RĂ©ponse du ministère de la cohĂ©sion des territoires et des relations avec les collectivitĂ©s territoriales : Depuis le dĂ©but de la crise sanitaire, le Gouvernement accompagne les familles et les diffĂ©rents acteurs de la chaĂ®ne funĂ©raire dans une mise en Ĺ“uvre adaptĂ©e de la règlementation au contexte exceptionnel que connaĂ®t notre pays, en particulier avec l’appui des membres du Conseil national des opĂ©rations funĂ©raires (CNOF), et sur la base des recommandations du Haut conseil de la santĂ© publique.
Le dĂ©cret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures gĂ©nĂ©rales nĂ©cessaires pour faire face Ă l’Ă©pidĂ©mie de covid-19 dans le cadre de l’Ă©tat d’urgence sanitaire, en ce qu’il interdit les rassemblements dans les espaces clos et ouverts et limite spĂ©cifiquement les rassemblements liĂ©s aux cĂ©rĂ©monies funĂ©raires a nĂ©cessairement un impact sur l’accès et l’utilisation des cimetières durant la pĂ©riode d’Ă©tat d’urgence sanitaire.
Dans ce contexte, et selon la possibilitĂ© de pouvoir ou non y faire respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, plusieurs communes ont dans un premier temps fait le choix de fermer leurs cimetières. En effet, le maire, titulaire d’un pouvoir de police administrative gĂ©nĂ©rale (article L. 2212-2 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales) et spĂ©ciale en matière de funĂ©railles et de cimetières (article L. 2213-8 du code prĂ©citĂ©), peut aggraver les mesures nationales en fonction des circonstances locales (CE, 18 avril 1902, Commune de NĂ©ris-les-Bains, n° 04749).
NĂ©anmoins, toute limitation d’accès voire suspension Ă©ventuelle de l’accès du public au cimetière doit ĂŞtre circonstanciĂ©e et proportionnĂ©e. Ainsi, et comme la direction gĂ©nĂ©rale des collectivitĂ©s locales s’est employĂ©e Ă le rappeler auprès des diffĂ©rents acteurs de la chaĂ®ne funĂ©raire, cet accès doit nĂ©anmoins ĂŞtre garanti a minima aux familles et aux professionnels lors des inhumations ou en vue de procĂ©der aux diffĂ©rents travaux qui y sont affĂ©rents.
En tout Ă©tat de cause, Ă compter du 11 mai 2020, les cimetières communaux doivent rouvrir leurs portes au public souhaitant se recueillir sur la tombe d’un proche, les maires demeurant, pour les raisons exposĂ©s ci-dessus, toujours compĂ©tents pour limiter le nombre de personnes prĂ©sentes dans l’enceinte du cimetière.
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