Quelques jours seulement après les appels du chef de l’Etat Ă la confiance mutuelle lors de la ConfĂ©rence nationale des territoires, les Ă©lus du bloc communal ont eu la dĂ©sagrĂ©able surprise de dĂ©couvrir au Journal officiel un dĂ©cret du 20 juillet annulant 216 millions d’euros de crĂ©dits de paiement pour la mission « Relation avec les collectivitĂ©s territoriales » en 2017.
Ces coupes touchent directement les petites communes
Très loin de la promesse du PrĂ©sident de la RĂ©publique de ne pas toucher aux dotations de l’Etat en 2018. Du cĂ´tĂ© de l’ElysĂ©e, on assume, affirmant que ces coupes touchent le budget 2017. Comprendre : la promesse d’Emmanuel Macron est tenue.
Cette baisse concerne notamment les crĂ©dits de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) et du fonds de soutien Ă l’investissement local (FSIL), deux enveloppes censĂ©es soutenir les projets d’investissement des petites et moyennes communes et, plus globalement, des zones rurales. 85 millions d’euros de crĂ©dits de paiement sont Ă©galement annulĂ©s au titre de la mission « Politique des territoires ».
La politique de la ville également touchée
Elle va aussi toucher la politique de la ville. Selon le dĂ©cret, c’est 46,5 millions d’euros du budget accordĂ© Ă la politique de la ville seraient annulĂ©s, soit un gel de 11% des crĂ©dits.
Des élus locaux très inquiets
Concrètement, ce dĂ©cret se traduit notamment sur le terrain par la suspension, dans certains dĂ©partements, du versement par la prĂ©fecture des cofinancements prĂ©vus au titre de la DETR. De quoi laisser les maires dans l’embarras a fortiori quand il s’agit de projets d’investissements dĂ©jĂ bien avancĂ©s. L’AMRF demande ainsi Ă l’Etat « d’informer immĂ©diatement les Ă©lus des consĂ©quences sur les projets en cours et Ă venir de manière officielle et rapide ».
Thèmes abordés



