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Baromètre des territoriaux

La réforme territoriale va-t-elle générer des économies ?

Publié le • Par • dans : Actualité Club finances, France

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BAROMETRE_380x253 © Pascale Distel

Parce que votre opinion nous intéresse, La Gazette a constitué un panel de fonctionnaires territoriaux que nous interrogeons sur l'actualité des politiques publiques et du statut de la fonction publique. Cette semaine : la réforme territoriale va-t-elle générer des économies ?

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Cet article fait partie du dossier

Baromètre : l’opinion des fonctionnaires territoriaux, chaque semaine

 

Leçon n° 1 - Un désaveu massif

Les professionnels des collectivités interrogés par « La Gazette » ont un avis définitif : 77 % d’entre eux considèrent que la réforme territoriale initiée par le gouvernement Valls au printemps 2014 ne générera pas d’économies. Seuls 12 % sont d’un avis contraire. Ce point de vue ne varie guère selon les tailles de commune, un peu plus en fonction des catégories de fonctionnaires, les B croyant à 15 % au discours gouvernemental. Le seul véritable clivage concerne les agents départementaux et régionaux. Si les premiers, à qui la réforme retire un certain nombre de prérogatives, ne croient absolument pas à des économies (à 83 %), les seconds, principaux bénéficiaires des textes, se montrent davantage conquis : 20 % d’entre eux estiment que la nouvelle architecture accouchera de marges budgétaires.

Leçon n° 2 - Faute en est à un discours peu cadré

Dans un entretien au « Figaro », le 8 mai 2014, le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, André Vallini – devenu depuis secrétaire d’Etat au Développement et à la francophonie – s’était particulièrement avancé. « Le budget des collectivités représente au total 250 milliards d’euros. Les meilleurs spécialistes pensent qu’en tablant sur des économies d’échelle et des suppressions de doublons, qui pourraient à terme représenter de 5 % à 10 %, on arrive à un gain annuel de 12 à 25 milliards d’euros à moyen terme », avait lâché André Vallini. Un calcul au doigt mouillé qui avait suscité un certain scepticisme. La principale mesure de la réforme territoriale est en effet la fusion des régions. Or cet échelon pèse moins de 30 milliards d’euros, là où les départements affichent des budgets plus de deux fois supérieurs et le bloc communal des comptes quatre fois plus élevés. Il existe, en sus, peu de leviers d’économies de personnel à cet échelon. Les effectifs des régions culminent en effet à 80 000 agents, contre 20 fois plus pour le bloc communal.

Références

Réalisé par « La Gazette » auprès d‘un échantillon représentatif de 1 355 fonctionnaires territoriaux sur internet le 17 mars 2016 (255 répondants).

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Thèmes abordés Collectivités territorialesRéforme territoriale

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  1. 1. Henri Tanson 19/04/2016, 12h57

    Je suis en partie d'accord avec NON. Et avec Martien... (Sacrés pseudos...)
    On ne parle plus que "d'économies" comme si c'était le seul objectif...
    Si, faire des économies, c'est réduire les budgets, alors oui, il suffit de supprimer les services publics...!
    Amusant, non ?
    Tellement amusant qu'il semblerait que ce soit la volonté de ceux qui nous imposent ces réformes... Je ne parle pas de nos ministres, mais de l'Union européenne qui est derrière tout cela. Il faudrait peut-être qu'un jour, la Gazette s'intéresse aux textes européens qui s'imposent à nous, non ?
    Vous avez peut-être lu le programme de réformes 2015 édité par la Commission, à l'attention, intention, de la France ? On y trouve tout ce que l'on y cherche, à ce sujet.
    Vous connaissez les GOPÉ, les grandes orientations politiques et économiques ?
    Le but affiché, clairement, est la réduction des dépenses de l'Etat, par tous les moyens, sans tenir aucunement compte de l'intérêt que représentent pour la France, d'avoir des Services publics performants et développés...
    Les fonctionnaires européens, qui grattent le papier à longueur de journée, n'ont absolument rien à faire de notre modèle social !...
    Nous seuls pouvons défendre nos services publics...
    Mais notre gouvernement est aligné sur la doxa européenne...
    Obéissant.
    Et traîtres à notre Nation...
    Je dis ça...

  2. 2. NON 19/04/2016, 10h14

    Je ne partage pas le point de vue de "Martien". Ce n'est pas la suppression de services publics qui peut générer des économies.

    Il faut déjà s'entendre par "économies": pourquoi? pour qui?

    Depuis de nombreuses années, le citoyen a demandé à bénéficier de plus de services; ce à quoi les élus ont répondu favorablement. La question est donc de savoir quels services les élus ne veulent plus mettre à la disposition de la population.
    Quand on pose la question de manière simple, en citant les services à supprimer, chaque catégorie de personnes répond par rapport à ses propres intérêts:
    - les jeunes parents: ne pas toucher aux crèches mais on pourrait voir ce que l'on peut réduire pour les personnes agées.
    - les séniors ne veulent pas que l'on remette en cause ce qui leur apporte une certaine confiance dans l'avenir mais quel besoin de mettre tant d'argent pour des actions envers les jeunes qui n'en sont pas reconnaissants...

    Bien sûr, ces propos sont excessifs mais ils représentent de manière caricatgurale le problème.

    La vraie question pour faire des économies est donc de savoir les dépenses que l'on peut réduire, sans mettre à la rue toute une partie de la société, tout en prenant en compte les besoins des générations futures.

    Sur ce point, l'Etat commence à se poser les bonnes questions que la Cour des Comptes a déjà abordé à de nombreuses reprises; comme les différents systèmes d'aides dont les ambitions sont bien loin des réalités.
    Mais l'Etat aura-t-il le courage d'aller au bout de la démarche?
    Il pourrait si avant de remettre en cause les "avantages" des sans grade il balayait devant sa porte en mettant fin à certaines gabegies concernant les droits inaliénables des élus. Un exemple: les 10 M€ annuels de coût des anciens Présidents de la République (NB: sans compter leurs retraites souvent dorées - ne dit-on pas que le revenu mensuel de l'un d'eux est de 30.000 €?).

    La France peut faire des économies; sans remettre en cause les principes mêmes de la démocratie mais en les encadrant.

    Ne dit-on pas que les gouttes d'eau forment les rivières?
    Ainsi, en corrigeant les excès d'abord de ceux qui sont aux plus hautes fonctions (exemplarité), on pourra mieux apporter les réponses aux questions de fond posées par les citoyens.

  3. 3. Martien 18/04/2016, 12h13

    C'est la suppression de services publics qui peut générer des économies.

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