C’est une affaire qui Ă©tait d’abord passĂ©e, fin mai, devant le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du tribunal administratif de Versailles : le maire de la commune de Lisses (Essonne), dans le cadre du dĂ©confinement liĂ© Ă la crise sanitaire, a installé une camĂ©ra fixe thermographique Ă l’entrĂ©e d’un bâtiment administratif qui regroupe les services communaux de la direction de la sĂ©curitĂ© informatique, des ressources humaines, de la comptabilitĂ© et des sports, ainsi que les bureaux des services techniques. La commune a aussi acquis des camĂ©ras thermiques portables confiĂ©es Ă des agents municipaux, utilisĂ©es dans les bâtiments scolaires et pĂ©riscolaires, lors de l’accueil des enfants, pour vĂ©rifier leur tempĂ©rature et celle des personnels les encadrant.
Saisi par la Ligue des droits de l’Homme, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s avait donnĂ© raison, dans une ordonnance du 22 mai, Ă la commune de Lisses (Essonne) qui les avait installĂ©es, en jugeant leur utilisation conforme au RGPD.
L’Association a alors saisi le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Conseil d’Etat. Dans une ordonnance du 26 juin, celui-ci valide l’usage des camĂ©ras installĂ©es Ă l’entrĂ©e des bâtiments administratifs. Par contre, il ordonne Ă la commune de cesser l’usage des camĂ©ras thermiques qui avaient Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es dans les Ă©coles : cet usage porte manifestement atteinte au droit au respect de la vie privĂ©e des Ă©lèves et du personnel.
Les caméras thermiques et le RGPD
Le Conseil d’Etat explique dans quel cas l’usage d’une camĂ©ra thermique ne donne pas lieu à un traitement au sens et pour l’application du RGPD. Quand « une camĂ©ra thermique, installĂ©e Ă la disposition d’un public donnĂ©, a pour seule fonction de
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Gazette des Communes, Club Prévention-Sécurité
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Conseil d'Etat, Ordonnance du 26 juin 2020, req. n° 441065.Â
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