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  • « Le gouvernement n’entend pas accĂ©lĂ©rer le dĂ©bat sur la dĂ©centralisation » – RenĂ© Vandierendonck, rapporteur

ACTE III DE LA DÉCENTRALISATION

« Le gouvernement n’entend pas accĂ©lĂ©rer le dĂ©bat sur la dĂ©centralisation » – RenĂ© Vandierendonck, rapporteur

PubliĂ© le 21/05/2013 ‱ Par Laure Martin ‱ dans : A la une, France

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La Gazette
Le sĂ©nateur socialiste du Nord, RenĂ© Vandierendonck, rapporteur du projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des mĂ©tropoles, aborde les modifications apportĂ©es au texte par la commission des lois mercredi 15 mai 2013.

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Vous venez de remettre votre rapport sur le projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des mĂ©tropoles. Quelles sont vos principales conclusions ?

La commission des lois a Ă©tĂ© saisie dans un dĂ©lai relativement court. Elle a relevĂ© un certain nombre de prĂ©alables. Ainsi, elle a demandĂ© au gouvernement de profiter du dĂ©bat public qui commence le 30 mai pour prĂ©ciser le calendrier d’examen des volets 2 et 3 du projet de loi.
Elle a Ă©galement rappelĂ© que si le texte a fait l’objet d’une concertation approfondie par le gouvernement et les associations reprĂ©sentatives de la diversitĂ© du territoire français, cela ne doit pas faire disparaĂźtre les deux initiatives attendues par les 20 000 Ă©lus consultĂ©s lors des Etats gĂ©nĂ©raux de la dĂ©mocratie territoriale, Ă  savoir l’allĂ©gement des normes et l’amĂ©lioration du statut de l’élu.

La commission s’est donc attachĂ©e Ă  simplifier le texte initial


MĂȘme si le gouvernement a largement pris en compte les Ă©lĂ©ments de la pensĂ©e du SĂ©nat sur la dĂ©centralisation, le texte restait trop complexe, trop normatif, et pas assez souple. Nous nous sommes donc attachĂ©s Ă  le simplifier.

Pour l’organisation de l’action publique, nous avons fait le choix de laisser Ă  la confĂ©rence territoriale – qui doit se rĂ©unir Ă  l’échelon rĂ©gional – le soin de s’organiser elle-mĂȘme, librement, et d’inviter Ă  ses travaux les membres les plus intĂ©ressants en fonction de l’ordre du jour. Nous avons voulu consacrer le principe de libre administration.
Nous avons aussi souhaitĂ© donner la possibilitĂ© aux collectivitĂ©s d’adopter entre elles des conventions pour l’organisation des compĂ©tences. Ce fonctionnement dĂ©coule de celui de la confĂ©rence territoriale, d’oĂč la suppression du pacte de gouvernance territoriale.

Le texte de la commission modifie Ă©galement les compĂ©tences des chefs de file…

Nous ne pouvons pas dissocier le tourisme du dĂ©veloppement Ă©conomique, c’est pourquoi la rĂ©gion doit en ĂȘtre le chef de file. Nous avons rajoutĂ© aux rĂ©gions l’innovation pour montrer le lien Ă©troit entre la recherche et la compĂ©titivitĂ©.
En ce qui concerne le dĂ©partement, nous lui avons reconnu le rĂŽle irremplaçable de chef de file dans ses domaines de compĂ©tences par nature, Ă  savoir l’action et la cohĂ©sion sociale, et l’autonomie des personnes.
La notion d’amĂ©nagement du territoire comme Ă©chelon de solidaritĂ© des territoires devra ĂȘtre prĂ©cisĂ©e, elle, pendant le dĂ©bat.

Le troisiĂšme niveau, celui des communes, Ă©tait humiliant puisqu’on leur avait confiĂ© la qualitĂ© de l’air et la mobilitĂ© durable… Pour nous, l’amĂ©nagement local fait bien partie des compĂ©tences du bloc communal. Le plan local d’urbanisme (PLU) doit Ă©galement ĂȘtre coproduit par la commune.

Quelles modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es au niveau des mĂ©tropoles ?

Nous avons considĂ©rĂ© qu’il faut une taille critique. Mais cela ne suffit pas. Il faut une intĂ©gration trĂšs poussĂ©e, une synergie dans l’exercice des compĂ©tences intĂ©grĂ©es par l’Ă©chelon intercommunautaire. 
Mais une mĂ©tropole doit Ă©galement avoir une politique qui s’exerce sur son territoire. Elle produit ses effets par rapport Ă  sa rĂ©gion si elle constitue un moteur de dĂ©veloppement.

Comme le SĂ©nat l’a toujours dit, les mĂ©tropoles de dimension europĂ©enne ne sont pas plĂ©thores. C’est toujours un exercice dangereux d’en dĂ©terminer les critĂšres. Mais il fallait un nombre limitĂ©, d’oĂč le seuil que nous avons instaurĂ©.
Et en mĂȘme temps, le fait mĂ©tropolitain apparaĂźt dans des espaces plus nombreux.

