Bruno Retailleau, président du groupe UMP au Sénat et du conseil général de Vendée : « Cette réforme prépare une déterritorialisation »
« La logique de votre rĂ©forme, madame Lebranchu, c’est celle de grandes rĂ©gions oĂą tout remonte, tandis que les dĂ©partements sont condamnĂ©s Ă l’Ă©vaporation juridique ou Ă l’asphyxie budgĂ©taire. Une loi d’airain veut pourtant que plus une institution est proche, plus elle est aimĂ©e. La France rurale, pĂ©riurbaine, celle des quartiers s’estime sous-reprĂ©sentĂ©e. Votre rĂ©forme prĂ©pare une dĂ©territorialisation. »
Ronan Dantec, sénateur (EELV) et conseiller municipal de Nantes : « La concomitance avec les départementales pose une question démocratique »
« Examiner le texte sur les compétences en dernier, après la carte et avoir créé les métropoles, aura été une erreur lourde de conséquences et de crispations… La concomitance entre ce texte et la tenue des élections départementales pose une question démocratique. »
Christian Favier, sénateur (PCF) et président du conseil général du Val-de-Marne : « Le millefeuille territorial est une grossière affabulation »
« Le millefeuille territorial est une grossière affabulation. L’heure est Ă la collaboration entre collectivitĂ©s territoriales, non Ă la caporalisation. L’heure n’est pas Ă l’austĂ©ritĂ© ou au repli des collectivitĂ©s territoriales sur leur prĂ© carrĂ© mais Ă des politiques publiques ambitieuses qui associent toujours davantage les citoyens. »
Philippe Adnot, sĂ©nateur (UMP) et prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral de l’Aube : « La France ne veut pas devenir l’Allemagne de l’Est ! »
« Ce texte est liberticide pour les rĂ©gions, qui auront un rĂ´le essentiellement technocratique. Voyez le nombre de schĂ©mas qui encadreront les initiatives des autres collectivitĂ©s. Quel bel exemple de sur-administration qu’un schĂ©ma des crĂ©matoriums ! Les citoyens n’en peuvent plus des règles, des normes, des contraintes et font savoir dans les urnes ce qu’ils en pensent. Mais le Gouvernement reste sourd et aveugle. La France ne veut pas devenir l’Allemagne de l’est ! »
RĂ©my Pointereau, sĂ©nateur (UMP) et prĂ©sident de la CommunautĂ© de communes des Vals de Cher et d’Arnon : « Faire de la rĂ©gion, une communautĂ© de dĂ©partements »
« Les rĂ©gions et les dĂ©partements auraient pu fonctionner comme des communautĂ©s de communes, avec l’Ă©lection des conseillers rĂ©gionaux au deuxième degrĂ©, faisant de la rĂ©gion une communautĂ© de dĂ©partements. Dans les zones rurales au moins, le dĂ©partement doit rester le garant de la cohĂ©sion sociale et territoriale. »
Didier Marie, sénateur (PS) et ancien président du conseil général de Seine-Maritime : « La droite nous décrit l’apocalypse »
« La majoritĂ© sĂ©natoriale a dĂ©crit l’apocalypse territoriale, la fin de la proximitĂ©, l’affaiblissement des communes et des dĂ©partements, la mise sous tutelle de tous par les rĂ©gions. C’est paradoxal, alors qu’elle a votĂ© entre 2007 et 2012 tant de transferts non compensĂ©s, la fin de la taxe professionnelle, la suppression de la clause de compĂ©tence gĂ©nĂ©rale, la crĂ©ation du conseiller territorial et que certains responsables politiques de son bord veulent supprimer les dĂ©partements par rĂ©fĂ©rendum. »
Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique : « Pas question que des conseils territoriaux puisse lever l’impôt »
« La mission de prĂ©figuration de la mĂ©tropole du Grand Paris, prise d’enthousiasme, a dĂ©cidĂ© de rĂ©crire la loi. Pour ma part, j’estime qu’une loi votĂ©e par le Parlement ne saurait ĂŞtre remise en cause qu’Ă la marge. Un accord est possible pour une application progressive de la rĂ©forme. Pas question, Ă mes yeux, que des conseils territoriaux puissent lever l’impĂ´t, ce qui en ferait des EPCI. »








