Après cinq ans de gel de la fiscalitĂ©, Rennes s’apprĂŞte Ă augmenter les impĂ´ts locaux. Les orientations budgĂ©taires prĂ©sentĂ©es le 13 janvier font en effet apparaĂ®tre une forte diminution des dotations de l’Etat, Ă©valuĂ©e Ă 1,5 million d’euros. Ce montant inclut la suppression de la taxe sur les dĂ©bits de boisson et la neutralisation de la rĂ©gularisation de la DGF au titre de 2001, qui Ă©volue nettement en deçà de l’inflation. La municipalitĂ© bretonne conduite par Edmond HervĂ© (PS) a fait ses comptes : elle doit trouver près de 10 millions d’euros supplĂ©mentaires cette annĂ©e.
Afin de « retrouver des marges de manœuvres tout en conservant une Ă©pargne nette importante », et alors que les investissements s’Ă©lèveront Ă 130 millions d’euros, elle prĂ©voit donc de jouer sur les taxes d’habitation et la taxe foncière. Les bases de TH ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© revalorisĂ©es en juillet dernier, afin de les rapprocher de la moyenne constatĂ©e au niveau national. Les taux de TH, plutĂ´t Ă©levĂ©s, (21,75% contre 19,62% pour les grandes villes de plus de 100.000 habitants ) seront quant Ă eux rĂ©duits. La situation est inverse pour le foncier bati, pour lequel une hausse des taux « de 5% Ă 10% » interviendra, tandis que les bases, elles, resteront Ă leur niveau actuel, plus faible qu’ailleurs.
Xavier Debontride
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