Quel premier regard portez-vous sur lâordonnance marchĂ©s publics du 23 juillet 2015 ?
A la premiĂšre lecture, lâordonnance constitue une avancĂ©e indĂ©niable. On sâachemine effectivement vers lâobjectif de simplification annoncĂ©. Câest un texte prĂ©cis, simple et adaptĂ© au terrain on pragmatisme me sĂ©duit.
Quâest-ce que lâordonnance apporte de nouveaux aux acheteurs publics ?
Le texte apporte des solutions, Ă©claire lâacheteur et permet dâavancer de façon beaucoup plus sereine. Les dispositions sur la confidentialitĂ© (art. 44) et sur les ententes entre entreprises (45) permettent Ă lâacheteur dâagir, tout comme lâassouplissement des rĂšgles relatives aux acomptes. Lâachat public est Ă©galement sĂ©curisĂ© sâagissant des marchĂ©s de partenariats, prĂ©cisĂ©s et encadrĂ©s ou du contrĂŽle des coĂ»ts de reviens (art. 64).
Quelles sont les avancées les plus notables ?
Lâordonnance comporte de rĂ©elles avancĂ©es, que nous attendions depuis longtemps. Notamment, le cycle de vie de lâĂ©quipement », autrement dit le coĂ»t global apparaĂźt Ă lâarticle 6.
Des points essentiels sont prĂ©cisĂ©s, quâil sâagisse des fondamentaux de la commande publique (art.1), de la dĂ©finition des opĂ©rateurs de rĂ©seaux (art. 12), des centrales dâachats (art 26) comme les groupements de commande (art. 28).
Avez-vous dâores et dĂ©jĂ identifiĂ© quelques lacunes ?
En revanche, la dĂ©finition prĂ©alable des besoins (art. 30) est trop lĂ©gĂšre. Rien nâest dit sur la façon selon laquelle le besoin doit ĂȘtre dĂ©fini et la rĂ©daction ne permet pas le passage de la dĂ©finition opĂ©rationnelle dâun besoin Ă son apprĂ©hension fonctionnelle. Le texte aurait dĂ» prĂ©ciser quâune bonne dĂ©finition des besoins doit ĂȘtre technique, financiĂšre et technico-commerciale.
De mĂȘme, les acheteurs ne disposent toujours pas dâoutils probants pour Ă©liminer les offres anormalement basses (art. 53).
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