besoin de moyens humains.

Nous avons aussi besoin de moyens techniques pour nous permettre de conserver la souveraineté sur nos données. Est-ce qu’on héberge nous-mêmes nos données ?, Est-ce qu’on externalise, à quelles conditions ? Nous avons besoin de garantie sur le fait que, après avoir confié des données à un prestataire privé, on peut les récupérer sans entrave. Et puis si on libère des données, cela présuppose qu’on en a les moyens techniques. Or, on se rend compte que nos logiciels de gestion sont très peu compatibles avec la démarche : extraire des données au format ouvert est très compliqué, cela n’a pas du tout été pensé pour. Ce qui repose la question de notre souveraineté sur nos données : on se retrouve « prisonniers » de solutions logicielles qui induisent que même si on veut changer d’outil – sans même parler d’opendata – c’est très compliqué. La question de la portabilité des données est primordiale. Cela ne demande pas forcément des moyens financiers faramineux, même s’il en faut. Il s’agit surtout de compétences, de moyens humains, et de formation, beaucoup.

L’open data, dans ses dimensions stratégiques et techniques, est-il déjà inclus dans les cursus de formation des territoriaux ?

Pas encore, ou de manière anecdotique. La question de l’opendata rejoint toutes ces questions liées à la transversalité. Avoir une politique d’opendata, être en capacité de la mettre en œuvre, au point de vue organisationnel et technique, cela suppose d’avoir une vision transversale, d’avoir des gens positionnés dans un organigramme de façon transversale ; ce dont les collectivités ont assez peu l’habitude. C’est une démarche assez disruptive par rapport à la manière dont on conçoit l’organisation de l’administration et dont on forme les territoriaux. Cette dimension est encore trop peu prise en compte.

Au-delà des formations spécifiques des fonctionnaires territoriaux, de manière générale, on voit qu’il y a des effets de mode, notamment dans les formations supérieures, autour du big data. Mais l’open data en tant que tel est assez peu pris en compte. Il reste largement méconnu. Alors que formellement, c’est devenu une mission obligatoire de quasiment l’ensemble des collectivités locales en France.

Les futurs DG des collectivités devraient-ils bénéficier d’un programme dédié à la donnée des territoires ?

Ce serait effectivement une très bonne chose. On ne peut pas se contenter de dire « je vais avoir besoin de former mes équipes informatiques, parce qu’on va parler de format de fichiers ». L’opendata n’est pas un sujet technique, même si cette dimension existe. C’est avant tout un projet organisationnel. Donc on a besoin de cadres dirigeants qui ont une vision globale et transversale, comme on a besoin que, dans les différents métiers, des agents adoptent également cette perspective. C’est aussi un changement de rapport dans la relation aux usagers. On n’est plus dans la posture où on attend que l’usager nous demande quelque chose, on en est à rendre public par défaut. C’est une approche qu’il faut diffuser au plus fin de nos organisations.

Revenons au sujet de la propriété des données : estimez-vous que le cadre réglementaire est suffisant ou présente encore des failles ?

De fait, via la loi Lemaire, il est devenu sécurisant, puisque l’obligation de rendre publiques les données suppose qu’on ait la main dessus. Mais c’est davantage par déduction que par clarification directe, car on n’a pas, par exemple, de disposition qui définisse notre souveraineté sur les données, ou l’obligation de portabilité. Par contre, on a des limites techniques : si vous voulez récupérer les données de votre SI RH, techniquement, en payant un prestataire, vous y arrivez, mais ce ne sont pas a priori des données dans un format ouvert, librement réutilisables. Alors que fondamentalement, ce sont vos données. On se rend compte aujourd’hui, parce que la question ne s’était pas encore aussi directement posée, qu’on n’a pas la main sur nos données. Ce qui pose un problème de principe.

Les discussions avec les éditeurs vous rassurent-elles sur leur bonne volonté ?

Il y a encore du chemin à faire. De notre côté, nous devons inclure dans nos appels d’offres les clauses qui précisent que « l’outil devra permettre la publication des données en opendata » puisque c’est notre obligation désormais. Mais nous nous retrouvons avec un défaut de réponse du marché, parce que les éditeurs ne sont pas encore prêts. Cela demande effectivement du temps, pour toute la chaine. Mais l’objectif, partagé, est bien de disposer d’un bouton « exporter les données en opendata » dans tous nos logiciels métiers. Cela prendra du temps, d’autant que cela impose de se poser des questions nouvelles comme d’arbitrer les données pertinentes à ouvrir. Si on prend l’exemple des logiciels RH, il est évident que l’on ne va pas exporter les données personnelles des agents pour les publier sur un portail opendata. Nous devons donc identifier ce qui doit être rendu public, ce qui ne peut pas l’être, et comment nous devons le faire ; ce n’est pas si simple, ni pour les collectivités, ni pour les éditeurs.

Les collectivités sont sollicitées par les GAFA pour fournir leurs données. Avez-vous une doctrine, ou des conseils à donner ?

Ce qu’on essaie de faire, c’est d’avancer groupés. On conseille à nos adhérents, et aux collectivités en général, de nous solliciter, car on voit bien que ces grands acteurs numériques contactent les collectivités en ordre dispersé et s’appuient sur le fait que telle ville a accepté, soit un contrat particulier, soit une licence, pour s’en prévaloir auprès des autres, et ainsi augmenter la pression. On a vraiment un intérêt à présenter un front uni pour partager les enjeux. Nous avons d’ailleurs eu des discussions avec Google sur la licence ODBL, sur laquelle au final on ne s’est pas mis d’accord, mais nous avons travaillé ensemble à la recherche de solutions partagées.

