Oui. La commune peut diffuser, notamment pour les communes de plus de 3500 habitants conformĂ©ment Ă l’article L.2121-27-1 du CGCT (Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales), sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information gĂ©nĂ©rale sur les rĂ©alisations et la gestion du conseil municipal. Le terme de « bulletin d’information gĂ©nĂ©rale » s’applique Ă la communication rĂ©guliĂšre sur les actions menĂ©es par la municipalitĂ©, quel que soit le support utilisĂ©: publications pĂ©riodiques Ă©ditĂ©es directement par la commune ou gĂ©rĂ©es par un tiers, diffusion sur papier ou par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, insertion de bulletins d’information gĂ©nĂ©rale dans la presse locale, etc.
Absence de polĂ©mique partisane – S’agissant de la communication en pĂ©riode Ă©lectorale, les dispositions du Code Ă©lectoral peuvent Ă©galement concerner les « bulletins municipaux » selon que leur contenu relĂšve de la propagande Ă©lectorale ou du simple compte rendu des activitĂ©s municipales, sans rapport avec les scrutins. La communication locale n’a pas Ă s’interrompre au motif de la proximitĂ© d’un scrutin et peut continuer sans risque juridique, Ă condition de demeurer informative et dĂ©nuĂ©e de toute polĂ©mique partisane (CE, 7 dĂ©c. 2005, req. n° 275732 ; CE, 15 juin 2005, req. n° 273719 ; CE, 15 avril 2005, req. n° 270423).
Droit dâexpression des Ă©lus minoritaires – La jurisprudence intervenue en matiĂšre Ă©lectorale a donc prĂ©cisĂ© que ne sont pas concernĂ©es par la prohibition de campagne de promotion publicitaire qui fait l’objet de l’article L.52-1 du Code Ă©lectoral les publications rĂ©guliĂšres initiĂ©es par les collectivitĂ©s territoriales Ă des dates sans rapport avec le scrutin en cause et dont le contenu demeure informatif, gĂ©nĂ©ral et dĂ©nuĂ© de caractĂšre polĂ©mique ou partisan (CE, 9 oct. 1996, req. n°176783, 176795 et 176824, « Elect. municipales de Cherbourg »).
Ainsi, le respect du droit d’expression des Ă©lus minoritaires dans les bulletins municipaux n’est pas incompatible avec les dispositions du Code Ă©lectoral dĂšs lors que le contenu de leurs Ă©crits ne peut ĂȘtre assimilĂ© Ă de la propagande Ă©lectorale, dans le respect de l’article L.52-1 susvisĂ© comme de l’article L.52-8 alinĂ©a 2 du mĂȘme code qui interdit aux personnes morales, hormis les partis et groupements politiques, de participer au financement de la campagne d’un candidat de quelque maniĂšre que ce soit.
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