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Parlement

AssemblĂ©e nationale : les textes qui attendent les collectivitĂ©s territoriales jusqu’Ă  fĂ©vrier 2026

Publié le 31/10/2025 • Par Léna Jabre Pierre Garcia Romain Gaspar • dans : Actu juridique, France

Assemblée nationale-UNE
Yvan Reitserof - Fotolia
Le gouvernement a dévoilé, dans une lettre datée du 28 octobre et adressée à Yaël Braun-Pivet, une première esquisse du calendrier législatif à l’Assemblée nationale entre novembre 2025 et février 2026. Marquée par les débats budgétaires, cette séquence s’annonce dense, avec des textes attendus sur la cybersécurité, les Outre-mer, le statut de l’élu local, le Zéro artificialisation nette ou encore la fin de vie. Mais aussi de grands absents, comme la décentralisation ou la sécurité.

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Dans une lettre datĂ©e du 28 octobre 2025, le ministre chargĂ© des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a dĂ©voilĂ© Ă  la prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e nationale, YaĂ«l Braun-Pivet, le calendrier des textes dont le gouvernement prĂ©voit l’inscription Ă  l’ordre du jour, de novembre 2025 Ă  fĂ©vrier 2026.

Mais Ă  ce stade, il a seulement un caractère indicatif car l’Ă©pĂ©e de Damoclès de la censure pèse toujours au dessus la tĂŞte de l’exĂ©cutif.

Saison budgétaire

Sans surprise, la fin de l’annĂ©e 2025 sera surtout consacrĂ©e aux discussions sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale pour 2026 et, sous rĂ©serve de son dĂ©pĂ´t, le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025.

L’Ă©preuve s’annonce « difficile » Ă  passer sans encombre, selon les propres mots du rapporteur gĂ©nĂ©ral du budget Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Philippe Juvin (LR). Dans la nuit du 22 au 23 octobre, la commission des Finances de l’AssemblĂ©e nationale a rejeté l’ensemble de la première partie du PLF sur les recettes. Les dĂ©bats ont dĂ©butĂ© en sĂ©ance publique le 24 octobre et Ă©taient prĂ©vus jusqu’au lundi 3 novembre. Mais, face au nombre important d’amendements, les dĂ©bats de la première partie du PLF 2026 reprendront la semaine du 10 novembre, après l’examen du projet de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026 (PLFSS). L’AssemblĂ©e nationale doit thĂ©oriquement avoir adoptĂ© les deux parties, recettes et dĂ©penses, avant le 23 novembre, pour respecter le dĂ©lai constitutionnel de 40 jours. Dans le cas contraire, le texte initial sera transmis aux sĂ©nateurs.

Enfin, le projet de loi relatif Ă  la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui devrait ĂŞtre discutĂ© en sĂ©ance publique au SĂ©nat les 12, 13 et 18 novembre 2025, est inscrit Ă  l’agenda de l’AssemblĂ©e nationale en dĂ©cembre. Ce texte concerne les maisons dĂ©partementales des personnes handicapĂ©es et les collectivitĂ©s territoriales compĂ©tentes pour le service de l’allocation personnalisĂ©e d’autonomie.

Un statut pour les élus locaux, enfin

En dĂ©cembre, la proposition de loi portant crĂ©ation d’un statut de l’Ă©lu local sera discutĂ©e en seconde lecture par les dĂ©putĂ©s. Ce texte a Ă©tĂ© adoptĂ© Ă  l’unanimitĂ© en deuxième lecture le 22 octobre au SĂ©nat. Il vise Ă  amĂ©liorer les conditions d’exercice des mandats locaux, dans un contexte marquĂ© par une hausse des dĂ©missions de maires. PrĂ©vu pour ĂŞtre adoptĂ© dĂ©finitivement pour le Congrès des maires (18-20 novembre), la promesse gouvernementale ne pourra pas ĂŞtre tenue. « Mais on n’est plus Ă  un mois près », relativise David Lisnard, prĂ©sident (LR-Nouvelle Ă©nergie) de l’Association des maires de France.

Deux textes pour les Outre-mer

CitĂ© parmi les premières « urgences » du gouvernement Lecornu II, le texte sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-CalĂ©donie pourrait quant Ă  lui ĂŞtre Ă©tudiĂ© en janvier. Plus de 27 ans après l’accord de NoumĂ©a de 1998, la situation reste floue après un accord arrachĂ© par l’ancien ministre des Outre-mer Manuel Valls, le 12 juillet Ă  Bougival (Yvelines), mais rejetĂ© par les indĂ©pendantistes du FLNKS le 9 aoĂ»t. Le texte vise Ă  consacrer un État de Nouvelle-CalĂ©donie et Ă  instaurer une bi-nationalitĂ© calĂ©donienne et française. Bien que dĂ©noncĂ© par une partie de la reprĂ©sentation locale, l’accord a Ă©tĂ© publiĂ© au Journal officiel le 6 septembre. Le 28 octobre, l’AssemblĂ©e nationale a votĂ© une motion de rejet, pour renvoyer le texte directement en commission mixte paritaire et donner Ă  la nouvelle ministre, NaĂŻma Moutchou, le temps de poursuivre les nĂ©gociations et de reporter les Ă©lections provinciales initialement prĂ©vues le 30 novembre.

Un peu plus tĂ´t, en dĂ©cembre, un autre texte relatif aux Outre-mer devrait ĂŞtre Ă©tudiĂ© par le Parlement : la proposition de loi organique relative au statut de la PolynĂ©sie française. AdoptĂ© par le SĂ©nat le 20 dĂ©cembre 2024 (!), le texte fait notamment suite Ă  un rapport sĂ©natorial prĂ©sentĂ© la mĂŞme annĂ©e listant 22 recommandations pour amĂ©liorer l’exercice de l’autonomie polynĂ©sienne. Au menu : clarification du droit applicable ou encore remise Ă  plat des compĂ©tences étatiques et locales avec notamment pour enjeu la place laissĂ©e aux communes. Pour rappel, les dernières modifications statutaires concernant la PolynĂ©sie française remontent Ă  2019.

Renforcement de la cybersécurité

Le projet de loi relatif Ă  la rĂ©silience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersĂ©curitĂ© sera discutĂ© en janvier 2026. Ce texte a Ă©tĂ© adoptĂ© en première lecture au SĂ©nat le 12 mars 2025 et a fait l’objet d’un examen par une commission spĂ©ciale Ă  l’AssemblĂ©e nationale, qui a rendu son texte le 10 septembre 2025.

Ce texte, qui transpose la directive europĂ©enne NIS 2 (Network and information security), prĂ©voit plusieurs dispositions destinĂ©es aux collectivitĂ©s territoriales. Par exemple, il est Ă©crit que le Premier ministre doit Ă©laborer une stratĂ©gie nationale qui comprend notamment « les modalitĂ©s de soutien, y compris financier, aux collectivitĂ©s territoriales et Ă  leurs groupements », et la « crĂ©ation d’un fonds de soutien spĂ©cifiquement destinĂ© Ă  accompagner les collectivitĂ©s territoriales et les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre qualifiĂ©s d’entitĂ©s importantes ou essentielles n’ayant pas bĂ©nĂ©ficiĂ© du « parcours de cybersĂ©curité » du plan France relance ».

De plus, les services dĂ©partementaux d’incendie et de secours mentionnĂ©s Ă  l’article L. 1424‑1 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales, en tant qu’ « entitĂ©s essentielles », se voient attribuer de nouvelles obligations.

Le ZAN trace sa route

FĂ©vrier marquera le retour des dĂ©bats sur l’application du ZĂ©ro artificialisation nette (ZAN), avec la reprise des discussions sur la proposition de loi visant Ă  instaurer une trajectoire de rĂ©duction de l’artificialisation concertĂ©e avec les Ă©lus locaux, dite « loi Trace ». AdoptĂ© le 18 mars 2025 par les sĂ©nateurs, ce texte est depuis sur le bureau de la Commission du dĂ©veloppement durable et de l’amĂ©nagement du territoire de l’AssemblĂ©e nationale dont sa prĂ©sidente, Sandrine Le Feur, a elle-mĂŞme dĂ©posĂ© une proposition de loi concurrente co-signĂ©e avec la dĂ©putĂ©e (Liot) Constance de PĂ©lichy.

Évolution essentielle, l’article 2 de la proposition de loi « Trace » supprime l’étape intermĂ©diaire de 2031 pour rĂ©duire de moitiĂ© la consommation d’espaces : elle est dĂ©calĂ©e Ă  2034. L’article 3 du texte donne une portĂ©e lĂ©gislative Ă  une disposition prĂ©vue par circulaire ministĂ©rielle, qui autorise un dĂ©passement de 20% des surfaces ouvertes Ă  l’urbanisation dans les plans locaux d’urbanisme, ou cartes communales, par rapport Ă  l’objectif de rĂ©duction de la consommation d’Enaf fixĂ© localement.

Gestion de la fin de vie

Une deuxième lecture de la proposition de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement, qui doit d’abord passer par le SĂ©nat, est Ă©ventuellement prĂ©vue en fĂ©vrier. Ce texte prĂ©voit notamment la crĂ©ation d’une nouvelle catĂ©gorie d’établissement social ou mĂ©dico‑social (ESMS) dĂ©nommĂ©e « maison d’accompagnement et de soins palliatifs » : « cette structure, intermĂ©diaire entre le domicile et l’hĂ´pital, accueillera et accompagnera les personnes en fin de vie ainsi que leur entourage au sein de petites unitĂ©s de vie qui proposeront une prise en charge globale et pluridisciplinaire ». De mĂŞme, ce texte propose de s’assurer que tous les Ă©tablissements d’hĂ©bergement pour personnes âgĂ©es dĂ©pendantes (Ehpad) consacrent un volet relatif aux soins palliatifs et d’accompagnement dans leur projet d’établissement. Ce texte a Ă©tĂ© adoptĂ© en première lecture Ă  l’AssemblĂ©e nationale le 27 mai 2025.

