RĂ©ponse du ministère de l’IntĂ©rieur et des outre-mer : La loi n° 2022-217 du 21 fĂ©vrier 2022 a inscrit Ă l’article L. 1111-1-1 du Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales (CGCT) le droit pour tout Ă©lu local de consulter un rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue chargĂ© de lui apporter tout conseil utile au respect des principes dĂ©ontologiques consacrĂ©s dans la charte de l’Ă©lu local. Avant l’intervention du lĂ©gislateur, de nombreuses collectivitĂ©s avaient dĂ©jĂ mis en place, pour certaines depuis plusieurs annĂ©es, un rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue ou une instance de dĂ©ontologie pour leurs Ă©lus.
La loi a ainsi le double effet de gĂ©nĂ©raliser la prĂ©sence de ces rĂ©fĂ©rents sur l’ensemble du territoire et de fixer un cadre harmonisĂ©.
Pris pour l’application de l’article L. 1111-1-1 du CGCT, le dĂ©cret n° 2022 1520 du 6 dĂ©cembre 2022 relatif au rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue de l’Ă©lu local et son arrĂŞtĂ© d’application dĂ©terminent les modalitĂ©s et les critères de dĂ©signation du rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue de l’Ă©lu local. AdoptĂ©s après une large concertation des associations d’Ă©lus locaux, ces textes prĂ©voient des dispositions souples, qui permettent aux collectivitĂ©s de mettre en place un dispositif adaptĂ© Ă leurs besoins, tout en fixant un cadre garantissant l’exercice impartial et indĂ©pendant de ces fonctions.
Le dĂ©cret du 6 dĂ©cembre 2022 prĂ©citĂ© Ă©nonce ainsi que les missions de rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue de l’Ă©lu local sont exercĂ©es en toute indĂ©pendance et impartialitĂ© par des personnes choisies en raison de leur expĂ©rience et de leurs compĂ©tences.
S’il prĂ©voit la possibilitĂ© de dĂ©signer une ou plusieurs personnes physiques ou de mettre en place un collège, il exclut la nomination de personnes ayant un lien avec la collectivitĂ© de nature Ă remettre en cause leur impartialitĂ© et indĂ©pendance. Ne peuvent ĂŞtre dĂ©signĂ©s des Ă©lus ou anciens Ă©lus dont le mandat s’est achevĂ© depuis moins de trois ans, des agents de la collectivitĂ© et toute personne se trouvant en situation de conflit d’intĂ©rĂŞt avec elle.
Le dĂ©cret prĂ©voit Ă©galement la possibilitĂ© pour la collectivitĂ© d’indemniser son ou ses rĂ©fĂ©rents dĂ©ontologues et encadre les modalitĂ©s selon lesquelles elle peut le faire. Le principe et les montants de l’indemnisation doivent ainsi ĂŞtre expressĂ©ment prĂ©vus par une dĂ©libĂ©ration. L’indemnisation prend la forme de vacations dont le montant ne peut dĂ©passer un plafond fixĂ© par l’arrĂŞtĂ© du 6 dĂ©cembre 2022 pris en application du dĂ©cret du 6 dĂ©cembre prĂ©citĂ©.
Les dispositions du dĂ©cret et de l’arrĂŞtĂ© sont entrĂ©es en vigueur le 1er juin 2023. Ce dĂ©lai permet aux collectivitĂ©s qui ne disposent pas d’un tel rĂ©fĂ©rent ou dont le dispositif prĂ©-existant ne rĂ©pond pas Ă ces prescriptions rĂ©glementaires de se mettre en conformitĂ© afin de prĂ©venir tout conflit d’intĂ©rĂŞt.
Enfin, rien n’interdit aux collectivitĂ©s de dĂ©signer, chacune dans leur dĂ©libĂ©ration propre, un mĂŞme rĂ©fĂ©rent ou collège de rĂ©fĂ©rents dĂ©ontologues.








