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Le Bassin Artois Picardie paie le prix de son passé industriel

Publié le 20/09/2011 • Par Guillaume Roussange • dans : Dossiers d'actualité

Souvent montrée du doigt, l’agriculture intensive n’est pas seule en cause dans l’augmentation du taux de nitrates au sein des nappes phréatiques. En Nord-Pas-de-Calais / Picardie, les activités industrielles, même abandonnées, aggravent la situation. La pollution touche essentiellement les eaux souterraines.

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Dans le Nord-Pas-de-Calais Picardie, la menace de pollution par les nitrates reste invisible. Du moins en surface, où chevaux, chiens et sangliers peuvent encore se balader à loisir le long du littoral, totalement épargné par la prolifération des algues vertes. Pourtant, si le phénomène est moins spectaculaire qu’en Bretagne, la situation n’en est pas moins inquiétante. Victimes, pendant près d’un siècle, d’une activité industrielle intense et de pratiques agricoles intensives, les nappes phréatiques du secteur sont aujourd’hui fortement touchées :

Surtout les eaux souterraines – «Notre problématique concerne essentiellement les eaux souterraines. La moyenne sur le plan local est de 35 mg de nitrates par litre. Mais attention : les disparités entre les zones de captage sont très fortes ! Globalement, la tendance est à la stabilisation, voire à une dégradation lente de la qualité des eaux », explique Olivier Thibault, directeur général de l’agence de l’Eau Artois Picardie.

Un constat confirmé par les services de la Direction régionale de l’environnement, l’aménagement et le logement (Dreal) Picardie, qui estiment que 300 des 400 points de captage recensés dans la région « sont soit stables, soit en augmentation », ainsi que l’indique Edouard Gayet, chef du service Nature Eau Paysage de la Dreal.

Pires points noirs dans le bassin minier – Comme ailleurs, les secteurs les plus critiques, où les taux dépassent la limite de potabilité – soit 50 mg/l – recouvrent les zones de grandes cultures. Mais pas seulement.
C’est en effet dans le bassin minier, entre les communes de Hénin-Carvin, Béthune ou Lens, que se situent les pires points noirs, avec des taux pouvant dépasser les 100 mg/l.
En cause : l’effondrement régulier des anciennes galeries de mine qui occasionnent des dégâts importants sur les réseaux d’assainissement urbains.

«Dans ces zones, des usines de dénitratation ont dû être créées, ce qui engendre évidemment des coûts d’investissement et de fonctionnement supplémentaires pour les collectivités. Pour ces territoires, ainsi que pour la Picardie, des « reports de bon état » ont été sollicités, la situation ne pouvant répondre, d’ici 2015, aux critères de la directive cadre sur l’eau », admet Olivier Thibault.

Facture des pratiques d’il y a 20 ans – La région paie donc le prix de son passé industriel. D’autant que la région repose sur un sol crayeux qui freine la descente des nitrates en profondeur : «La situation constatée aujourd’hui est le reflet des pratiques d’il y a vingt ans. Dans ces conditions, il est parfois difficile de motiver les acteurs à faire des efforts dont on ne récoltera les fruits que dans dix ou quinze ans », déplore le directeur de l’Agence.

En dépit de ces difficultés, de véritables progrès ont été réalisés. Quitte, pour les services de l’Etat, à avoir recours à des méthodes coercitives afin d’obliger industriels et collectivités à se mettre en conformité avec la réglementation: «La pollution urbaine constitue un domaine d’action très important en termes de police et de mise en demeure des communes. Nous rattrapons ainsi le retard pris ces dernières années», ajoute le responsable de la Dreal Picardie.

Dispositif « Eau Agriculture » – Reste un autre champ prioritaire : celui de l’agriculture intensive. Un secteur économiquement fragile, politiquement sensible, dans lequel l’évolution des pratiques semble tout de même faire son chemin. Poussés par une opinion publique sensibilisée au problème de la qualité des eaux, mais aussi par l’augmentation des pathologies dont sont victimes les agriculteurs eux-mêmes, les professionnels du secteur semblent de plus en plus enclins à faire évoluer les pratiques culturales : «Pour ce faire, nous proposons par exemple aux agriculteurs un dispositif original, baptisé « Programme Eau Agriculture ». Il s’agit de contractualiser sur une durée de cinq ans et de les aider à faire évoluer leurs pratiques dans les bassins d’alimentation de captage. Ce programme fonctionne très bien, 400 exploitants ayant intégré la démarche au cours de la seule année 2010 », se félicite Olivier Thibault.

Un enthousiasme également partagé par les services de la Dreal Picardie, qui en liaison avec les organisations professionnelles, milite pour un développement de la couverture des sols afin de limiter en automne et en hiver, les ruissellements d’eau de pluie chargées en nitrates vers les nappes. « En Picardie, l’objectif est d’atteindre un taux de couverture de 100% d’ici 2012, sachant qu’aujourd’hui 70% des terres font l’objet de cultures alternatives telles que la moutarde par exemple », affirme Edouard Gayet.

Un constat encourageant qui ne saurait pourtant faire oublier que l’urgence est de mise, le taux de nitrates dans les eaux souterraine progressant, en moyenne dans la région, de 0,25 à 0,5 mg/l chaque année.

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