RĂ©ponse du ministère de l’action et comptes publics : Les articles 97 et 97 bis de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives la fonction publique territoriale organisent la prise en charge des fonctionnaires territoriaux momentanĂ©ment privĂ©s d’emploi.
Après une suppression d’emploi et un placement en surnombre pendant un an dans les effectifs de la collectivitĂ© territoriale Ă des fins de reclassement prioritaire, le fonctionnaire momentanĂ©ment privĂ© d’emploi (FMPE) est pris en charge par son centre de gestion (CDG) ou par le centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) selon sa catĂ©gorie d’emploi.
Pendant la pĂ©riode de prise en charge, le CDG ou le CNFPT peut lui proposer tout emploi vacant correspondant Ă son grade. Il est tenu de suivre toutes les actions d’orientation, de formation et d’Ă©valuation destinĂ©es Ă favoriser son reclassement. Le CDG ou le CNFPT bĂ©nĂ©ficie, au titre de la prise en charge d’un FMPE, d’une contribution financière de la collectivitĂ© ou de l’Ă©tablissement d’origine.
Selon que cette collectivité est affiliée ou non au CDG, le montant de cette contribution financière est plus ou moins important.
La loi n° 2019-828 du 6 aoĂ»t 2019 de transformation de la fonction publique modernise le dispositif de prise en charge des FMPE. Ce nouveau dispositif, dĂ©crit aux articles 21-I-4°, 78 et 79 et 94-XVI de cette mĂŞme loi, tend principalement Ă faciliter et favoriser le retour Ă l’emploi des FMPE.
Il prĂ©voit notamment le renforcement du mĂ©canisme de dĂ©gressivitĂ© de la rĂ©munĂ©ration en le portant de 5 Ă 10 % par an et en supprimant le principe d’une rĂ©munĂ©ration plancher de 50%. A l’expiration de cette pĂ©riode de prise en charge financière, soit dix ans, le FMPE pourra dĂ©sormais ĂŞtre licenciĂ© ou admis Ă la retraite.
Des dispositions particulières d’entrĂ©e en vigueur ouvrent Ă©galement la possibilitĂ© de licencier ou de mettre Ă la retraite d’office les FMPE dĂ©jĂ pris en charge depuis plus de dix ans dans un dĂ©lai d’un an Ă compter de la publication de la loi.
Pour les autres agents, la durĂ©e de prise en charge constatĂ©e antĂ©rieurement Ă la date de publication de ladite loi sera prise en compte dans le calcul du dĂ©lai au terme duquel cesse cette prise en charge. Ces nouvelles modalitĂ©s s’accompagnent d’un renforcement du dispositif d’accompagnement de ces agents dès leur prise en charge par le centre de gestion ou le CNFPT. Ils bĂ©nĂ©ficient dĂ©sormais d’un projet personnalisĂ© destinĂ© Ă favoriser leur retour Ă l’emploi et peuvent, le cas Ă©chĂ©ant, ĂŞtre reclassĂ©s dans les autres versants de la fonction publique.
Selon les derniers chiffres disponibles, il existe 443 FMPE. 410 sont pris en charges par les centres de gestion (150 de catégorie A ; 93 de catégorie B ; 167 de catégorie C) et 33, appartenant à la catégorie A+, sont gérés par le CNFPT.
Références
Question écrite d'Emmanuel Maquet, n°22281, JO de l'Assemblée nationale du 15 octobre.
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