RĂ©ponse du ministère de l’Agriculture et de la souverainetĂ© alimentaire : L’agriculture est l’un des secteurs particulièrement exposĂ©s aux modifications hydrologiques, et il est important de rĂ©duire sa vulnĂ©rabilitĂ© Ă un risque accru de manque d’eau dans le contexte du changement climatique. Les consĂ©quences de la sĂ©cheresse qui depuis plusieurs annĂ©es touche de nombreux dĂ©partements dont les PyrĂ©nĂ©es-Orientales en tĂ©moignent. Le fleuve de la TĂŞt, l’un des trois fleuves des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, est couvert par un plan de gestion de la ressource en eau (PGRE).
Le jugement rendu par le tribunal administratif de Montpellier le 29 novembre 2022 implique une hausse des dĂ©bits minimums biologiques relatifs aux prises d’eau des canaux d’Ille, de Thuir, de Peu-del-Tarres, de RĂ©gleille, de Perpignan et de Millas Nefiac qui Ă©taient fixĂ©s par six arrĂŞtĂ©s du 6 septembre 2017. La prĂ©fecture des PyrĂ©nĂ©es-Orientales a fait appel de la dĂ©cision du tribunal administratif.
Ă€ court terme, les services de l’État travaillent avec la chambre d’agriculture et les associations de canaux pour objectiver les besoins en matière d’irrigation et de gestion fine des canaux. Ă€ moyen terme, l’ensemble des partenaires (gĂ©mapiens, syndicat des nappes, conseil dĂ©partemental, chambre d’agriculture, collectivitĂ©s, gestionnaires de canaux, fĂ©dĂ©ration de pĂŞche, etc.) seront mobilisĂ©s pour accentuer les efforts dans la gestion collective de la ressource en eau.
Sur la base des Ă©tudes en cours et Ă venir (Ă©tude Eau’rizon 2070, schĂ©ma dĂ©partemental des eaux brutes agricoles, Ă©tude du dĂ©bit biologique de la TĂŞt), un travail collectif sera engagĂ© pour faire Ă©voluer l’actuel PGRE qui couvre le fleuve de la TĂŞt vers un projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE).
Dans l’intervalle et sans attendre, avec le soutien financier de l’agence de l’eau, de la rĂ©gion et du dĂ©partement, l’Etat demande aux collectivitĂ©s et gestionnaires de canaux, d’amĂ©liorer l’efficience de leurs ouvrages hydrauliques et d’optimiser leur gestion des prĂ©lèvements.
Ă€ l’Ă©chelle nationale, les travaux du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique se sont achevĂ©s le 1er fĂ©vrier 2022, actant un certain nombre d’actions Ă mettre en Ĺ“uvre collectivement afin d’anticiper les effets du changement climatique sur l’agriculture pour mieux la protĂ©ger et s’adapter.
Plusieurs de ces actions concernent l’Ă©chelon territorial en lien avec l’irrigation et les spĂ©cificitĂ©s locales. Notamment, les filières agricoles se sont toutes engagĂ©es Ă travers la signature d’une charte, Ă finaliser une stratĂ©gie d’adaptation et d’attĂ©nuation au changement climatique en cohĂ©rence avec les plans de filières et les plans d’adaptation rĂ©gionaux.
Ces stratĂ©gies seront dĂ©clinĂ©es en plans d’actions Ă conduire d’ici 2025 afin d’adapter toutes les exploitations et les entreprises et d’impliquer autant que possible les acteurs des territoires au cĹ“ur de la transition.
D’un point de vue rĂ©glementaire, un additif Ă l’instruction relative Ă la mise en Ĺ“uvre des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) du 7 mai 2019 a Ă©tĂ© publiĂ© le 17 janvier 2023. Il a comme objectif de faciliter la mise en Ĺ“uvre opĂ©rationnelle des PTGE, dĂ©marches soutenues par le Gouvernement qui visent Ă impliquer les usagers de l’eau (eau potable, agriculture, industries, navigation, Ă©nergie, pĂŞches, usages rĂ©crĂ©atifs, etc.) d’un territoire dans un projet global en vue de faciliter la prĂ©servation et la gestion de la ressource en eau.
Viendra s’y adosser un guide de mise en Ĺ“uvre des PTGE Ă destination des porteurs de projets, Ă paraĂ®tre dans les prochaines semaines.








