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Grand débat national

Les bailleurs sociaux, bĂŞtes noires d’Emmanuel Macron

Publié le 23/01/2019 • Par Delphine Gerbeau • dans : A la une, France

Emmanuel Macron, le 15 janvier, à Grand Bourgtheroulde (Eure) devant les maires du département, en ouverture du Grand Débat National
Emmanuel Macron, le 15 janvier, à Grand Bourgtheroulde (Eure) devant les maires du département, en ouverture du Grand Débat National Twitter Elysée
Lors des deux premières rencontres du président de la République avec les maires, les 15 et 18 janvier, le sujet du logement social et de la réforme des APL a été mis sur la table. L'occasion pour Emmanuel Macron de sermonner une fois de plus les bailleurs sociaux...

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« Dodus dormants », bailleurs sociaux trop nombreux, rĂ©tifs aux changements… Les bailleurs sociaux en ont « pris pour leur grade », le 15 janvier, lors du premier rendez-vous d’Emmanuel Macron avec les maires Ă  Grand Bourgtheroulde. InterrogĂ© sur la difficultĂ© pour les maires de faire venir les bailleurs sociaux sur leur territoire, le prĂ©sident de la RĂ©publique a donnĂ© sa version de la rĂ©forme des aides personnelles au logement.

« La  rĂ©forme va dans le sens des Ă©conomies en baissant progressivement les APL et les loyers dans le secteur aidĂ©. Pourquoi ? Cela fait 20 ans qu’on a un système oĂą l’Etat finance les bailleurs sociaux et les gens qui vivent chez les bailleurs sociaux. On a mis de plus en plus d’argent chez les uns et chez les autres », a dĂ©noncĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique.

Et Emmanuel Macron de vanter le système qu’il a mis en place « tout de mĂŞme un peu plus raisonnable ». « Mais les bailleurs sociaux n’ont pas envie de se regrouper, a-t-il dĂ©plorĂ©. On en a beaucoup trop en France ! Cela fait des dĂ©cennies que l’on parle des dodus dormants. Les très gros bailleurs sociaux dans les endroits oĂą on n’a pas besoin de construire ont de très grosses rĂ©serves et ne construisent pas du tout dans le social ».

Une réforme acceptée

La loi de finances pour 2018 a prĂ©vu une baisse de 800 millions d’euros des aides personnelles au logement, compensĂ©e par une baisse des loyers, Ă  la charge des bailleurs sociaux. Le montant est identique pour 2019, et passera Ă  1,6 milliard en 2020.

Pour soutenir les bailleurs sociaux, la Caisse des dĂ©pĂ´ts a mis en place des mesures d’accompagnement, Ă  base de diffĂ©rents prĂŞts, et la loi Elan du 23 novembre 2018 oblige les bailleurs sociaux Ă  se regrouper en dessous du seuil de 12 000 logements, en vue de faire des Ă©conomies. D’oĂą la formule brutale du prĂ©sident :

« Quand un bailleur vous dit « On me strangule », demandez-lui « Tu t’es regroupĂ© avec ton voisin ? Tu es allĂ© voir si la Caisse des dĂ©pĂ´ts te donnait de l’argent ? » Mais il prĂ©fère rester dans son prĂ© carrĂ©. »

La rĂ©forme est passĂ©e, la charge du prĂ©sident de la RĂ©publique est donc Ă©tonnante, d’autant qu’il est une fois de plus revenu sur le sujet le 18 janvier.

« On a augmentĂ© les aides aux organismes, y compris publics et parapublics et ils ont augmentĂ© les loyers. Et on a augmentĂ© les aides pour aider nos concitoyens. C’est un système qui marche un peu sur la tĂŞte. On met de l’argent public du cĂ´tĂ© de l’offre et de la demande. Avec la baisse des APL, on met fin Ă  un système aberrant depuis plusieurs dĂ©cennies. »

Marianne Louis, la dĂ©lĂ©guĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Union sociale pour l’habitat (USH), estime qu’il n’est pas du rĂ´le de cet organisme de rentrer dans la polĂ©mique. La confĂ©rence de consensus organisĂ©e par le SĂ©nat en amont du projet de loi Elan a dĂ©jĂ  permis Ă  chacun de dĂ©fendre ses positions.

Cependant, « ce qui est intĂ©ressant, c’est que le prĂ©sident de la RĂ©publique rĂ©pondait Ă  un Ă©lu qui veut construire du logement social. On n’est pas dans le clichĂ© des Ă©lus qui le rejette », rĂ©pond-elle. Elle rappelle que le chiffre de 40 milliards consacrĂ© au logement contient, au delĂ  des aides au logement social, les dispositifs de dĂ©fiscalisation du logement privĂ©, les APL versĂ©es aux locataires du parc privĂ©.

Discussions en cours

Enfin, les offices publics de l’habitat sont bien engagĂ©s dans les rĂ©flexions autour des regroupements, et de nombreuses annonces de concrĂ©tisation ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© faites.

Des discussions techniques entre l’Union sociale pour l’habitat et le ministère du Logement sont actuellement en cours, dans le cadre d’une clause de revoyure prĂ©vue par le dispositif de rĂ©forme des APL. Il s’agit notamment d’Ă©valuer quels seront les objectifs de la politique du logement, et quels moyens seront nĂ©cessaires pour les atteindre du cĂ´tĂ© des bailleurs sociaux.

« On a deux millions de demandeurs de logements sociaux, dont 500 000 demandes de mutation. En face, on a une production d’environ 107 000 logements en 2018. L’enjeu est de savoir Ă  quel rythme on produit pour rĂ©pondre aux besoins », rĂ©sume Marianne Louis. Cette clause de revoyure pourrait cependant expliquer la virulence d’Emmanuel Macron.

L’Union sociale pour l’habitat, si elle n’a pas rĂ©pondu Ă  ces attaques, va cependant bientĂ´t prĂ©senter un document rĂ©expliquant ce qu’est le logement social, quel est son mode de financement, les mutations en cours… pour donner Ă  voir la rĂ©alitĂ© du monde HLM.

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Les bailleurs sociaux, bĂŞtes noires d’Emmanuel Macron

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Action indirecte

22/10/2021 11h33

La baisse des APL aurait dĂ» ĂŞtre subit par les bailleurs sociaux et non par les locataires. Les locataires qui payent Ă  perte toute leur vie des loyers modĂ©rĂ©s qui reprĂ©sentent des sommes colossales tandis que les propriĂ©taires qui payent le loyer Ă  la banque sans intermĂ©diaires bĂ©nĂ©ficient rĂ©ellement de leur bien. Personne n’est dupe, cet intermĂ©diaire qu’est le bailleur social, sous couvert d’aider les gens, organise sciamen la fracture sociale. Comment des augmentations de près de 30% sur un loyer, sans augmentation proportionnelle de revenues, est lĂ©gitime? En 2009, les prĂŞts immobiliers ont Ă©tĂ© réévaluĂ©s au bĂ©nĂ©fice des propriĂ©taires alors que les locataires n’ont cessĂ© de connaĂ®tre l’augmentation.
De plus, les nouvelles constructions trop rapides sont loin d’ĂŞtre irrĂ©prochables, tant sur les matĂ©riaux utilisĂ©s que dans l’adĂ©quation avec l’environnement. Si les gros maĂ®trisent, les maigres ne mourront pas, ils mangeront Ă  leur faim.

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