De mĂŞme, le gouvernement prĂ©voit aussi une deuxième lecture de la proposition de loi relative au droit Ă  l’aide Ă  mourir. Elle avait Ă©tĂ© adoptĂ©e en première lecture le 27 mai 2025 par l’AssemblĂ©e nationale, mais n’a pas encore Ă©tĂ© discutĂ©e au SĂ©nat. Comme son nom l’indique, ce texte institue un droit Ă  l’aide Ă  mourir, et les conditions de mise en Ĺ“uvre de ce droit.

Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 se préparent

Enfin, en janvier, le projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 sera discuté par les députés. Ce texte comporte notamment plusieurs dispositions visant à faciliter et à accélérer les procédures en matière d’urbanisme.

La dĂ©centralisation, la sĂ©curitĂ© et la simplification passent Ă  la trappe… pour le moment !

Lors de son discours de politique gĂ©nĂ©rale, SĂ©bastien Lecornu a annoncĂ© le lancement d’un « grand acte de dĂ©centralisation » prĂ©sentĂ© comme une rĂ©forme de « clarification et de libertĂ© locale », avec un examen parlementaire prĂ©vu dĂ©but 2026, avant les Ă©lections municipales de mars 2026. Pourtant, ce projet de loi ne figure pas encore dans le programme lĂ©gislatif officiel. Tandis que le gouvernement a amorcĂ© une phase de concertation, les propositions des associations d’élus et des parlementaires étaient attendues d’ici le 31 octobre 2025. Mais dĂ©jà les Ă©lus locaux doutent de la concrĂ©tisation rĂ©elle de cette rĂ©forme.

CĂ´tĂ© sĂ©curitĂ©, la dĂ©ception des Ă©lus locaux pourrait ĂŞtre grande en dĂ©couvrant que la loi sur l’évolution des prĂ©rogatives des polices municipales ne figure pas au calendrier lĂ©gislatif. Le texte a pourtant Ă©tĂ© adoptĂ© le 29 octobre en conseil des ministres, après avoir passĂ© l’Ă©tape du Conseil supĂ©rieur de la fonction publique territoriale le 17 septembre, puis reçu l’aval du Conseil d’État le 23 octobre malgrĂ© quelques rĂ©serves en matière de formation ou de dĂ©ontologie. ConcrĂ©tisant un Beauvau initiĂ© le 5 avril 2024, il prĂ©voit notamment une « compĂ©tence judiciaire Ă©largie » pour les agents concernant une dizaine de dĂ©lits. Exit cependant l’hypothèse d’un statut d’officier de police judiciaire, rejetĂ©e par nombre d’élus locaux au prĂ©texte que les agents seraient placĂ©s sous l’autoritĂ© du parquet.

Autre texte encore incertain, le projet de loi sur la modernisation de la sĂ©curitĂ© civile. Lui aussi devait concrĂ©tiser un Beauvau, lancĂ© le 23 avril 2024 et dont les conclusions ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es le 5 septembre dernier, qui a permis de discuter d’un certain nombre d’enjeux pour l’avenir de la sĂ©curitĂ© civile : évolution du financement – largement supportĂ© par les dĂ©partements –, gratification du volontariat ou encore sens du mĂ©tier. Devant l’immobilisme gĂ©nĂ©ral, et face Ă  une situation qui se dĂ©grade dans les casernes, huit organisations syndicales ont alertĂ©, ce mardi 28 octobre dans un communiquĂ©, sur une sĂ©curitĂ© civile « Ă  l’abandon » qui attend elle aussi que le Parlement se penche sur son cas.

Parmi les absences, les fonctionnaires territoriaux vont sĂ»rement aussi regretter Ă©galement la non inscription Ă  l’ordre du jour de la proposition de loi sur la protection sociale complĂ©mentaire des fonctionnaires territoriaux rĂ©cemment adoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ© au SĂ©nat, visant Ă  transposer l’accord national collectif du 11 juillet 2023.

Enfin, bien que le projet de loi de simplification de la vie économique ait mobilisé de longues heures de débat à l’Assemblée nationale, la convocation de la commission mixte paritaire reste absente du calendrier parlementaire. Ian Boucard, député (LR) et président de la commission spéciale, affirme pourtant, à nos collègues de Contexte, être prêt à réunir une commission mixte paritaire, même sans feu vert de l’exécutif. Sur les volets concernant les collectivités locales, les députés RN, LR, MoDem et Horizons avaient trouvé un terrain d’entente pour supprimer les zones à faibles émissions (ZFE) et assouplir encore le ZAN, au grand dam du gouvernement. Mais le texte, jugé par beaucoup confus et mal ficelé, divise jusque dans les rangs du bloc central.

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