Il faut réaliser que nous, collectivités, sommes pris dans des jeux d’acteurs complexes. On a à la fois intérêt à ce que des services numériques soient proposés sur nos territoires – et on voit bien que cela répond à des besoins – et dans le même temps, on a la responsabilité, en tant que puissance publique, de protéger au mieux les données personnelles de nos administrés, de s’assurer que les services proposés ne sont pas en contradiction totale avec des politiques publiques, de déplacement par exemple. On a donc intérêt à dialoguer avec ces entreprises, et à trouver des modus vivendi qui permettent à la fois de proposer des services innovants à nos administrés et à nous, entités publiques, de garder la main sur un certain nombre de décisions d’aménagement, ou autres.

La difficulté c’est de tenir le même discours partout, et ce n’est pas simple. Mais au moins, avec opendata France, nous avons ouvert le dialogue avec ces acteurs.

A l’inverse, certains acteurs du numérique produisent des données sur vos territoires dont on voit tout l’intérêt pour des décideurs publics. Vous mobilisez-vous pour y accéder ?

Tout à fait, et cela fait d’ailleurs partie de la discussion, et d’un échange, par lequel nous pouvons nous engager à publier des données sous licence ouverte plutôt qu’en ODBL, en contrepartie de quoi l’entreprise X publie elle aussi ses données, ou à tout le moins autorise la collectivité à y accéder pour ses propres politiques publiques. Luc Belot l’avait bien dit dans son rapport sur les smart cities : les données publiques produites par les administrations ne sont qu’une partie des données qui irriguent un territoire. Luc Belot parlait de données d’intérêt territorial, ce qui me paraît un axe de travail intéressant, et toute la question est de savoir comment on fait pour avoir une vision globale des données produites sur un territoire de façon à proposer des services, publics ou privés, complémentaires, tout en permettant à l’ensemble des acteurs d’accomplir leur mission, de services marchands pour les acteurs privés, ou de service public dans notre cas. C’est un sujet sur lequel le législateur pourrait se pencher, en définissant un concept de ce type, pour le cadrer réglementairement, et qui obligerait un certain nombre d’acteurs, qu’ils soient publics ou privés, à partager leurs données. Pas forcément à les rendre publiques en opendata, mais au moins à les partager de façon à offrir au final un meilleur service, public ou privé, sur le territoire. On a besoin d’une perspective globale, et des moyens pour partager ces informations.

Cet article fait partie du Dossier

Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

Sommaire du dossier

  1. Ce qu’il faut retenir du projet de loi pour une République numérique
  2. Open data et collectivités : qui fait quoi, et comment ?
  3. Open data : « Le mouvement qui s’enclenche est inéluctable » – Axelle Lemaire
  4. « L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat
  5. Mobilité : l’échange de données est-il gagnant-gagnant ?
  6. « Voir les données comme une infrastructure est un enjeu majeur de souveraineté » – Henri Verdier
  7. Une interco pionnière dans l’ouverture des données
  8. “L’open data par défaut ne pourra pas se faire sans médiation numérique” – Samuel Goëta
  9. Révision à la baisse de l’opendata dans les collectivités locales
  10. Open data, un nouvel élan pour le tourisme
  11. Libre accès aux données publiques : comment mettre en œuvre les nouvelles obligations
  12. Open data : comment réussir l’ouverture de ses données publiques
  13. En Nouvelle Aquitaine, l’observatoire Nafu affûte la connaissance du foncier grâce aux données publiques
  14. « L’open data ne devrait être qu’une des modalités d’ouverture des données publiques »
  15. Open data : l’Occitanie est un territoire-pilote
  16. Rennes construit le « service public métropolitain de la donnée »
  17. Quand les agences d’urbanisme se saisissent de l’open data
  18. Coopération public – privé et données : comment et pourquoi les collectivités doivent reprendre la main
  19. Le décret sur les données de référence, nouvelle pierre pour la généralisation de l’opendata
  20. Projet de loi Valter : un (tout) petit pas pour l’opendata
  21. Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
  22. L’open data, atout maître dans la course aux économies ?
  23. L’ouverture des données publiques en France reste perfectible
  24. Mobilités : les collectivités se rapprochent d’Uber, Waze et Blablacar
  25. La métropole, « bonne échelle pour développer le service public local de la donnée »
  26. Le fouillis des licences open data s’éclaircit [Fiche pratique]
  27. “Les données d’autorité restent un instrument de souveraineté”- Pascal Berteaud, DG de l’IGN
  28. Open data : le service public augmenté – Des données ouvertes de plus en plus cadrées
  29. Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat
  30. Les acteurs publics, gros acheteurs des données… publiques
  31. OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data
  32. Open data : quels coûts pour les collectivités territoriales
  33. Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation
  34. Open data : le service public augmenté – 3. Des territoires riches de données
  35. Open data : le service public augmenté – 2. L’atout de la mutualisation
  36. L’open data, véritable voie de modernisation pour les administrations
  37. Open data et tourisme : un potentiel qui reste à transformer
  38. « Les collectivités, premières bénéficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
  39. Open data : la transparence démocratique demeure virtuelle
  40. La FING, partenaire et centre de ressources
  41. Une évaluation sans concession mais lucide de l’open data en Loire-Atlantique

Notes

Note 01 Le bilan du programme Opendatalocale sera présenté officiellement le 8 février dans le cadre des Journées nationales de Villes Internet, au Palais de la porte Dorée, à Paris Retour au texte

Note 02 Le député Eric Bothorel (LREM) accompagne ce recours avec une question écrite au gouvernement posée le 6 décembre à l’Assemblée nationale Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

« L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement