RĂ©ponse du ministère auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargĂ© des Comptes publics : L’article 155 de la loi de finances pour 2021 pose le cadre du transfert de la gestion de la taxe d’amĂ©nagement du ministère de la transition Ă©cologique, de la cohĂ©sion des territoires et de la mer Ă la direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques (DGFiP) du ministère de l’Ă©conomie, des finances et de la relance, qui n’en assure aujourd’hui que le recouvrement.
Ă€ cet effet, cet article redĂ©finit notamment la date d’exigibilitĂ© de la taxe d’amĂ©nagement. Cette taxe est actuellement liquidĂ©e par les directions dĂ©partementales des territoires et de la mer (DDT [M] ) puis recouvrĂ©e par la DGFiP sur la base de titres de perception Ă©mis au moins 12 mois après la dĂ©livrance de l’autorisation d’urbanisme, cette durĂ©e pouvant ĂŞtre augmentĂ©e du fait du dĂ©lai nĂ©cessaire au processus de liquidation. Son exigibilitĂ© sera, après transfert, calĂ©e sur la date de rĂ©alisation dĂ©finitive des opĂ©rations au sens du I de l’article 1406 du code gĂ©nĂ©ral des impĂ´ts.
Afin de renforcer les synergies avec les impĂ´ts fonciers, la dĂ©claration de la taxe d’amĂ©nagement s’effectuera donc dans les mĂŞmes conditions que les dĂ©clarations des changements fonciers prĂ©vues par l’article 1406 du code CGI, soit dans les 90 jours Ă compter de la rĂ©alisation dĂ©finitive des travaux : les obligations dĂ©claratives fiscales en matière foncière et d’urbanisme seront ainsi unifiĂ©es.
La date d’achèvement des travaux retenue pour l’exigibilitĂ© de la taxe ne reposera donc pas sur la dĂ©claration d’achèvement et de conformitĂ© des travaux prĂ©vue par le droit de l’urbanisme, mais sur les obligations fiscales existantes. Ainsi, cette nouvelle règle d’exigibilitĂ© n’induira aucune charge supplĂ©mentaire pour les collectivitĂ©s ni ne fera peser de risque de perte de l’assiette fiscale. En effet, grâce Ă cette rĂ©forme, la vĂ©rification de l’achèvement des travaux sera effectuĂ©e par l’administration fiscale en tirant profit de l’expĂ©rience acquise par la DGFiP en matière de surveillance et de relance des contribuables en matière de taxes foncières.
Ă€ cet Ă©gard, il est rappelĂ© que l’inexactitude ou l’omission des dĂ©clarations de changements fonciers sont actuellement sanctionnĂ©es par l’application d’amendes fiscales prĂ©vue Ă l’article 1729 C du CGI et la perte ou rĂ©duction d’exonĂ©ration temporaire.
Par ailleurs, dans le cadre de son transfert Ă la DGFiP, le processus de liquidation de la taxe d’amĂ©nagement sera automatisĂ© et donc plus rapide, n’induisant pas de dĂ©lai supplĂ©mentaire de nature Ă en diffĂ©rer le recouvrement. Les règles de calcul de la taxe ne sont pas modifiĂ©es.
Les ressources des collectivitĂ©s territoriales ne pâtiront donc pas de cette rĂ©forme qui doit au contraire renforcer la fiabilitĂ© du processus de dĂ©claration et de recouvrement de la taxe d’amĂ©nagement.
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