Toutes les mĂ©tropoles n’ont pas la prĂ©tention de jouer Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne. Mais elles ont quand mĂȘme un rĂŽle Ă  jouer Ă  l’Ă©chelon rĂ©gional. Aussi avons-nous ajoutĂ© la possibilitĂ© de crĂ©er une communautĂ© urbaine si une intercommunalitĂ© rĂ©unit au moins deux des fonctions de commandement suivants :

  • siĂšge du chef-lieu de rĂ©gion,
  • siĂšge d’un centre hospitalier universitaire,
  • siĂšge d’un pĂŽle universitaire,
  • prĂ©sence d’au moins deux pĂŽles de compĂ©titivitĂ©,
  • prĂ©sence d’au moins deux pĂŽles d’excellence.

Et en ce qui concerne les mĂ©tropoles au rĂ©gime particulier ?

Concernant la mĂ©tropole de Paris, pour la commission des lois, elle est trĂšs problĂ©matique dans sa structuration intercommunale. Elle devra avoir son schĂ©ma dĂ©finitif au 1er janvier 2017, et se concentrera sur la problĂ©matique du logement et de la performance Ă©nergĂ©tique de l’habitat.

En ce qui concerne Aix-Marseille-Provence, nous sommes devant un territoire qui présente un atout mais qui est trÚs morcelé. Les inégalités territoriales et sociales ne font que se creuser.
Le gouvernement a fait le choix de passer en force. Le SĂ©nat considĂšre que ce n’est pas la solution. Nous estimons que les orientations prises par le gouvernement sont les bonnes mais on ne parviendra pas Ă  doter ce territoire de vrais moyens financiers s’il n’y a pas, Ă  terme, une seule intercommunalitĂ© qui fĂ©dĂšre les six existantes.

Compte tenu de l’opposition massive des maires au projet de loi initial, il convient d’ouvrir un espace de concertation et une confĂ©rence des maires doit donc ĂȘtre constituĂ©e sans dĂ©lai.
Quant à Lyon, le dispositif est bien adapté au territoire.

Comment envisagez-vous le débat en séance publique, qui doit débuter le 30 mai ?

Le gouvernement n’entend pas accĂ©lĂ©rer le dĂ©bat. L’examen du projet de loi va donc se dĂ©rouler dans le cadre d’une navette parlementaire complĂšte entre les deux chambres. Le dĂ©bat va ĂȘtre long et intĂ©ressant. Pour l’action publique, ce sont des Ă©chĂ©ances trĂšs importantes.

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« Le gouvernement n’entend pas accĂ©lĂ©rer le dĂ©bat sur la dĂ©centralisation » – RenĂ© Vandierendonck, rapporteur

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7et36et9

22/05/2013 06h51

pourquoi faire simple , quand on veut faire compliqué ?
il a dĂ©jĂ  fallu 18 ans ( 1982-2000 ) , pour transfĂ©rer toutes les RN , ordinaires , mal entretenues , dans les RD , rĂ©sultat le rĂ©seau des RD , n’est pas homogĂšne , de 1987 Ă  2000 , des RD , 2 fois 2 voies pour 4000 v/j , ont Ă©tĂ© crĂ©es pour dĂ©vier un village de 500 habitants , alors qu’il fallait 25 000 v/j pour qu’une RN , le soit !
Je ne comprends pas , qu’on ne fasse pas la rĂ©volution nĂ©cessaire , pour relancer l’entreprise FRANCE , en remplaçant le mille feuilles Ă  7 couches entrecroisĂ©es par 3 filiales , autonomes et solidaires d’une politique
gĂ©nĂ©rale qui reste Ă  dĂ©finir : l’ETAT , 8 REGIONS fusionnĂ©es avec les dĂ©partements et 2 500 collectivitĂ©s locales fusionnĂ©es avec les 36 400 communes ! En 10 ans , la dette serait supprimĂ©e avec 80 000 Ă©lus au lieu de 550 000 et 4,5 millions de fonctionnaires au lieu de 5,5 !

logique

22/05/2013 08h39

Qu’entend-il par amĂ©lioration de la vie de l’Ă©lu ?
Une indemnitĂ© Ă  140 % de l’indice le plus haut de la fonction publique territoriale (d’argent de poche bien sĂ»r) n’est-ce pas suffisant ?
Ceci pour les petites collectivités
Argent de poche car il y a :
– le chauffeur,
– l’appartement,
– les frais de bouche,
– les frais de reprĂ©sentation,
– le remboursement des frais supplĂ©mentaires,
et j’en passe…
Alors, pour les grandes mĂ©tropoles, n’en parlons pas…
Il n’y a que le pognon qui les intĂ©resse et lorsqu’ils font une dĂ©claration de patrimoine, ils n’ont rien sur leur compte… ou trĂšs peu et on veut qu’ils gĂšrent la France… Un peu de sĂ©rieux

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