Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Infrastructures de transport

Le SNIT risque de se transformer en simple annonce s’il n’a pas de financement, craint TDIE

Publié le 29/07/2010 • Par Virginie Fauvel • dans : A la une, France

Voitures trafic embouteillage
phovoir
Sans financement, le schéma national des infrastructures de transport (Snit) risque de se transformer en simple annonce, alerte Olivier Deleu, délégué général de l'association TDIE (transport, intermodalité, environnement) dans un entretien à "La Gazette" quelques jours après la publication, par le ministère de l'Ecologie, de son avant-projet, le 12 juillet 2010.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

 

Alors que le Grenelle II de l’environnement vient d’ĂŞtre adoptĂ©, le gouvernement publie son avant-projet de schĂ©ma national des infrastructures de transport (SNIT). Comment ces projets seront-ils financĂ©s ?
Olivier Deleu, délégué général TDIE :
On ne sait pas. VoilĂ  le problème. La table des matières de l’avant-projet du SNIT comporte une page qui s’appelle « financement » et qui traite, en fait, du coĂ»t des projets annoncĂ©s. La question du financement n’est en fait pas du tout abordĂ©e dans ce document. Le problème, c’est que sans financement, le SNIT risque de se transformer en simple annonce.
C’est ce qui s’Ă©tait passĂ© pour le ComitĂ© interministĂ©riel d’amĂ©nagement et de dĂ©veloppement du territoire (CIADT), en 2003, qui n’a servi Ă  rien car il n’y avait pas de financement en face. Les seuls projets qui ont avancĂ© sont ceux en concession – car l’Etat n’a pas eu d’argent Ă  investir – et le ferroviaire  (TGV axe  Paris- Strasbourg – 1ère tranche et le Rhin-RhĂ´ne), car il y a une volontĂ© politique Ă  dĂ©velopper ce mode de transport.
A TDIE, nous dĂ©taillerons nos propositions de financement Ă  l’automne, mais nous pouvons dĂ©jĂ  dire que deux systèmes pourraient ĂŞtre retenus :

  1. La concession, car elle a vocation Ă  s’Ă©tendre : c’est un système qui a fait ses preuves. C’est certes critiquable car c’est l’usager qui paie en bout de course, mais cela fonctionne.
  2. L’Ă©pargne : La France est l’un des pays d’Europe qui Ă©pargne le plus (16 Ă  17%).  TDIE propose que l’Ă©pargne des français serve, en partie, Ă  financer certaines infrastructures qu’ils utilisent, dont notamment les transports collectifs en milieu urbain.

L’avant-projet du SNIT prĂ©voit la construction d’environ 900 km d’autoroutes. N’y a t-il pas une contradiction avec l’esprit du Grenelle ?
O.D. Non, il n’y a pas de contradiction. PrĂ©voir la construction de 900 km  dans un document valable jusqu’en 2025 ou 2030 est assez raisonnable. On est dans l’Ă©paisseur du trait ! Le gouvernement avait annoncĂ© 4,5% des 170 milliards affectĂ©s aux routes. Nous avons refait le calcul : nous sommes Ă  5%. C’est donc assez exact.
Cet argent va servir Ă  financer quelques maillons manquants :

  • La RN154 pour le contournement de Paris,
  • La Route Centre Europe Atlantique (RCEA) pour les axes Mâcon/ La Rochelle et la partie Est,
  • A51 Ă  Gap dans les Hautes-Alpes,
  • Plus quelques contournements d’agglomĂ©rations.

En contrepartie de la cession, en 2005 , du rĂ©seau autoroutier de l’Etat, les sociĂ©tĂ©s concessionnaires devaient financer le reste du rĂ©seau et sa modernisation. Aujourd’hui, ces sociĂ©tĂ©s dĂ©gagent de bons profits mais prĂ©fèrent rĂ©investir Ă  l’Ă©tranger. Quid de la notion de service public et des promesses du gouvernement Villepin ?
O.D.
A TDIE, nous avons toujours Ă©tĂ© contre cette dĂ©cision de privatisation. Pour une fois, nous avions en France un système de financement par le biais de l’Agence pour le financement des infrastructures de transport de France (AFITF), qui fonctionnait bien. Puis, d’un seul coup d’un seul, l’Etat dĂ©cide, pour dĂ©sendetter le pays, de privatiser ses infrastructures routières.  Il vend le tout pour 15 milliards ; sa promesse (de faire de la cession une source de financement du reste du rĂ©seau , NDLR) Ă©tait intenable. Elle Ă©tait surtout faite pour cacher une erreur funeste.
A partir du moment oĂą l’Etat annonce qu’il fait du ferroviaire sa prioritĂ©, pas Ă©tonnant que les grands groupes de BTP (Eiffage, Vinci, le groupe espagnol Abertis et la banque australienne Macquarie) – auxquels ont Ă©tĂ© concĂ©dĂ©es les sociĂ©tĂ©s autoroutières françaises – choisissent d’investir dans d’autres pays.

3 Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le SNIT risque de se transformer en simple annonce s’il n’a pas de financement, craint TDIE

Votre e-mail ne sera pas publié

JMB

03/08/2010 10h55

De l’ESBROUFFE, du MAKETING, le discours de Sarkozy et de ce gouvernement tout acquis aux financiers et rentiers de tout poil.
Les cadeaux au multinationales datent de 2002, Sarkozy était déjà au gouvernement, comme ministre d’état. La vente des autoroutes est un cadeau au grands groupes du BTP dont les propriétaires sont les meilleurs amis de Sarkozy. Pour information les groupes Eiffage, Vinci sont aussi dans le ferrovière, alors ils peuvent aussi investir en France. D’ailleurs ils sont partout. Avec la droite on passe d’un monopole public qui appartient à la nation à un monopole privé au profit des copains de Neuilly/Seine.
La presse mondiale ne s’y trompe pas !
« La France plumée, des ministres sans foi ni loi, du bling bling à la pénitence, plutôt Feydeau que Shakespare, Air Force one ou Air Force un (180 M€), la risible leçon d’économie, le Raymond Domenech de la politique, pas si Supersarko que ça,… »

jane

04/08/2010 01h39

Ce sociĂ©tĂ©s font peut-ĂŞtre le choix d’investir Ă  l’Ă©tranger mais ne peut-on pas demander Ă  ce qu’elles maintiennent les routes en l’Ă©tat sur la base de leur profit existant et non en augmentant le prix du ticket de pĂ©age? ces sociĂ©tĂ©s s’engagent reviennent sur leur parole et ………….c’est tout!

Chérel Paul

04/08/2010 07h00

A première vue c’est une bonne nouvelle ! SNIT ou pas, arrĂŞtons d’estimer des dĂ©penses, c’est très facile et penchons-nous sur les retours d’investissement. Les routes, il faut qu’elles rapportent Ă  la collectivitĂ©, soit en pĂ©ages, soit en diminution du nombre d’accidents, soit en liaisons utiles et indispensables et pas forcĂ©ment dĂ©terminĂ©es par des technocrates. S’il y a concession, c’est que d’autres que l’Etat ou ses machins administratifs trouvent un intĂ©rĂŞt Ă  participer financièrement et encore Ă  condition de prendre les choses en main de bout en bout. L’Etat est mauvais concepteur, mauvais gestionnaire, mauvais financier. Laissons-le s’occuper des seules fonctions rĂ©galiennes ! Paul ChĂ©rel

Commenter

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement