Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Nouveau quinquennat

Congrès de Versailles : les prioritĂ©s institutionnelles d’Emmanuel Macron

Publié le 03/07/2017 • Par Delphine Gerbeau Gabriel Zignani Jean-Marc Joannès Julie Clair-Robelet • dans : A la une, France

MACRON-CONGRES
D.R.
« Je reviendrai tous les ans rendre compte ». Emmanuel Macron a annoncé aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles, ce 3 juillet 2017, un nouveau rendez-vous, à l’image du discours sur l’état de l’Union américain. Ce premier "discours sur l'Etat de la France" n’a a priori pas empiété sur la déclaration de politique générale qui sera prononcée le 4 juillet par son premier ministre. Il a fixé le cap, rappelé l’esprit de réforme de son quinquennat, mais sans annonce véritablement nouvelle. Si ce n'est la détermination à mener une lourde réforme des institutions visant à améliorer « la fabrique de la loi ».

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Un discours de plus d’une heure, expliquant le cap et l’esprit dans lequel il entend mener les réformes : « changer les institutions avec de nouveaux principes d’action ». Un discours solennel, parfois emphatique et teinté d’envolées lyriques, dont on retiendra principalement la réforme annoncée des institutions, et la réduction significative des pouvoirs du Parlement.

Les résultats, plus que les procédures

Pour les cinq ans Ă  venir, l’esprit est fixĂ©e : « pas d’ajustement ou de demi-mesures : les engagements seront tenus et les rĂ©formes accomplies. Le cap est donné : trois principes prĂ©sideront l’action du gouvernement : l’efficacitĂ©, la reprĂ©sentativitĂ© et la responsabilitĂ©.

Regrettant la désertion de certains parlementaires, Emmanuel a, d’entrée, écarté les polémiques politiciennes : « Il s’agit de lutter contre les aliénations financières et écologiques de la France » ; « lutter pour la réduction de la dépense publique, ce n’est pas remettre en cause notre modèle social ! ».  De même, « Transparence », « Bonne gestion » et Innovation » ne sont pas des objectifs, mais des outils.

 Lutter pour la réduction de la dépense publique, ce n’est pas remettre en cause notre modèle social !

Emmanuel Macron reconnaĂ®t que la France n’est pas un pays qui se rĂ©forme facilement : « il se cabre et rĂ©siste » et, assure-t-il aux parlementaires prĂ©sents, « nous y passerons des jours et des nuits ». Car il s’agit, selon le prĂ©sident de la RĂ©publique, de rĂ©pondre Ă  un Ă©tat d’urgence Ă©conomique, social et sĂ©curitaire ».

Beaucoup des réformes devront aboutir d’ici un an : « Cela passera par le vote du Parlement, mais «  si nécessaire », par le référendum. Une menace qui résume la tonalité générale du discours : il y a urgence.

La réforme des institutions, par référendum s’il le faut

Emmanuel Macron veut une réforme des institutions. Une réforme qui devrait prendre la forme d’une révision de la Constitution, présentée à l’automne. Et il la veut vite, « d’ici un an », quitte à user du « référendum si nécessaire ».

L’annonce la plus forte concerne « la réduction d’un tiers du nombre de membres des trois chambres constitutionnelles ». Cela concerne donc les parlementaires, mais aussi les membres du Conseil économique social et environnemental (Cese). Avec pour objectif de rendre « le parlement plus fluide », grâce notamment à des collaborateurs mieux formés, et plus nombreux par parlementaire.

D’autre part, afin « de retrouver de l’efficacité » et de « rendre la priorité aux résultats », il souhaite s’attaquer à la fabrique de la loi. Il veut ainsi donner du temps « pour discuter et concevoir la loi. » Mais ce n’est pas tout, il souhaite également lutter contre l’inflation des normes. Même s’il reconnait « craindre d’y avoir contribué ». Car celle-ci affaiblit la loi. « Il faut légiférer moins, et lutter contre les lois de circonstance».

Il faut légiférer moins, et lutter contre les lois de circonstance.

Et en même temps, Emmanuel Macron a parlé d’accélérer le rythme de conception des lois. Ce qui risque de constituer une atteinte au travail parlementaire. Car il souhaite « simplifier la navette parlementaire, voire permettre l’adoption de certaines lois en commission ».

Toujours pour combattre les difficultés qu’engendre la complexité du droit, il envisage d’évaluer des normes anciennes, « afin de pouvoir abroger celles qui seraient devenues inutiles. »

Enfin, en ce qui concerne la fabrique de la loi, le président s’est prononcé pour un contrôle a posteriori des normes. « Il faut suivre la bonne application d’une loi, s’assurer des bienfaits et de ses effets. » Il souhaite ainsi qu’une évaluation complète des textes importants soit menée deux ans après leurs mise en application.

Il a également profité de ce discours pour confirmer son souhait d’élargir la mission de contrôle des parlementaires sur le gouvernement, pour rappeler la mise en œuvre de la fin du cumul des mandats dans le temps, et pour réaffirmer l’introduction d’une dose de proportionnelle dans les élections législatives et sénatoriales.

Reconstruire la démocratie participative

Régulièrement questionné quant à son utilité, le Conseil économique social et environnemental, cette institution « qui s’est perdue », selon les mots du président de la République, doit renouer avec sa mission première : être un trait d’union entre la société civile et les instances politiques. « Le CESE doit devenir la chambre du futur. Il faut revoir de fond en comble les règles de sa représentativité », a-t- il annoncé.

Le CESE doit devenir la chambre du futur. Il faut revoir de fond en comble les règles de sa représentativité.

Comme les deux autres chambres constitutionnelles, ses effectifs devront être réduits d’un tiers. Mais le CESE doit aussi redevenir le carrefour des consultations publiques, alors que les instances de concertation se sont multipliées, comme les multiples « hauts conseils ». Il sera ainsi le lieu unique de consultation dans le cadre de la fabrique de la loi. On peut donc imaginer que sa saisine dans le cadre de la procédure législative soit favorisée, alors qu’aujourd’hui le nombre d’avis rendus sur saisie du parlement ou du gouvernement est minime par rapport au total des avis rendus.

Autre élément pour favoriser la participation, le droit de pétition doit être revu, pour que l’expression directe des citoyens soit mieux prise en compte. Aujourd’hui le droit de pétition existe pour le CESE : il est soumis à la saisine par 500 000 personnes majeures, de nationalité française ou résidant en France. Le droit de pétition pourrait être élargi à la représentation nationale, c’est-à-dire au Parlement.

Un contrat avec les territoires

Prenant comme rĂ©fĂ©rence le modèle allemand du partenariat entre Etat et länder, Emmanuel Macron a rĂ©affirmĂ© sa croyance dans le contrat comme mode de relation avec les territoires. Comme cela a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© annoncĂ©, une confĂ©rence des territoires sera organisĂ©e très prochainement – elle pourrait se tenir le 17 juillet prochain – pour trouver ensemble les moyens d’adapter les politiques aux rĂ©alitĂ©s locales, notamment en Outre-Mer. Elle sera aussi l’occasion de faire un point budgĂ©taire et financier avec les collectivitĂ©s locales.

La conférence des territoires sera aussi l’occasion de faire un point budgétaire et financier avec les collectivités locales.

« La centralisation jacobine traduit trop souvent la peur de perdre le pouvoir. Osons expĂ©rimenter, dĂ©concentrer, conclure avec les territoires de vrais pactes girondins fondĂ©s sur la confiance et la responsabilitĂ©, a-t-il annoncé . Nous savons tous combien notre France est diverse et combien est importante l’intimitĂ© des dĂ©cideurs publics avec le terrain de leur action ».

En ce sens, le président propose également une « administration plus déconcentrée, qui conseille plus qu’elle ne sanctionne, qui innove plus qu’elle ne contraint », une ligne de conduite réclamée à longueur de rapports parlementaires.

Fin de l’Ă©tat d’urgence Ă  l’automne

Alors que le projet de loi prorogeant une sixième fois l’Ă©tat d’urgence est actuellement examinĂ© au Parlement, Emmanuel Macron rappelle sa volontĂ© de « rĂ©tablir les libertĂ©s des Français en levant l’état d’urgence Ă  l’automne, parce que ces libertĂ©s sont la condition de l’existence d’une dĂ©mocratie forte ». Il prĂ©cise ainsi que « le code pĂ©nal et les pouvoir des magistrats tels qu’ils sont  peuvent nous permettre d’anĂ©antir nos adversaires ». « Donner en revanche Ă  l’administration des pouvoirs illimitĂ©s sur la vie des personnes, sans aucune discrimination, n’a aucun sens, ni en termes de principes ni en termes d’efficacitĂ© », souligne-t-il.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă©voque cependant le projet de loi antiterroriste qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© le 22 juin en conseil des ministres. Il pointe son souhait de voir le Parlement « voter des dispositions nouvelles qui nous renforcerons encore dans notre lutte ». Elles devront « viser explicitement les terroristes Ă  l’exclusion de tous les autres Français ».

Ces « mesures renforcĂ©es » devront ĂŞtre « placĂ©es sous la surveillance du juge judiciaire, dans le respect intĂ©gral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de libertĂ© », affirme le chef de l’État, en rĂ©ponse aux craintes, souvent exprimĂ©es, d’un pouvoir accru de la justice administrative. « Nous travaillerons Ă  prĂ©venir tout nouvel attentat et nous travaillerons Ă  les rĂ©primer sans pitiĂ©, sans remord, sans faiblesse, avec d’autant plus de force que nous n’aurons cĂ©dĂ© sur rien de ce qui nous constitue », conclut-il.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Congrès de Versailles : les prioritĂ©s institutionnelles d’Emmanuel Macron

Votre e-mail ne sera pas publié

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement