Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Vrai / Faux

Traité transatlantique : ce qui pourrait changer (ou pas)

Publié le 18/05/2015 • Par Brigitte Menguy • dans : Dossiers d'actualité, Europe

Critère de préférence locale dans les marchés publics, remunicipalisation des services publics, nivellement par le bas des normes sanitaires, etc... Selon ces détracteurs, plusieurs points du projet de traité transatlantique pourraient changer de façon drastique le quotidien des collectivités territoriales. Décryptage de la Gazette.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Parce qu’il inquiète les collectivitĂ©s, le traitĂ© transaltlantique vĂ©hicule beaucoup d’idĂ©es fausses, notamment en matière de commande publique. Mais, mĂŞme sans tomber dans cette facilitĂ© alarmiste, il convient de faire le point sur ce qui pourrait changer concrètement dans la gestion des services publics locaux. Retour sur un traitĂ© qui va bouleverser le quotidien des collectivitĂ©s.

Les acheteurs publics ne pourront plus attribuer leurs marchés selon un critère de préférence locale

fauxSous peine d’ĂŞtre poursuivies devant le tribunal d’arbitrage privĂ© (RDIE) par une entreprise amĂ©ricaine exclue d’un marchĂ© public, les collectivitĂ©s adjudicatrices ne pourront pas insĂ©rer une clause de prĂ©fĂ©rence locale dans leurs cahiers des charges, afin de favoriser une entreprise rĂ©gionale ou, au minimum, française.

Beaucoup d’Ă©lus et de syndicats craignent que, sans ce critère de prĂ©fĂ©rence, les petites structures locales ne soient pas armĂ©es face aux gĂ©ants amĂ©ricains, plus compĂ©titifs, rĂ©pondant aux appels d’offres.

Or, rien de nouveau, comme le rappelle Alain BĂ©nard, vice-prĂ©sident de l’Association des acheteurs publics : « La prĂ©fĂ©rence locale est contraire au principe constitutionnel d’Ă©galitĂ© et passible de poursuites pĂ©nales sur le fondement du dĂ©lit de favoritisme. Elle est Ă©galement interdite au niveau europĂ©en au nom du principe de non-discrimination, comme le rĂ©pète la Cour europĂ©enne de justice dans sa jurisprudence. »

En revanche, les collectivitĂ©s auront toujours, en thĂ©orie, la possibilitĂ© d’insĂ©rer une clause environnementale pour privilĂ©gier les circuits courts…

Une fois délégués, les services publics locaux ne pourront plus être remunicipalisés

vraiEn application du principe selon lequel le libre-Ă©change est incompatible avec une Ă©conomie Ă©tatisĂ©e, les traitĂ©s internationaux de commerce pourraient empĂŞcher les collectivitĂ©s territoriales de remunicipaliser un service public local qu’elles auraient dĂ©lĂ©guĂ©.

Ainsi, cet effet « cliquet » leur imposerait un mode de gestion dĂ©lĂ©guĂ©e de leurs services publics. Ce qui conduirait Ă  une rĂ©duction considĂ©rable du pĂ©rimètre de l’intervention publique et porterait atteinte au principe de libre administration des collectivitĂ©s.

Si, « Ă  l’heure actuelle, rien n’indique dans le traitĂ© transatlantique que le retour en rĂ©gie d’un service public local serait interdit », tente de rassurer Mathias Audit, professeur de droit international privĂ© Ă  l’universitĂ© Paris 10, « une entreprise dĂ©lĂ©gataire pourrait contester, devant le tribunal arbitral privĂ©, la rupture de son contrat par la collectivitĂ© pour cause de remunicipalisation du service ».
Toutefois, dans ce cas, ce n’est pas la collectivitĂ© mais l’Etat, seul signataire du traitĂ©, qui pourrait ĂŞtre amenĂ© Ă  rĂ©pondre devant le tribunal d’arbitrage.

Des règles sanitaires moins contraignantes s’imposeront en matière de restauration scolaire

fauxL’harmonisation des normes europĂ©ennes et amĂ©ricaines est une idĂ©e forte du traitĂ© transatlantique. Or, les diffĂ©rences normatives Ă©tant importantes entre les deux continents, seul un ajustement et non une Ă©galisation pure et parfaite semble envisageable.

Les Ă©lus locaux s’inquiètent nĂ©anmoins de l’arrivĂ©e de nouvelles règles sanitaires potentiellement moins contraignantes que les textes actuels – interdisant, par exemple, le bĹ“uf aux hormones, les produits contenant des OGM, etc. -, qui s’imposeraient aux collectivitĂ©s dans leurs achats d’aliments pour la restauration scolaire.

Mais, comme le prĂ©cise JĂ©rĂ´me Michon, enseignant en droit des marchĂ©s publics et privĂ©s, « les collectivitĂ©s gardent la maĂ®trise de leurs cahiers des charges ». Elles pourront donc toujours insĂ©rer, dans leurs offres de marchĂ©, des clauses de dĂ©veloppement durable, comme le permettent aujourd’hui les articles 5 et 6 du code des marchĂ©s publics. Une possibilitĂ© d’orienter des appels d’offres, qui continueront ainsi de traduire leur volontĂ© de disposer d’un large Ă©ventail de produits de qualitĂ©, qu’il s’agisse de productions estampillĂ©es « Label rouge » ou sous appellation d’origine.

Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Traité transatlantique : ce qui pourrait changer (ou pas)

Votre e-mail ne sera pas publié

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement