Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Fonction publique

Les DG contraints Ă  l’exploit : quatre profils pour faire face !

Publié le 13/10/2014 • Par Laurence Denès • dans : Dossiers d'actualité

De notre enquête ressortent quatre profils majeurs (gestionnaire, diplomate, entrepreneur, visionnaire), dont la direction générale idéale de demain devra réussir un savant « mix ».

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Demain est un autre jour… Ou plutôt une autre nuit, si l’on en croit la dégradation attendue par les directeurs généraux, en termes tant de capacité d’investissement que d’égalité entre territoires. Ils sont en effet 86 % et 84 % à pressentir, sur ces deux enjeux respectifs, une profonde détérioration !

Cohésion sociale et sauvegarde du service public de proximité seraient ainsi en danger dans un univers territorial où commune et département, malmenés, leur semblent par ailleurs voués à une désolante impuissance. Tels des super-héros, les DG vont donc devoir multiplier les « super-pouvoirs » pour continuer de garantir un service public local de qualité dans cet univers aux contours redessinés.

De notre enquête ressortent ainsi quatre profils majeurs, dont la direction générale idéale de demain devra réussir un savant « mix », notamment dans les collectivités les plus importantes, quitte à jouer la complémentarité entre DGS et DGA. Alors, quelles réalités, qualités, compétences et savoir-être ces traits esquissent-ils ?

Le gestionnaire ou le pouvoir de rationalisation

Trois répondants sur dix priorisent la recherche de marges de manœuvre financières. Face aux économies attendues sur les collectivités, dont une baisse des dotations de 3,7 milliards d’euros dès 2015, « être gestionnaire s’impose, en effet, comme un prérequis pour tout DG souhaitant rester en poste ! » affirme la DGA secrétaire générale de Rennes métropole (5 000 agents), Laurence Quinaut. Dès lors, il faudra renoncer à certains recrutements et remplacements tout en optimisant le management interne pour plus d’efficience ! Bref, « réduire la voilure, mais pas le voyage », résume Olivier Wolf, DGS de Bondy (1 400 agents, Seine-Saint-Denis), qui explicite : « Longtemps sous irrigation intensive des subventions, le champ des politiques publiques locales doit désormais adapter sa culture de gestion à un arrosage au goutte-à-goutte pour continuer à produire autant, sinon plus. » Quand un DG sur deux se refuse à augmenter la fiscalité locale, l’art consistera aussi, pour 84 % d’entre eux, à infléchir les investissements et piloter un fin processus budgétaire, fort d’une expertise « finances » qu’un dirigeant sur quatre consacre ainsi compétence première pour demain.

25 % des DG font de la gestion la planche de salut la plus solide.

Le diplomate ou le pouvoir d’entregent

Partenariats et mutualisations s’avèrent de sérieux leviers financiers pour un quart des répondants… « Les collectivités ont l’impératif d’apprendre à travailler à plusieurs », déduit la DGA de Cognac (480 agents, Charente), Aurore Guérineau. D’où l’émergence de DG « diplomates », à même de jauger culture et rapports de force locaux, ancrés dans leur territoire pour « mieux en dominer la géopolitique et les circuits de décision ». Ceux-là parient aussi sur la consultation et la participation… « jusqu’en interne, par un management adapté à une approche plus individualisée du travail », ajoute Marie-Hélène Djivas, DGS de la Haute-Corse (1 270 agents). « Une recherche qui passe par la création, partout, d’instances de coproduction à géométrie variable », expose Julie Réti, DGA à la CA Sophia Antipolis (564 agents), aptes à « faire converger les logiques de chacun vers une même vision du service public local », abonde le DGS de l’Ille-et-Vilaine (4 200 agents), Alain Gillouard.

20 % des DG misent sur la synthèse de visions plurielles.

L’entrepreneur ou le pouvoir de leadership

« Fini l’expertise pointilleuse, il faudra décider vite, donc prendre des risques », assure Michel Vayssié, DGS de Lille (4 200 agents). Son homologue de Clermont communauté (600 agents), Jean-Pierre Henriot, approuve : « Le DG gérera sa collectivité ainsi qu’il le ferait peu ou prou d’une entreprise, manager réactif d’hommes et projets dont est attendue la performance. » Persuadé, comme 90 % de ses pairs, qu’une gestion RH optimisée est la meilleure rime à l’efficacité, « ce DG entrepreneur s’appuiera sur les démarches qualité, indicateurs et autres modes projet, veillant à bien asseoir sa collectivité sur les périmètres étirés nés des réformes territoriales », décrit Sébastien Carton, DGS de la communauté de communes de la Thiérache du centre (96 agents, Aisne). Rien d’étonnant donc à ce que le management soit assumé par 24 % des interrogés, avant même le savoir-faire financier dans les grandes collectivités !

21 % des DG tablent sur l’art de mobiliser.

