Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Emploi

Le recours aux contrats aidĂ©s « discutable » selon la Cour des comptes

Publié le 22/01/2013 • Par avec l'AFP Agathe Vovard • dans : France

Les politiques du marché du travail sont "inadaptées" et doivent évoluer : la Cour des comptes a recommandé mardi 22 janvier 2013 de "mieux cibler" les efforts sur ceux qui subissent davantage la crise et de réviser profondément l'indemnisation des chômeurs. "La France a abordé la crise avec des instruments de politique de l'emploi parfois obsolètes" et malgré des réformes, le dispositif "reste largement inadapté à un contexte de chômage durablement élevé", souligne-t-elle dans un rapport de 170 pages sur les "politiques du marché du travail".

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Les faiblesses, dĂ©jĂ  connues, sont relevĂ©es avec sĂ©vĂ©ritĂ© : effort « particulièrement insuffisant » pour former les chĂ´meurs, « rĂ©sultats mĂ©diocres » des contrats aidĂ©s (emplois temporaires subventionnĂ©s), chĂ´mage partiel sous-utilisĂ©, etc.

Les contrats aidĂ©s par exemple, marotte des gouvernements rĂ©cents, sont durement montrĂ©s du doigt. « Leur utilisation dans le secteur non marchand a persistĂ© en France, alors qu’elle a Ă©tĂ© abandonnĂ©e dans la plupart des autres pays en raison de sa faible efficacitĂ© en matière d’insertion durable dans l’emploi. Le recours Ă  ce dispositif dans le cadre de la rĂ©ponse Ă  la crise apparaĂ®t donc discutable. »

En effet, moins de 40 % des personnes en contrat aidé non marchand sont en emploi six mois après, contre plus de 70 % pour ceux qui ont bénéficié de contrats dans le secteur marchand.

Taux d’insertion à 6 mois des sortants de contrats aidés (en %)

La Cour pointe le ciblage « dĂ©faillant », les « durĂ©es trop courtes » et l' »accompagnement insuffisant » des contrats aidĂ©s dans le secteur non-marchand. Selon elle, la tendance Ă  la dĂ©gradation du ciblage dans les prescriptions de contrats aidĂ©s a Ă©tĂ© particulièrement nette après 2008 et n’a pas Ă©tĂ© inflĂ©chie par la crĂ©ation du contrat unique d’insertion (CUI).

Elle prĂ©conise de « revoir l’Ă©quilibre » au bĂ©nĂ©fice du secteur marchand, sauf quand les contrats du secteur non marchand prĂ©parent une insertion ultĂ©rieure, et de rĂ©server l’accès aux contrats aidĂ©s aux seuls bĂ©nĂ©ficiaires qui ne peuvent pas ĂŞtre orientĂ©s vers des dispositifs dont l’efficacitĂ© apparaĂ®t mieux fondĂ©e.

Autres propositions :

  • assortir systĂ©matiquement l’exĂ©cution du contrat d’une formation allant au-delĂ  de l’adaptation au poste de travail ;
  • moduler l’aide en fonction de la qualitĂ© de la formation prĂ©vue par le contrat.

Cibler les moyens sur les plus fragiles – PrĂ©sentĂ© quelques jours après l’accord sur la rĂ©forme du marchĂ© du travail, qui doit ĂŞtre transposĂ© dans une loi, le rapport de l’institution Ă©met 25 recommandations pour rĂ©orienter les politiques en faveur de l’emploi (50 milliards d’euros en 2010) vers « les salariĂ©s les plus fragiles, peu formĂ©s ou en emploi prĂ©caire ».

Si l’activitĂ© a mieux rĂ©sistĂ© en France, le chĂ´mage y a plus augmentĂ© Ă  partir de 2009 car les entreprises ont prĂ©fĂ©rĂ© rĂ©duire les effectifs (CDD et intĂ©rimaires d’abord) que le temps travaillĂ© (ajustements travail-salaires, chĂ´mage partiel), au contraire de l’Allemagne, note la Cour.
Les plus prĂ©caires ont Ă©tĂ© les plus « affectĂ©s ».

