Et un de plus !  Philippe Richert lance un nouveau pavĂ© dans la mare des candidats Ă la Primaire de droite, en affirmant Ă la Une du site Rue 89 Strasbourg « On ne reviendra plus sur la rĂ©forme territoriale ».
Dans cet entretien, le patron LR de la rĂ©gion Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine explique : « Il faut que notre pays arrĂŞte d’imaginer qu’il a du temps Ă perdre et soit au rendez-vous de sa modernisation. On ne peut pas passer 6 ans Ă rĂ©former, 6 ans Ă dĂ©faire, 6 ans Ă refaire […] La plupart des gens ne croient pas deux secondes qu’on va revenir sur la rĂ©forme territoriale. »
Et Philippe Richert n’est visiblement pas le seul dans son camp Ă partager ce point de vue…et Ă oser le dire.
Ainsi avant lui, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e des dĂ©partements de France (ADF), Dominique Bussereau ou encore François Baroin, le prĂ©sident des maires de France (AMF), s’Ă©taient dĂ©jĂ manifestĂ©s :
« La loi a été votée, il faut la faire vivre », explique ainsi François Baroin, qui regrette cependant un calendrier « trop court et trop dense ».
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Idem pour GĂ©rard Larcher, le prĂ©sident du SĂ©nat, qui comme le rapporte L’Express, semble usĂ© par ces va-et-vient lĂ©gislatifs incessants :  « Il faut qu’on soit prudent avant de recasser la rĂ©forme territoriale. Les Ă©lus locaux n’en peuvent plus des changements incessants, ils ont besoin de stabilitĂ© ».
Candidat, m’entends-tu ?
Des prises de position successives qu’il convient Ă©videmment de mettre en relation avec la course Ă la primaire qui se joue actuellement Ă Droite. Aussi, la rĂ©forme territoriale, et surtout la grogne qu’elle  suscite, n’a Ă©videmment pas Ă©chappĂ© aux candidats Ă l’investiture LR qui se positionnent volontiers sur ce sujet polĂ©mique.
Ce que constate, lucide, Philippe Richert : « Lorsqu’un candidat Ă la primaire de la droite passe ici ou ailleurs, Ă©videmment il veut faire plaisir en disant Ă ceux qui veulent entendre « mais bien entendu, on va faire ce que vous souhaitez ». Sauf que ce que l’on souhaite diffère d’un endroit Ă l’autre et on voit très bien que revenir sur tout ce qui a Ă©tĂ© fait sera très difficile. »
Et si Alain JuppĂ© semble ĂŞtre sur la mĂŞme ligne que les barons de son parti quant au maintien de cette loi mĂŞme contestĂ©e, les autres « grands » candidats ont dĂ©cidĂ©, eux, de proposer de nouvelles solutions pour au mieux l’amĂ©nager au pire la rĂ©former.
A l’image de Bruno Le Maire. InterrogĂ© par La Gazette, le dĂ©putĂ© de l’Eure assure avoir entendu le besoin de stabilitĂ© des collectivitĂ©s, il n’exclut pas pour autant une « clarification des compĂ©tences de chacun, [de] la simplification et [des] Ă©conomies indispensables dans une pĂ©riode budgĂ©taire contrainte pour tous ».
De son cĂ´tĂ©, François Fillon ambitionne lui de « rĂ©duire le nombre de collectivitĂ©s… et ainsi leur poids dans la dĂ©pense publique qu’il estime Ă 20% du total ». « Cette nouvelle organisation territoriale devrait faire partie de plusieurs « rĂ©formes dĂ©cisives » qui feraient l’objet d’un rĂ©fĂ©rendum » dĂ©taille le  Courrier des Maires.
Quant au candidat non-déclaré Sarkozy, son hostilité aux nouvelles super-région créées par son successeur, ne fait guère de doute !
Ainsi, le prĂ©sident de LR a Ă©voquĂ© au fil de ces derniers mois, l’idĂ©e de procĂ©der Ă un rĂ©fĂ©rendum sur la question, voire Ă Â un reformatage de la carte des cantons et des rĂ©gions. Rien de moins.
Bref, les Ă©lus locaux de droite ont encore du chemin Ă parcourir pour faire porter leurs voix…jusqu’Ă Paris !








