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Baisse des dotations

L’Etat baisse les dotations des collectivitĂ©s en 2017

Publié le 03/08/2017 • Mis à jour le 03/08/2017 • Par Blanche Bourgeois Pierre Cheminade • dans : A la une, Actualité Club finances, France

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Contrairement à l'engagement d'Emmanuel Macron lors de la Conférence des territoires, le gouvernement a baissé brutalement les dotations de l'Etat de 216 millions d'euros. Une coupe directement faite dans les crédits de paiement de la mission "Relation avec les collectivités territoriales". Cette décision unilatérale remet en cause à la fois la confiance dans la parole de l'Etat et les projets d'investissement des territoires ruraux.

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Quelques jours seulement après les appels du chef de l’Etat Ă  la confiance mutuelle lors de la ConfĂ©rence nationale des territoires, les Ă©lus du bloc communal ont eu la dĂ©sagrĂ©able surprise de dĂ©couvrir au Journal officiel un dĂ©cret du 20 juillet annulant 216 millions d’euros de crĂ©dits de paiement pour la mission « Relation avec les collectivitĂ©s territoriales » en 2017.

Ces coupes touchent directement les petites communes

Très loin de la promesse du PrĂ©sident de la RĂ©publique de ne pas toucher aux dotations de l’Etat en 2018. Du cĂ´tĂ© de l’ElysĂ©e, on assume, affirmant que ces coupes touchent le budget 2017. Comprendre : la promesse d’Emmanuel Macron est tenue.

Cette baisse concerne notamment les crĂ©dits de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) et du fonds de soutien Ă  l’investissement local (FSIL), deux enveloppes censĂ©es soutenir les projets d’investissement des petites et moyennes communes et, plus globalement, des zones rurales.  85 millions d’euros de crĂ©dits de paiement sont Ă©galement annulĂ©s au titre de la mission « Politique des territoires ».

La politique de la ville également touchée

Elle va aussi toucher la politique de la ville. Selon le dĂ©cret, c’est 46,5 millions d’euros du budget accordĂ© Ă  la politique de la ville seraient annulĂ©s, soit un gel de 11% des crĂ©dits.

Face Ă  l’inquiĂ©tude des collectivitĂ©s, Jacques MĂ©zard tente de rassurer les Ă©lus locaux. « Les annulations porteront sur des projets non engagĂ©s et ce sont les prĂ©fets qui procĂ©deront opĂ©ration par opĂ©ration pour Ă©viter de pĂ©naliser les dossiers les plus porteurs d’enjeux souligne-t-on au cabinet du Ministre de la CohĂ©sion des territoires. Les programmations 2018 permettront de revenir sur les opĂ©rations qui seraient ainsi dĂ©calĂ©es. »

Des élus locaux très inquiets

L’explication ne semble pas pourtant pas rassurer. L’Association des maires ruraux de France (AMRF) dĂ©nonce ainsi « une coupe sombre en catimini » qui remet en cause la sincĂ©ritĂ© des engagements gouvernementaux Ă©noncĂ©s lors de la ConfĂ©rence nationale des territoires. « Cette dĂ©cision met Ă  mal le cadre du dialogue, censĂ© amorcer le rĂ©tablissement de la confiance entre l’Etat et les Ă©lus. On a connu plus belle preuve de confiance ! », tacle l’association.
Les maires de l’association « Ville et banlieue » partagent la mĂŞme inquiĂ©tude et dĂ©nonce un choix « gravement prĂ©occupant » et « hasardeux ». L’annulation prĂ©vue par le gouvernement de 46,5 millions d’euros en crĂ©dits de paiement risque de remettre en cause « l’équilibre social des territoires urbains dĂ©gradĂ©s et paupĂ©risĂ©s, en cours ou en projet de rĂ©novation et redynamisation urbaines » souligne ainsi ces Ă©lus des territoires concernĂ©es par la politique de la vilel.

Concrètement, ce dĂ©cret se traduit notamment sur le terrain par la suspension, dans certains dĂ©partements, du versement par la prĂ©fecture des cofinancements prĂ©vus au titre de la DETR. De quoi laisser les maires dans l’embarras a fortiori quand il s’agit de projets d’investissements dĂ©jĂ  bien avancĂ©s. L’AMRF demande ainsi Ă  l’Etat « d’informer immĂ©diatement les Ă©lus des consĂ©quences sur les projets en cours et Ă  venir de manière officielle et rapide ».

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L’Etat baisse les dotations des collectivitĂ©s en 2017

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Henri Tanson

28/07/2017 08h45

Remettons les choses Ă  leur place : ce n’est pas la rigueur qui impose des coupes sombres, mais le choix des coupes sombres qui se sert de la rigueur et de l’austĂ©ritĂ©…!
La politique mise en place en France n’est pas la seule possible; les gouvernements successifs ont choisi un modèle d’Ă©conomie nĂ©olibĂ©rale, c’est leur choix. Mais il existe une alternative Ă  ce choix qui permettrait Ă  notre secteur industriel de se re-dĂ©velopper, agricole, etc., qui nous rendrait concurrentiels sur le marchĂ© international, qui adapterait la valeur de notre monnaie (notre…!) Ă  notre Ă©conomie et qui nous servirait pour Ă©quilibrer notre balance commerciale…, qui nous permettrait de contrĂ´ler notre Ă©conomie, les mouvements de capitaux, de biens et de services qui circulent sur notre territoire… Cet autre choix politique permettrait Ă  la France de retrouver les moyens financiers de ses ambitions, de re-dĂ©velopper les services publics, de redevenir une grande nation, autonome, souveraine, respectĂ©e et respectable…
Au lieu de cela, ON nous impose une politique qui ne semble convenir Ă  personne; ici, on entend parler des rĂ©ductions de dotations aux collectivitĂ©s, de fusions et suppressions de communes, de regroupements de rĂ©gions, de rĂ©ductions de financements aux CAUE, de rĂ©ductions de crĂ©dits de la DETR, etc., toutes choses que nous ne voulons pas mais qui correspondent Ă  la fois Ă  la vision nĂ©olibĂ©rale du gouvernement et Ă  la demande de Bruxelles et au respect des traitĂ©s europĂ©ens…
On oublie trop souvent de regarder le problème dans son ensemble et on ne comprend rien de ce qui se passe…
Du constat que la France n’a plus les moyens de ses ambitions, on peut soit proposer des Ă©conomies de dĂ©penses (ce que font nos gouvernements successifs), soit dĂ©velopper des solutions pour lui redonner des ressources… Malheureusement, toutes les solutions envisagĂ©es sont des mesures d’austĂ©ritĂ©… qui rĂ©duisent automatiquement les ressources de l’Etat; d’oĂą toutes ces coupes sombres dont nous nous plaignons et nous nous plaindrons…
Nous semblons partis pour de nombreuses annĂ©es difficiles; prĂ©parons-nous Ă  de nombreux sacrifices…
Tout ce qui concerne la fonction publique, le secteur public, les finances locales, va souffrir…
C’Ă©tait prĂ©vu, c’Ă©tait dans les programmes des candidats nĂ©olibĂ©raux…

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