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Décentralisation

Grand débat : Emmanuel Macron prêt à « rouvrir la loi NOTRe »

Publié le 15/01/2019 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Macron Normandie
@SebLecornu
Lors d’un exercice de questions-réponses de plus de 6h30 avec des maires normands, le Président s’est montré prêt à « rouvrir la loi NOTRe » et à assouplir la limitation à 80 km/h. « Il n’y a personne dans mes prédécesseurs depuis le général de Gaulle qui a fait plus pour les maires que moi », s’est-il félicité en ouverture du grand débat.

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Promis-juré, assurait-on à l’Elysée, Emmanuel Macron ferait court. Le chef de  l’Etat était avant tout là pour écouter les maires normands, porte-voix du désarroi de leurs administrés. Manqué.

Lors du lancement du grand débat, le 15 janvier à Grand Bourgtheroulde (Eure), il a répondu point par point à chacune des questions des édiles. Un échange de plus de six heures trente au cours duquel il a abordé une multitude de sujets, des normes-incendies à l’avenir de la maternité de Bernay, en passant par les horaires modulaires des TER et le sort des syndicats de bassins versants dans le dispositif GEMAPI.

L’occasion pour le chef de  l’Etat de crever l’abcès avec les élus. « On m’a reproché beaucoup de choses. Mais il n’y a personne dans mes prédécesseurs depuis le général de Gaulle qui a fait plus avec et pour les maires que moi », s’est-il félicité. Et Emmanuel Macron de vanter le maintien des dotations aux collectivités, là où François Hollande, qu’il s’est gardé de citer, les avait baissées de « 11,8 milliards ».

Au chapitre de la réforme des concours financiers de l’Etat, il a renvoyé les édiles à leurs responsabilités. « Ce sont les élus qui ont créé les 42 critères de la DGF », a-t-il pointé.

Vers un retour du cumul des mandats ?

Devant des maires toujours très remontés contre la réforme territoriale, il a promis de « redonner de l’oxygène aux élus locaux ». « L’intercommunalité forcée, les réorganisations pendant des années et la régionalisation accélérée ont donné le sentiment qu’on s’éloignait », a reconnu Emmanuel Macron.
Pour le Président, il convient maintenant de « remettre de la responsabilité au plus près du terrain ». « Donc, moi, je suis prêt à rouvrir la loi NOTRe », a-t-il annoncé, pour le plus grand plaisir sur les réseaux sociaux du président de l’Association des maires ruraux de France, Vanik Berberian.

Emmanuel Macron a aussi affiché son ouverture sur le retour du cumul des mandats des députés et des sénateurs. « Faut-il permettre de réavoir des mandats locaux, du moins dans certaines proportions, sans être dans des exécutifs de premier plan, peut être ? C’est à vous et aux parlementaires d’avoir ce débat », a-t-il lancé.

Charge contre « les fonctionnaires de circulaire »

Une souplesse qui vaut également pour la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. « Il n’y a pas de dogme », a-t-il garanti. « Par les propositions, on pourrait trouver quelque chose de plus pragmatique et mieux accepté en construisant davantage localement », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a, par ailleurs, évoqué la possibilité, pour les mairies, de reprendre dans leur escarcelle les « passeports et cartes grises ». « On a voulu faire une grande cathédrale en disant qu’on va tout numériser. Mais le Défenseur des droits a dit que des milliers de concitoyens, notamment plus âgés, ne se sont pas faits au numérique » a-t-il noté.

Et le chef de l’Etat de se faire le chantre du service public de contact. « On a peut-être trop de fonctionnaires de circulaire et pas assez de fonctionnaires de guichet », a-t-il taclé.

Haro sur les bailleurs sociaux

Il est, par ailleurs, resté droit dans ses bottes au chapitre « logement ». « On a beaucoup trop de bailleurs sociaux », a-t-il tranché, montrant du doigt les « dodus dormants ». « Les plus gros ne donnent pas aux plus petits, a-t-il ajouté. Le système du logement, il est fou. C’est 40 milliards d’euros pour une quantité de mal-logés. »

Le Président a aussi fait le procès des emplois aidés ancienne manière. Des dispositifs uniquement destinés, selon lui, à permettre à l’Etat de « baisser les statistiques du chômage » et aux collectivités de bénéficier de « subventions déguisées ».

Il a enfin appelé les élus locaux à jouer « les facilitateurs » du grand débat qui s’ouvre. Pour lui, le temps de cahiers de doléances est révolu. « Nous sommes à un moment où ça doit être des cahiers de droits et de devoirs. Parce que les doléances, c’est comme si il y avait un souverain qui pouvait donner des choses », a-t-il lâché, visiblement peu désireux de faire de nouvelles concessions budgétaires.

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Commentaires

Grand débat : Emmanuel Macron prêt à « rouvrir la loi NOTRe »

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mathem

16/01/2019 11h20

Depuis une dizaine d’années, les véhicules possèdent une fonction qui permet d’afficher leur vitesse moyenne calculée sur de grandes distances. Je l’ai observée sur un total de 106 000 kms effectués alors que la vitesse maximale sur route était encore fixée à 90 km/h. Je fais environ 1/3 sur autoroute, 1/3 sur route, 1/3 en ville. Résultat: vitesse moyenne 41 km/h !!! Qui peut croire que le fait de passer de 90 à 80 km/h va impacter cette moyenne ? Si cette mesure évite des accidents, IL FAUT LA MAINTENIR. Quant à l’argument selon lequel les camions ne pourront pas être doublés, on constate depuis bien longtemps qu’ils roulent sans difficulté à 90 km/h (et se montrent même parfois bien impatients). Pourquoi pas une juste évaluation des effets de cette mesure après une période suffisamment longue ?

Brigitte13

30/01/2019 08h46

Bonjour,
Monsieur le Président oublie de mentionner le désengagement de l’Etat du financement du logement social avec obligations accrues et contrôlées de l’action des bailleurs sociaux et l’instauration de situations abracadabrantesque mais néanmoins pénibles comme l’assujettissement au surloyer de solidarité et l’expulsion de locataires du parc locatif privé dont l’immeuble a été racheté par un bailleur social et que l’on soumet à la réglementation applicables aux personnes accueillies dans le parc social. Ce dispositif ne s’applique pas aux locataires de propriétés privées achetées à l’avenir par des bailleurs sociaux mais c’est tant pis pour ceux qui ont été incorporés de force au parc social dans les années 2000 pour satisfaire aux exigences de la loi SRH et auxquels de faibles plafonds de ressources s’ imposent,
Cordialement,

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