Le dispositif d’aide Ă l’investissement locatif a Ă©tĂ© recentrĂ© sur les zones tendues.
Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, lors du conseil de modernisation des politiques publiques du 4 avril 2008, de recentrer les aides fiscales Ă l’investissement locatif privĂ© (les dispositifs dits «Robien» et «Borloo») sur les zones dans lesquelles les besoins de logement sont prioritaires et oĂą il existe des tensions sur le marchĂ© du logement locatif. Il s’agissait notamment de protĂ©ger les particuliers qui peuvent ĂŞtre incitĂ©s Ă investir lĂ oĂą l’Ă©tat du marchĂ© locatif ne leur permet pas de louer leur bien dans des conditions optimales. Cette dĂ©cision s’applique Ă©galement au nouveau dispositif d’aide Ă l’investissement locatif privĂ© dit «Scellier», créé par l’article 31 de la loi de finances rectificative pour 2008.
Il n’est dĂ©sormais plus possible, pour tout nouveau programme de logements, de bĂ©nĂ©ficier des dispositifs d’aides Ă l’investissement locatif privĂ© hors des zones A, B1 et B2. En application de l’article 48 de la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, une rĂ©vision du classement des communes entre les zones A, B1, B2 et C a Ă©tĂ© effectuĂ©e de manière Ă mieux reflĂ©ter les tensions du marchĂ© locatif privĂ©. Elle est entrĂ©e en vigueur suite Ă la publication d’un arrĂŞtĂ© datĂ© du 29 avril 2009 au Journal officiel du 3 mai 2009. Cette rĂ©vision du zonage a Ă©tĂ© menĂ©e Ă partir d’un travail technique visant Ă identifier, par rapport au zonage antĂ©rieur, les dĂ©classements et reclassements potentiels. Ce travail technique s’est appuyĂ© sur les contributions des services dĂ©concentrĂ©s de l’État et sur l’analyse combinĂ©e de deux indicateurs statistiques : un indicateur synthĂ©tique de tension, qui prend notamment en compte le taux de mobilitĂ© dans le parc HLM, la part des mĂ©nages bĂ©nĂ©ficiaires des aides au logement dont le taux d’effort est supĂ©rieur Ă 39% et le niveau des prix des logements et des loyers ; et un indicateur conjoncturel tenant compte de l’analyse du marchĂ© par les professionnels de l’immobilier.
Ă€ la suite d’Ă©changes plus approfondis avec les professionnels de l’immobilier, le principe d’unitĂ© des structures intercommunales a Ă©tĂ© retenu : il s’agit d’Ă©viter de classer, au sein du pĂ©rimètre d’un mĂŞme Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale (EPCI, hors communautĂ©s de communes), des communes dans deux zones diffĂ©rentes ; en revanche, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© qu’au sein d’une agglomĂ©ration oĂą le marchĂ© du logement prĂ©sente de fortes disparitĂ©s, certaines communes pouvaient ĂŞtre classĂ©es en zone B1 et d’autres en zone B2.
Pour accompagner le plan de relance dĂ©cidĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique dans le domaine du logement, le gouvernement a dĂ©cidĂ© de ne pas exclure, dans l’immĂ©diat, les communes jusqu’Ă prĂ©sent classĂ©es en zones B1 et B2 et qui auraient pu justifier un dĂ©classement en zone C. L’Ă©volution du marchĂ© locatif de ces communes, parfois proche de la saturation, sera nĂ©anmoins suivie avec attention.
Références
Question écrite de Jean - Luc Reitzer, JO de l'Assemblée nationale du 8 décembre 2009, n° 60592
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