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Plan algues vertes de fĂ©vrier 2010 : ce qu’il propose, ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©

Publié le 11/07/2011 • Par Stéphanie Stoll • dans : Dossiers d'actualité

Publié en février 2010, le plan de lutte (2010-2014) propose « une stratégie nouvelle et ambitieuse dont on sait que les effets ne se feront sentir que 10 ou 15 ans après sa mise en œuvre ». Où en-est-on vraiment 2 ans après ? Amélioration dans les Côtes-d'Amor, nuisances dans le Finistère, des départements et des industriels en retrait. Le point après 2 ans de mise en oeuvre.

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« Je n’ai aucune idĂ©e de notre capacitĂ© Ă  atteindre les objectifs», juge Pierre Adam, prĂ©sident de la CLE Bas LĂ©on (Finistère) qui rendra son projet le 30 octobre 2011…

Ce que proposait le plan algues vertes en fĂ©vrier 2010 

  • 8 appels Ă  projet territoriaux pour la prĂ©vention : visant une rĂ©duction de 30% des fuites d’azote d’ici 2015, le plan annonçait que les mesures prĂ©ventives, portant sur l’agriculture, seraient « les plus complexes Ă  dĂ©finir et les plus dĂ©licates Ă  mettre en Ĺ“uvre ». 
  • Un volet curatif pour nettoyer les plages couvertes d’algues : le plan prĂ©voyait des « solutions techniques pour anticiper et prĂ©parer les Ă©chouages », la construction d’unitĂ©s de traitement d’algues et le renforcement de l’information du public et des agents. 
  • Un co-financement Etat et collectivitĂ©s : le plan annonçait 134 millions d’euros mobilisables en cinq ans, dont 94 millions allouĂ©s par l’Etat, l’Agence de l’Eau et l’Ademe.
    Les collectivités devaient financer un tiers du plan de prévention, soit 40 millions.

Ce qui a été réalisé

  • Des objectifs difficiles Ă  partager : Saint-Brieuc, Lannion et Concarneau ont remis au prĂ©fet leur projet, les 5 autres baies boucleront leurs propositions en octobre.
    Les agriculteurs devront complètement revoir leurs méthodes de production et de gestion foncière. Sans surprise, tant a été brève la concertation, le consensus émerge difficilement. En 2010, la première campagne d’analyse de reliquats de fertilisation azotée a été menée dans 1415 fermes de Saint-Brieuc et Lannion. Mais « le plan est muet pour les sites ne faisant pas partie des huit baies, » regrette le CESER de Bretagne, qui recense 109 sites pollués.
  • AmĂ©lioration dans les CĂ´tes-d’Armor, nuisances dans le Finistère : subventionnĂ© par l’Etat, le ramassage des algues est dĂ©sormais obligatoire.
    En 2010, dans les Côtes-d’Armor, on a construit deux plateformes de compostages pour traiter ces algues considérées comme un déchet ; leur capacité totale maximale est de 30 000 tonnes par été.
    Des projets d’usine émergent dans le Finistère.
    Les collectivités recourent aussi à l’épandage des algues fraîches, en signant des conventions avec les agriculteurs.
    Mais les échouages, imprévisibles, ont conduit à la fermeture de plages en baie de Douarnenez en 2010 et 2011.
  • DĂ©partements et industriels en retrait : en fĂ©vrier, la rĂ©gion Bretagne a apportĂ© 19 millions d’euros Ă  la prĂ©vention.
    Les départements considèrent que l’Etat ne les a pas consultés en amont du plan, seules les Côtes-d’Armor se sont engagées à hauteur de 4,5 millions.
    Alors qu’on envisageait de consacrer l’essentiel de la manne (120 millions d’euros) aux baies de Saint-Brieuc et Lannion et d’obtenir des financements europĂ©ens pour les six autres sites, la rĂ©partition se fera entre les 8 baies.
    Au nom de l’application du principe pollueur-payeur, le CESER réclame la participation financière de la filière agricole et agro-alimentaire.
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