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BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES

L’usage de l’ordinateur dans les bibliothèques peut encore progresser

Publié le 09/09/2013 • Par Hélène Girard • dans : France

La Bibliothèque publique d’information (BPI, Centre Pompidou, Paris) présentera le 10 septembre 2013 une étude sur les ordinateurs en accès libre dans les bibliothèques de 17 pays européens. Avec des résultats parfois surprenants pour la France. En avant-première pour la Gazette, deux intervenants de la BPI, Annie Dourlent et Christophe Evans, en commentent les principaux résultats.

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L’«enquĂŞte paneuropĂ©enne destinĂ©e Ă  Ă©valuer les perceptions des utilisateurs Ă  l’égard des avantages liĂ©s aux technologies de l’information et de la communication dans les bibliothèques publiques » a Ă©tĂ© commandĂ©e et financĂ©e par la Fondation Bill et Melinda Gates.
La Bibliothèque publique d’information (BPI, Centre Pompidou, Paris) en a été le relais en France. L’étude a été conduite en 2012 dans 17 pays européens (1). Outre sa dimension européenne, elle présente l’originalité de se placer du point de vue de l’usager.

Les résultats permettent aux bibliothèques françaises de se situer par rapport à leurs homologues européennes, de pointer leurs atouts et leurs faiblesses, et de nourrir la réflexion sur l’évolution de leur activité.

La BPI espère ouvrir le débat lors de la journée d’études du 10 septembre 2013 organisée en partenariat avec le CNFPT et intitulée « le rôle stratégique des bibliothèques dans l’appropriation du numérique par les citoyens en France et en Europe ».

En France, au moins un ordinateur connecté à Internet est mis à disposition du public dans « environ les trois quarts », des bibliothèques. A l’échelle de l’Europe, « au moins 80% » des établissements offrent ce service. A deux exceptions notables près :

  • l’Allemagne, oĂą le taux n’est que de 30%,
  • et la Bulgarie (40%).

La France bien placĂ©e pour la frĂ©quentation – 13,6 millions d’adultes ont frĂ©quentĂ© une bibliothèque en 2012, soit 26% des plus de quinze ans. La France affiche donc une frĂ©quentation lĂ©gèrement supĂ©rieure Ă  la moyenne europĂ©enne, qui se situe Ă  23%.
Tous les pays européens font le même constat : plus les citoyens avancent en âge, moins ils fréquentent les bibliothèques. Sur la tranche d’âge 15-24 ans, la France (46%) fait, là encore, sensiblement mieux que la moyenne européenne (38%).

C’est la bonne nouvelle de cette enquĂŞte, se fĂ©licite Christophe Evans. Nous n’attendions pas un rĂ©sultat aussi bon, car habituellement, on trace une frontière entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, quant au dĂ©veloppement des bibliothèques. 

Une utilisation des ordinateurs Ă©tonnamment faible – Mais, seulement 5% des personnes frĂ©quentant les bibliothèques ont utilisĂ© un ordinateur en libre accès. LĂ , la France affiche une faiblesse, car la moyenne europĂ©enne se situe Ă  14%.

Ce résultat est vraiment très décevant, car les bibliothèques françaises se sont mises en ordre de bataille pour s’équiper, regrette Christophe Evans. Il y a manifestement un décalage entre, d’une part, le discours sur l’équipement informatique des bibliothèques et les investissements réalisés, et, d’autre part, le faible nombre d’usagers des ordinateurs.

La première raison qui vient Ă  l’esprit est le taux d’équipement des foyers, en constante progression. Ce que confirment les rĂ©ponses des usagers, lorsque les enquĂŞteurs leur ont demandĂ© les raisons de cette non-utilisation des ordinateurs : 80% ont indiquĂ© avoir chez eux un ordinateur connectĂ© Ă  Internet. Cependant, cette corrĂ©lation n’est pas la seule explication. 

Les autres résultats européens montrent que plus le taux d’équipement des foyers est élevé, plus l’utilisation des ordinateurs en libre accès est important. C’est, par exemple, le cas en Finlande et au Danemark, explique Christophe Evans. D’une façon générale, en France, la bibliothèque est un lieu moins familier que dans les pays du Nord, et on imagine moins spontanément s’y rendre pour des activités sur ordinateur.

De plus, souligne Annie Dourlent,

il faut se demander si les bibliothèques ont suffisamment pensĂ© aux services associĂ©s Ă  ces ordinateurs. Il semble que jusqu’à prĂ©sent, elles se soient surtout focalisĂ©es sur les machines. 

D’ailleurs, l’étude montre que 5% des personnes n’ayant pas utilisĂ© d’ordinateur en bibliothèque ont rĂ©pondu qu’elles ne savaient pas suffisamment utiliser cet outil. Pour Annie Dourlent, 

il y a donc une marge de progression dans l’utilisation des ordinateurs en bibliothèques.

La gratuitĂ© unanimement plĂ©biscitĂ©e – A 99%, les utilisateurs d’ordinateurs en libre accès dans les bibliothèques françaises avancent la gratuitĂ© comme une chose « importante ». Taux qui s’établit Ă  92% Ă  l’échelle europĂ©enne.

En France, la gratuité constitue la principale motivation à 41% (contre 33% pour l’Europe). 27% des personnes interrogées disent que c’est pour elles la seule possibilité d’accéder à internet (19% à l’échelle européenne).
A noter, aussi, le fait de « travailler ou être avec des amis ou d’autres personnes », qui concerne 18% des utilisateurs d’ordinateurs dans les bibliothèques françaises (12% au sein de l’UE). Elément qui renvoie au rôle social des équipements de lecture publique.

Une image Ă©cornĂ©e. Â« Il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă  tous les usagers de bibliothèques leur opinion sur les bibliothèques publiques, par l’intermĂ©diaire d’affirmations auxquelles ils devaient rĂ©pondre par « d’accord Â» ou « pas d’accord Â», dĂ©taillent les auteurs du rapport.
Et là, force est de constater que le bilan, pour la France, n’est pas gratifiant. Ainsi, seules 25% des personnes interrogées estiment que les bibliothèques disposent d’un personnel « hautement qualifié » (contre 43% à l’échelle européenne).

C’est le taux le plus bas, se dĂ©sole Christophe Evans. Il y a lĂ  une sorte de dĂ©considĂ©ration relative des compĂ©tences du personnel, et pas seulement sur le numĂ©rique, puisque la question Ă©tait gĂ©nĂ©rale. 

Moins de la moitié des personnes interrogées (44%) trouvent les bibliothèques « conviviales et accueillantes » (contre 58% des Européens).

La charge est lourde car elles font d’énormes efforts sur l’accueil, les politiques des publics, l’élargissement de la gamme des services. Mais manifestement, la reprĂ©sentation des bibliothèques n’a pas beaucoup changĂ©, commentent Annie Dourlent et Christophe Evans. Elles n’ont sans doute pas encore rĂ©ussi Ă  rĂ©unir toutes les conditions permettant de changer leur image. Les horaires d’ouverture, très insuffisants, font sĂ»rement partie des problèmes. Si nous voulons jouer un rĂ´le dans la CitĂ©, ĂŞtre un facteur de cohĂ©sion sociale, il y lĂ  beaucoup de questions Ă  se poser, que nous livrons Ă  nos collègues. 

Une fenĂŞtre sur les apprentissages, la formation et la recherche d’emploi – 26% des usagers ont eu, en France, une activitĂ© « Ă©ducative » en bibliothèque en 2012 (25% Ă  l’échelle europĂ©enne) : confĂ©rence, participation Ă  un dĂ©bat, aide aux devoirs ou Ă  des travaux d’études, sĂ©ance d’initiation Ă  l’informatique etc. 
Ils sont 46% à avoir bénéficié de l’aide d’un bibliothécaire ou d’une démonstration pour utiliser un ordinateur (49% à l’échelle européenne).

23% des utilisateurs d’ordinateurs en bibliothèque ont eu une démarche liée à l’emploi (recherche d’annonces, d’informations sur l’emploi, élaboration de lettres et de CV, amélioration des compétences pour le poste actuellement occupé etc.). Un taux sensiblement inférieur à la moyenne européenne : 30%.

Selon le rapport, les bibliothèques confirment donc leur rôle en tant que tremplins pour l’amélioration des compétences, mais également dans le domaine de l’emploi.

 MĂŞme si elles restent encore minoritaires, de plus en plus de bibliothèques vont sur le terrain de l’apprentissage informel, se fĂ©licite Annie Dourlent. Sur les questions de formation et d’emploi, les bibliothèques doivent se positionner. Et lĂ , les bibliothèques françaises ont une carte Ă  jouer, compte tenu de leur maillage très fin sur le territoire. Mais dans une collectivitĂ©, il s’agit d’un choix politique des Ă©lus pour le positionnement de leur Ă©quipement. La reprĂ©sentation culturelle de la bibliothèque reste très dominante. Il n’est Ă©videmment pas question que les bibliothèques deviennent des auxiliaires de l’Ecole, mais les citoyens vont avoir besoin de formation tout au long de la vie. Les bibliothèques sont donc Ă  la croisĂ©e des thĂ©matiques de formation et de culture.
De mĂŞme, elles devraient commencer Ă  se positionner sur l’accès Ă  l’e-administration, comme on le voit dans d’autres pays europĂ©ens, oĂą l’on trouve des bornes pour effectuer des dĂ©marches administratives et oĂą l’on attend des bibliothĂ©caires qu’ils puissent aider les usagers. Evidemment, cela pose la question des reprĂ©sentations du mĂ©tier et de la formation des professionnels. 

