RĂ©ponse du ministère du travail : L’engagement du PrĂ©sident de la RĂ©publique et du Gouvernement dans la lutte contre la pauvretĂ© est total. Trop de nos concitoyens sont pris au piège de la pauvretĂ©, souvent pour toute leur vie. La volontĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique et du gouvernement n’est pas seulement que les gens vivent un peu mieux dans la pauvretĂ©, mais qu’ils puissent en sortir durablement.
C’est pourquoi la stratĂ©gie de lutte contre la pauvretĂ© repose sur deux piliers. Le premier pilier consiste Ă prĂ©venir la pauvretĂ© par l’investissement social, notamment dans la petite enfance. Cette logique de prĂ©vention va s’appuyer sur des moyens renforcĂ©s pour les services collectifs, les crèches, les Ă©coles, les centres sociaux, et mobilisera les associations pour assurer l’Ă©galitĂ© des chances dès les premiers pas de la vie Le second pilier repose sur l’accompagnement vers l’emploi des personnes les plus en difficultĂ©.
Tout doit ĂŞtre fait pour que les personnes en situation de pauvretĂ© aient la possibilitĂ© de construire ou de reconstruire leur vie par le travail. Après les rĂ©formes majeures du marchĂ© du travail, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, le gouvernement engage une nouvelle Ă©tape vers la sociĂ©tĂ© de l’Ă©mancipation par le travail en crĂ©ant un vĂ©ritable « choc d’accompagnement » avec une offre Ă©largie de solutions adaptĂ©es aux besoins de chacun.
La prĂ©vention passera donc par la mobilisation forte du plan d’investissement dans les compĂ©tences (15 milliards d’euros sur le quinquennat) pour rendre effectif l’accès Ă la formation de tous les jeunes, notamment les plus exclus. Parmi ces solutions, le Gouvernement renforcera notamment les moyens pour l’insertion par l’activitĂ© Ă©conomique, qui accueillera 100 000 personnes de plus sur le quinquennat. Le Gouvernement dĂ©gagera Ă©galement des ressources pour des dispositifs innovants, construits au plus près du terrain.
C’est le cas du dispositif « territoires zĂ©ro chĂ´meur de longue durĂ©e » (TZCLD). PrĂ©vue pour cinq ans par la loi du 29 fĂ©vrier 2016, l’expĂ©rimentation TZCLD est actuellement mise en place dans 10 territoires oĂą ont Ă©tĂ© créées une ou des « entreprises Ă but d’emploi – EBE ». Elles ont pour charge de recruter en contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e Ă temps choisis tous les demandeurs d’emploi volontaires du territoire au chĂ´mage depuis plus d’un an. Les entreprises doivent dĂ©velopper des activitĂ©s utiles mais non concurrentielles.
Cette dĂ©marche consiste Ă transformer des dĂ©penses « passives » d’indemnisation en vĂ©ritable aide Ă l’emploi. A fin janvier 2019, 11 entreprises Ă but d’emploi (EBE) ont Ă©tĂ© créées. Elles comptent 694 salariĂ©s (contre 691 salariĂ©s Ă fin dĂ©cembre 2018). La loi prĂ©voit qu’une Ă©valuation produite par un comitĂ© scientifique doit ĂŞtre remise au Parlement au cours du premier semestre 2021. La volontĂ© du gouvernement est d’Ă©tendre ce dispositif afin qu’il atteigne une taille suffisante pour permettre de l’Ă©valuer de façon rigoureuse, dans une logique coĂ»t-bĂ©nĂ©fice, conformĂ©ment Ă l’esprit du lĂ©gislateur.
C’est pourquoi l’Etat poursuit l’accompagnement de cette expĂ©rimentation par le biais de sa contribution au fonds national d’expĂ©rimentation territoriale contre le chĂ´mage de longue durĂ©e et au fonctionnement de l’association gestionnaire. Le budget 2019 doit permettre un doublement du nombre de personnes ainsi accompagnĂ©es. 1 270 emplois sont financĂ©s dans le cadre de l’expĂ©rimentation dans la loi de finances initiale pour 2019. Pour ce faire, la participation de l’Etat pour 2019 s’Ă©tablit Ă 22,37 M€ en autorisations d’engagement.
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