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« Les marchés publics enlèvent leur capacité d’innovation aux associations » – Interview de Viviane Tchernonog

Publié le 16/01/2012 • Par Agnès Thouvenot • dans : Dossiers d'actualité

Viviane Tchernonog, chercheure au Centre d’économie de la Sorbonne (laboratoire CNRS), commente pour la Gazette les résultats de l’enquête France Active / CPCA publiée le 16 janvier 2012, sur les évolutions et les modifications du financement des associations.
EN PARTENARIAT AVEC sponsor du dossier « Les marchés publics enlèvent leur capacité d’innovation aux associations » – Interview de Viviane Tchernonog

Comment percevez-vous aujourd’hui le monde associatif ?

Les différentes enquêtes montrent que les responsables associatifs sont aujourd’hui inquiets de l’évolution de leur secteur. Ils le sont à la fois au vu de leur financement comme le démontre, chiffres à l’appui, l’étude de la CPCA et de France Active. Mais ils le sont aussi très fortement sur la prise en compte du mouvement associatif dans l’espace public.

Certes, celui-ci est toujours considéré par les politiques comme une pièce maîtresse de la vitalité du pays, qui enrichit la société civile et la démocratie. Mais on se rend compte d’un décalage croissant avec les pratiques de terrain. En fait, les calendriers des élus et ceux des associations ne sont pas en phase. Les politiques regardent à une échéance de cinq ou six ans. Les associations elles, tentent de se projeter dans le plus long terme ; en tout cas, elles pensent la société sur le plus long terme.

Parmi les inquiétudes des associations, il y a les modalités de financement. Qu’induit le passage de la subvention à la commande publique ?

Financer les activités associatives par l’intermédiaire d’un marché public, c’est faire passer l’association dans une position de prestataire. Les associations soulignent à juste titre que cette façon de les financer réduit leur marge de manœuvre. En effet, le marché public rémunère l’association pour des activités précises et lui enlève sa liberté d’initiative et donc ses capacités d’innovation.

Mais j’insisterai sur un autre enjeu : il existe un risque réel de voir les associations se tourner, dans un contexte de baisse des financements publics, vers des publics davantage solvables. Ce qui, nécessairement, aggravera les inégalités sociales, mais aussi territoriales.
Les communes riches continueront à pouvoir financer les associations pour des projets associatifs concernant le plus grand nombre. A l’inverse, les territoires plus pauvres, où les populations ont déjà des besoins socio-économiques plus importants, ne pourront pas répondre au besoin de financement des associations.

Y-a-t-il un enjeu également pour la gouvernance des associations ?

Oui, clairement. En se tournant davantage vers des publics solvables, les classes populaires et moyennes, très présentes dans la vie associative, risquent de se désengager de la gouvernance de ces structures. Cela fait partie des enjeux invisibles, mais bien réels.

Les associations ne sont pas seulement là pour faire de la réparation sociale de l’urgence, mais pour développer des projets par tous et pour tous. Or, en réduisant les marges de manœuvre des associations, c’est bien la place des associations dans la société qui est modifiée.

Compte tenu des contraintes budgétaires, comment faut-il que les associations et les collectivités travaillent ensemble ?

Il ne faut pas nier les difficultés financières des collectivités. Nous le voyons, c’est la première fois qu’il y a une baisse globale des financements publics aux associations et il y a tout lieu de croire que ce phénomène va continuer, voire s’amplifier.
La subvention classique est donc en train de s’éteindre. Il faut profiter du moment pour poser les bases d’une nouvelle forme de subvention, la réinventer en la subordonnant à des critères de qualité, de renouvellement du projet associatif.

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