Une enquête inédite

L’enquête de terrain a été réalisée en 2012 par TNS dans 17 pays européens (NOTE) auprès de la population âgée de 15 ans et plus. Outre sa dimension européenne, elle présente l’originalité de se placer du point de vue de l’usager et comprend deux axes : quantitatif et qualitatif (entretiens avec le public).
Le rapport que prĂ©sentera la BPI le 10 septembre 2013 se compose de deux volets : l’un, europĂ©en, prĂ©sente l’ensemble des rĂ©sultats dans les 17 pays Ă©tudiĂ©s : EnquĂŞte paneuropĂ©enne destinĂ©e Ă  Ă©valuer les perceptions des utilisateurs Ă  l’égard des avantages liĂ©s aux technologies de l’information et de la communication dans les bibliothèques publiques ; l’autre prĂ©sente la synthèse des donnĂ©es pour la France, mis en perspective avec les moyennes europĂ©ennes : Perception des avantages offerts par les TIC dans les bibliothèques publiques en France : le point de vue des usagers.

Ce travail s’inscrit dans le contexte europĂ©en de la « croissance intelligente, durable et inclusive » (« stratĂ©gie Europe 2020 », dĂ©finie en 2010). L’étude vise Ă  « mieux comprendre, au niveau de l’UE, l’influence des bibliothèques publiques sur la vie des usagers », affirme le rapport, et Ă  « Ă©valuer de quelle manière les bibliothèques publiques contribuent aux politiques sociales et Ă©conomiques dĂ©finies par la stratĂ©gie Europe 2020″. 

Faire figurer les bibliothèques dans le programme europĂ©en – «Il s’agit aussi de fournir aux bibliothèques des donnĂ©es chiffrĂ©es afin qu’elles disposent d’arguments pour faire valoir leurs activitĂ©s dans l’agenda europĂ©en. Les bibliothèques n’apparaissent dans aucun programme europĂ©en. Pourtant, elles participent aux stratĂ©gies visant Ă  dĂ©velopper l’éducation et la formation, Ă  lutter contre le chĂ´mage, Ă  favoriser une Ă©conomie plus forte.
La Fondation Gates cherche à montrer que les bibliothèques contribuent à l’accès à l’information, sont un vecteur de l’éducation et que des citoyens informés et éduqués permettent la croissance économique de leur pays. En ce sens, il est sans doute plus judicieux de montrer cela que de chercher à tous prix des programmes dédiés aux bibliothèques », plaident Annie Dourlent, déléguée à la coopération nationale et internationale à la Bibliothèque publique d’information (BPI, Centre Pompidou, Paris) et Christophe Evans, chef du Service Etudes et Recherche (Département des publics).

Une opportunité qui prend un relief particulier alors que sont en cours les négociations sur la politique de cohésion 2014-2020, ses programmes opérationnels régionaux, et la répartition des fonds structurels.

Quid du livre numérique ?- A première vue, on pourra s’étonner que l’enquête, dédiée aux technologies de l’information et de la communication en bibliothèque, n’aborde pas la question du livre numérique.
« Pour l’heure, il se passe trop peu de choses autour du livre numérique, notamment en France, autant en termes de développement des collections que des usages. Cela tient aux difficultés relationnelles avec les éditeurs et aux problèmes juridiques », observe Christophe Evans.

Dans chaque pays Ă©tudiĂ©, les enquĂŞteurs ont sollicitĂ© les tutelles des bibliothèques pour enrichir leur travail statistique de donnĂ©es nationales globales. Ainsi, en France, l’Observatoire de la lecture publique (2) a apportĂ© des Ă©lĂ©ments issus de sa dernière collecte de donnĂ©es. « Nous manquons d’études au niveau europĂ©en, note Annie Dourlent. Il faut aller pĂŞcher dans les statistiques nationales de chaque pays, dont les indicateurs sont disparates, avec des dĂ©finitions variables de ce qu’est une bibliothèque, et des couvertures territoriales diffĂ©rentes. Nous devons donc ĂŞtre prudents dans la comparaison des donnĂ©es nationales. En revanche, ce problème ne concerne pas l’enquĂŞte elle-mĂŞme, qui repose sur des rĂ©ponses Ă  des questions. »

Notes

Note 01 Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni Retour au texte

Note 02 service du livre et de la lecture, ministère de la culture et de la communication Retour au texte

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