Simplifier le recours au chĂ´mage partiel – En pĂ©riode « de chĂ´mage Ă©levĂ© et de ressources budgĂ©taires rares », la « seule possibilitĂ© » est « de mieux cibler les instruments disponibles sur les demandeurs d’emploi qui en ont le plus besoin », a rĂ©sumĂ© mardi le premier prĂ©sident, Didier Migaud, selon le texte de son discours transmis Ă  l’AFP.
L’accord du 11 janvier a apportĂ© des « rĂ©ponses » Ă  certaines recommandations, note-t-il, comme simplifier le recours au chĂ´mage partiel et augmenter la cotisation chĂ´mage sur les contrats prĂ©caires.

Répartition de la dépense globale de formation par bénéficiaire

De façon gĂ©nĂ©rale, le système « n’est pas en mesure d’orienter efficacement les dispositifs vers les publics identifiĂ©s comme prioritaires » et d’Ă©viter les « effets d’aubaine ».
Ce constat vaut pour les contrats de professionnalisation et les contrats de sĂ©curisation professionnelle (CSP) que la Cour suggère d’ouvrir Ă  ceux qui en ont le plus besoin, pas forcĂ©ment les licenciĂ©s Ă©conomiques.

RĂ©viser l’indemnisation chĂ´mage – L’institution s’inquiète Ă©galement de l’avenir de l’assurance chĂ´mage, dont le financement apparaĂ®t « difficilement soutenable », avec un dĂ©ficit cumulĂ© prĂ©vu de 18,6 milliards en fin d’annĂ©e.

Plus « protecteur » et gĂ©nĂ©reux qu’ailleurs en Europe, ce rĂ©gime que les partenaires sociaux doivent renĂ©gocier en 2013 « a bien jouĂ© son rĂ´le de maintien du revenu » mais « voit dĂ©sormais son efficacitĂ© se dĂ©grader, son Ă©quitĂ© se fragiliser », selon le rapport.
Une nouvelle fois, la Cour Ă©pingle l’indemnisation des intermittents (un milliard de dĂ©ficit « au profit de 3 % seulement des demandeurs d’emploi »).

Les rĂ©gions dans le FPSPP – Elle propose aussi d’abaisser les indemnitĂ©s des plus hauts niveaux et de revoir « l’indemnisation en activitĂ© rĂ©duite », en pointant le « risque » que l’assurance-chĂ´mage finance « un revenu de complĂ©ment durable Ă  des salariĂ©s en activitĂ© prĂ©caire ».

Par ailleurs, au niveau de la gouvernance, « l’efficacitĂ© et la transparence » du Fonds paritaire de sĂ©curisation des parcours professionnels (FPSPP), créé en 2009, doit ĂŞtre « amĂ©liorĂ©e ».
En effet, l’absence des régions dans les appels à projets, alors même que la loi en prévoyait la possibilité, a restreint ses moyens.

Les recommandations sont nombreuses – mĂŞme si elles ne sont pas nouvelles – pour amĂ©liorer la gouvernance, selon la Cour des comptes qui parle de « gouvernance publique et paritaire complexe et insuffisamment coordonnĂ©e » – comme le font d’autres nombreux rapports.

Beaucoup d’espoir dans l’acte 3 – En effet, les actions menĂ©es par l’Etat, les rĂ©gions, les partenaires sociaux, ainsi que leurs opĂ©rateurs (PĂ´le emploi, OPCA, etc.) se superposent sans vĂ©ritable coordination.
La direction rĂ©gionale de PĂ´le emploi en Ile-de-France a par exemple indiquĂ© Ă  la Cour des comptes participer Ă  pas moins de 13 instances de coordination !

« Les rĂ©flexions actuelles sur la dĂ©centralisation doivent s’accompagner d’une simplification drastique de ce dispositif complexe qui fasse Ă  la fois place Ă  une gouvernance resserrĂ©e et Ă  la nĂ©cessaire implication de la diversitĂ© des acteurs, souligne la Cour. Faute d’une telle Ă©volution de la gouvernance, la constitution de blocs de compĂ©tences risque de segmenter au lieu de les articuler les actions menĂ©es en matière d’emploi, de formation professionnelle et de dĂ©veloppement Ă©conomique », insiste l’institution.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le recours aux contrats aidĂ©s « discutable » selon la Cour des comptes

Votre e-mail ne sera pas publié

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement