
Le mode d'élection du conseiller territorial, qui fait l'objet d'un projet de loi, préoccupe aussi beaucoup les sénateurs.
Les modifications sont marginales par rapport au tableau initial, puisqu’on compte 3 493 conseillers territoriaux, soit 3 de moins qu’Ă l’origine.
Et les sĂ©nateurs ont votĂ© sans y toucher le texte dĂ©jĂ votĂ© le 5 mai dernier par l’AssemblĂ©e nationale, d’oĂą une adoption dĂ©finitive du tableau.
Pour mĂ©moire, le Conseil constitutionnel avait fait remarquer que le tableau fixant le nombre d’Ă©lus par dĂ©partement aurait dĂ» prendre en compte partout le mĂŞme ratio entre Ă©lus et population avec une marge de tolĂ©rance n’excĂ©dant pas 20 % et avait censurĂ© la rĂ©partition initialement prĂ©vue pour 6 dĂ©partements français :
- Meuse,
- Cantal,
- Aude,
- Haute-Garonne,
- Mayenne
- et Savoie.
Il fallait donc une nouvelle répartition, désormais actée.
Economie de 0,6 pour mille des dĂ©penses de fonctionnement – Les sĂ©nateurs n’ont pas manquĂ© de rĂ©itĂ©rer leurs critiques sur la crĂ©ation du conseiller territorial : ses consĂ©quences sur la paritĂ©, mais aussi les diffĂ©rences de nombre de conseiller territorial Ă population similaire, etc.
L’aspect financier aussi, Ă©videmment. « Le gouvernement prĂ©tend faire des Ă©conomies ; mais selon l’Ă©tude d’impact, l’Ă©conomie se limite Ă 0,6 pour mille des dĂ©penses de fonctionnement des dĂ©partements et rĂ©gions. D’ailleurs, l’Ă©tude d’impact ignore les frais de dĂ©placement et de rĂ©amĂ©nagement des locaux : il en coĂ»tera un milliard d’euros, bonne nouvelle pour le BTP ! », a estimĂ© Pierre-Yves Collombat (PS).
Le mode d’Ă©lection, qui fait l’objet d’un projet de loi, prĂ©occupe aussi beaucoup. « Ce texte sera examinĂ© Ă l’automne, ce qui nous permettra de revenir sur un certain nombre de questions, notamment le seuil Ă partir duquel sera organisĂ©e l’Ă©lection au scrutin de liste, a rappelĂ© le ministre chargĂ© des CollectivitĂ©s territoriales, Philippe Richert. Le gouvernement sera Ă l’Ă©coute du Parlement et s’en remettra Ă la sagesse de la Haute AssemblĂ©e lorsque celle-ci proposera un seuil. Pour les EPCI qui auront fusionnĂ© avant le 1er juin 2013, le gouvernement s’engage Ă trouver, avec le SĂ©nat, une procĂ©dure susceptible de garantir aux intercommunalitĂ©s la prorogation jusqu’en 2014 des règles en vigueur aujourd’hui. »
Les sĂ©nateurs ont surtout profitĂ© de l’examen de ce texte pour aborder d’autres volets de la rĂ©forme des collectivitĂ©s territoriales et en rajouter sur leur cheval de bataille actuel : demander un allongement du dĂ©lai de concertation de la mise en place des SDCI.
A l’aveugle sur les SDCI – « Les prĂ©fets ont dĂ» Ă©laborer ces derniers « Ă l’aveugle », faute d’avoir pu disposer des simulations financières permettant de valider le fait que, comme le prĂ©voit la loi, leurs schĂ©mas amĂ©liorent les solidaritĂ©s financières. Ils attendent toujours, nous a-t-on dit, le logiciel de Bercy », a dĂ©plorĂ© HervĂ© Maurey (UC).
« Les collectivitĂ©s sont amenĂ©es Ă Ă©mettre un avis sur les projets sans disposer de ces Ă©lĂ©ments financiers et donc doivent se prononcer elles aussi « Ă l’aveugle » ! Cette mĂ©thode, très sympathique en matière d’Ĺ“nologie, est prĂ©occupante s’agissant de rĂ©forme territoriale ! »
MĂŞme dans les bancs de la majoritĂ©, on a exprimĂ© quelques rĂ©serves. Ainsi Bruno Sido (UMP) a regrettĂ© le rejet d’un amendement qui aurait permis d’Ă©crire dans la loi (au lieu, comme aujourd’hui, d’une circulaire, non opposable Ă la loi) que le prĂ©fet pourra revenir sur son projet de SDCI pour tenir compte des observation des Ă©lus et que c’est ce schĂ©ma modifiĂ© qui sera soumis Ă la CDCI.
Conseiller territorial : la répartition définitive
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