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Action publique territoriale

Les Ă©lèves de l’INET prĂ´nent une nouvelle relation Etat-collectivitĂ©s basĂ©e sur le contrat

Publié le 22/01/2013 • Par Jean-Marc Joannès • dans : A la une, Actu juridique, France

Affaires, contrat, accord
Fotolia
« Le contrat entre l’Etat et les collectivités demeure un bon outil, mais il faut le revivifier ». C’est la ligne directrice du rapport rédigé pour le ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement par six élèves administrateurs territoriaux de la promotion Paul Eluard.Une démarche originale sur la forme, car c’est la première fois qu’un ministre se voit proposer une étude par des élèves administrateurs.

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A l’origine de cette étude, certains élèves de la promotion ont créé un groupe de travail dédié à l’égalité territoriale, « avec pour préoccupation de participer activement aux débats actuels sur la décentralisation et l’idée structurante de ne pas opposer les territoires entre eux » expliquent-ils. Leur démarche a été soutenue par le directeur de l’Inet, Jean-Marc Legrand. « Nos rencontres et enquêtes auprès de tous les acteurs territoriaux et de l’Etat ont renforcé notre conviction que la contractualisation entre l’Etat et les collectivités est l’outil de demain pour mener une action publique de qualité et pour restaurer la confiance : un outil au service d’une meilleure justice territoriale », affirment les auteurs du rapport au sortir de leur rencontre avec la ministre.

LisibilitĂ© et cohĂ©rence – Les travaux des Ă©lèves administrateurs rĂ©vèlent qu’au fil des annĂ©es et des expĂ©riences contractuelles, la confiance des co-contractants a Ă©tĂ© en rĂ©alitĂ© mise Ă  mal. Ils identifient trois dĂ©rives ou Ă©checs :

  1. une gouvernance asymétrique au profit de l’Etat ;
  2. l’absence de de véritables projets de territoire ;
  3. l’échec à endiguer les inégalités territoriales.

Pour autant, estime le rapport, le contrat entre collectivités et Etat reste un bon outil, permettant d’adapter les politiques publiques aux territoires et répondant au principe de subsidiarité en matière de gouvernance.
Par ailleurs, la contractualisation favoriserait la lisibilité et la cohérence stratégique de l’action publique.

Selon les élèves administrateurs, les prochaines générations de contrats peuvent être utilement renforcées. Ils proposent « 3 clés de lecture » de la politique de contractualisation entre l’Etat et les collectivités territoriales tenant

  • d’une part, Ă  la mise en rĂ©seau des acteurs publics,
  • d’autre part au renforcement de l’adaptabilitĂ© et de la flexibilitĂ© de la dĂ©marche contractuelle,
  • et, enfin, Ă  la recherche d’une une plus grande Ă©galitĂ© entre les territoires.

Fiches de postes adaptĂ©es –La ministre a pris connaissance le 21 janvier 2013 des 25 propositions formulĂ©es par l’Etude, parmi lesquelles le dĂ©veloppement d’une architecture multi contractuelle, l’introduction d’une clause de participation citoyenne, et l’établissement d’une gĂ©ographie prioritaire de contractualisation.
Par ailleurs, en recommandant l’adaptation des fiches de poste des agents à la démarche de contractualisation » le rapport prend acte de ce que « la charge de travail générée par l’élaboration et la mise en œuvre des politiques contractuelles est peu ou mal reconnue dans les fiches de poste des agents ».

Références

Rapport rédigé pour le ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement par six élèves administrateurs territoriaux de la promotion Paul Eluard

3 Réagir à cet article

Sur le mĂŞme sujet

  • Sur la contractualisation lire JoĂ«l Bernot, « la Contractualisation au cĹ“ur de la mutualisation », La Gazette 29 aoĂ»t 2011, p. 48

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Commentaires

Les Ă©lèves de l’INET prĂ´nent une nouvelle relation Etat-collectivitĂ©s basĂ©e sur le contrat

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Chérel Paul - pas de pseudo

23/01/2013 10h26

La première question qu’il faut se poser, c’est en quoi l’Etat est-il un interlocuteur valable ? Au cours des siècles, il s’est emparĂ© de pouvoirs de plus en plus nombreux sur des sujets qu’il ne maĂ®trise plus et toujours de façon plus ou moins frauduleuse. Cette prise de pouvoirs, selon lui, lui confère des droits. C’est très, très, discutable juridiquement et lorsque le sujet intĂ©resse une certaine communautĂ© assujettie, c’est Ă  elle, Ă©ventuellement d’inviter l’Etat Ă  discuter de ses revendications et obliger l’Etat Ă  signer un contrat ou un protocole. Et, par exemple, ce n’est pas « LE PEUPLE » qui a rĂ©clamĂ© la crĂ©ation des dĂ©partements. Paul ChĂ©rel

NALUJ

23/01/2013 04h22

Bonjour,

Il me semble qu’aujourd’hui, l’Etat ne peut plus mettre les moyens financiers sur la table des nĂ©gociations. Il peut alors devenir un vĂ©ritable partenaire, au mĂŞme titre que les autres participants. Il peut alors assurer une « cohĂ©rence » globale tout en respectant les spĂ©cificitĂ©s territoriales. Ce schĂ©ma va ĂŞtre mis Ă  l’Ă©preuve dans le cadre des contrats territoriaux

jane

23/01/2013 05h21

La question du contrat soulève en moi qu’autres interrogations en matière de respect des clauses de ce dernier. En effet, je crois savoir que les transferts de compĂ©tences n’ont pas toujours fait l’objet de dotation Ă©quivalente alors que l’Etat Ă©tait tenu de les verser. Dans le cadre de contrat, quelles consĂ©quences en cas de non respect des clauses? L’Etat aurait-il des prĂ©rogatives plus importantes que les CT? Les rĂ©sultats des objectifs dĂ©finis impacteraient-ils les dotations?

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