Le visionnaire ou le pouvoir d’innovation

« Mutations familiales, Ă©volutions scolaires, seniors… Tout pousse Ă  rĂ©inventer l’offre », affirme la DGS de la communautĂ© de communes du pays Bigouden sud (120 agents, Finistère), Claire Le Gal. « Gagner en efficience requiert aussi de nouveaux fonctionnements », complète Patricia Lauer, Ă  la tĂŞte des services d’Agen (625 agents, Lot-et-Garonne), citant « l’automatisation des procĂ©dures, une utilisation dynamique des normes ou un management plus direct ». Enfin, la rĂ©forme territoriale, qui emporte une majoritĂ© d’opinions positives – huit DG sur dix plĂ©biscitent la refonte intercommunale, un sur deux salue la rĂ©duction du nombre de rĂ©gions -, « imposera aussi, forcĂ©ment, d’autres formes de gouvernance », garantit Jean-Pierre Henriot, DGS de Clermont communautĂ© (600 agents). RĂ©sultat : plus la collectivitĂ© croĂ®t, plus la prĂ©gnance d’un DG « visionnaire » et imaginatif l’emporte, jusqu’à devancer les autres profils dans les grandes organisations, tandis que la prospective s’érige en qualitĂ© obligĂ©e pour 20 % des DG, devant les RH et le juridique… Une « indiscipline » intellectuelle « indispensable pour donner sens Ă  l’action », affirme Claire Le Gal.

20 % des DG parient sur l’inventivité pour sauver les politiques publiques locales.

« Un cocktail dont le dosage varie selon le contexte et le moment »

Stéphane Pintre, président du Syndicat national des DG des collectivités territoriales

« Alors que le service local n’a jamais Ă©tĂ© aussi dĂ©veloppĂ©, les territoriaux affrontent une sĂ©rie d’attaques, matĂ©rielles et verbales, que chacun relève en fonction de sa personnalitĂ© et de ses appĂ©tences, celui-lĂ  pour la gestion, cet autre pour l’innovation ou la diplomatie… En rĂ©alitĂ©, le dirigeant de demain devra Ă©videmment procĂ©der de l’ensemble, cocktail subtil de savoir-faire et savoir-ĂŞtre dont le dosage variera en fonction du contexte et du moment. Si ce visage multiprofil est – certes – dĂ©jĂ  le sien depuis quelques annĂ©es, la complexitĂ© croissante du mĂ©tier, exercĂ© dans un environnement Ă  la toujours plus grande pluridisciplinaritĂ©, l’imposera davantage encore au fil du temps, quel que soit le type de collectivitĂ©s, car les diffĂ©rences entre celles-ci s’estompent. Toutes, en effet, exigent dĂ©sormais un fonds identique d’outils et compĂ©tences… C’est d’ailleurs aussi ce qui fait que, malgrĂ© ses nouvelles contraintes, le mĂ©tier de dirigeant territorial demeure aussi enthousiasmant et stimulant qu’hier, voire plus encore ! »

Des élus en quête de DG créatifs

« C’en est fini du DG classique. Face aux mutations de la sociĂ©tĂ© et des collectivitĂ©s, place Ă  l’anticipation et Ă  l’imagination ! » Pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et prĂ©sident de la communautĂ© urbaine (37 communes, 714 300 hab.), l’affaire ne fait aucun doute : « La rarĂ©faction drastique des moyens va exploser les stratĂ©gies du mandat. Les Ă©lus ont donc besoin de directions gĂ©nĂ©rales crĂ©atives promettant de ne pas gĂ©rer la pĂ©nurie d’argent par la pĂ©nurie de projets ! » MĂŞme Ă©cho Ă  VaurĂ©al (16 200 hab., Val-d’Oise), oĂą la première magistrate, Sylvie Couchot, veut « un DGS Ă  mĂŞme de forger de nouveaux montages pour garantir aux habitants des politiques publiques adaptĂ©es Ă  l’avenir et rĂ©enchanter le lien avec le politique ». Foin donc de financiers ou juristes Ă©mĂ©rites : « L’avenir est aux cursus Ă©clectiques, des hommes et femmes ouverts sachant surtout mobiliser leurs troupes – et celles d’à cĂ´tĂ© ! – au service de projets inventifs », conclut le maire de Cholet (54 400 hab., Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix.

1 Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les DG contraints Ă  l’exploit : quatre profils pour faire face !

Votre e-mail ne sera pas publié

changement

16/10/2014 01h00

La ressource dont disposent les DGS est leur capacitĂ© Ă  impulser et Ă  piloter des dĂ©marches dont l’objectif impĂ©ratif est de rendre plus efficace l’organisation (organigrammes de projet basĂ©s sur la dĂ©lĂ©gation de responsabilitĂ© et de pouvoir d’action Ă  de rĂ©els chefs de projet et ligne hiĂ©rarchique raccourcie- on trouve en moyenne entre 5 et 9 niveaux hiĂ©rarchiques!! folie! nous ne somme plus du temps de Taylor…que de ressources inexploitĂ©es parmi les cadres intermĂ©diaires! et donc des pertes Ă©normes de productivitĂ© et surtout de motivation!!! Le vrai pouvoir est celui qui multiplie l’efficacitĂ© collective et le dĂ©veloppement de ses collaborateurs qui aujourd’hui n’en peuvent plus de travailler dans ce qui est devenu un carcan hiĂ©rarchique ….cette ressource et ces possibilitĂ©s sont Ă  la portĂ©e des DGS …S’ILS LE VEULENT……

Commenter

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement