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[Opinion] Décentralisation

Acte III de la décentralisation, l’embrouillamini !

Publié le 25/06/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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Edmond Achou

Edmond Achou

Directeur général des services de la ville et de la communauté d’agglomération de Colmar (Haut-Rhin)

Dans l’exposé des motifs du premier projet de loi de décentralisation, il est affirmé : « Cette réforme vise à renforcer l’efficacité de la puissance publique […] en s’appuyant sur les collectivités territoriales et en clarifiant l’exercice de leurs compétences ».
A la lecture des textes, c’est bien le contraire. Nos gouvernants ne savent plus, aujourd’hui, donner un cap à leur action. On se retrouve devant un véritable « patchwork » où l’on accentue le mal actuel de la décentralisation, à savoir une confusion dans les interventions de chacun, conduisant à un manque total de lisibilité pour le citoyen. Le retour à la clause de compétence générale pour les régions et les départements est, à cet égard, caractéristique.

Par ailleurs, la généralisation de la notion de chef de file va accroître l’interrogation sur le « qui fait quoi ? », sans compter cette façon de vouloir faire plaisir à chaque niveau de collectivité, puisque chacun sera concerné.
Enfin, le « qui fait quoi ? » va être augmenté par le développement, sur nombre de compétences, de délégations d’un niveau vers l’autre.

« NĂ©gociations de marchand de tapis » – Et que penser des confĂ©rences territoriales de l’action publique avec deux volets : l’un, oĂą les collectivitĂ©s parlent avec le prĂ©fet, l’autre, oĂą celles-ci parlent entre elles, comme si l’action publique Ă©tait sĂ©cable. Et puis, ces confĂ©rences ne rĂ©pondront pas Ă  la nĂ©cessitĂ© de dĂ©finir une orientation stratĂ©gique pour chaque territoire avec, en contrepoint, une cohĂ©rence et une coordination des politiques et des projets.
Bien au contraire, car le « qui fait quoi ? », posant la question du « qui finance quoi ? », ne manquera pas de conduire à une logique de « marchand de tapis » faisant oublier les raisons pour lesquelles on agit.

Cette approche est source de perte de temps, donc de surcoût contraire à l’objectif, pourtant affiché, d’assainissement de nos finances publiques.
Nos élites ont amené la France, en raison de leur gestion incertaine, dans le mur. Les textes proposés donnent l’impression que nous pouvons toujours avoir un comportement de « riches », malgré la crise, puisque l’on évite, en ménageant chaque niveau, de trancher. Pire, on ne cesse d’ajouter de la complexité à la complexité. Trois projets de textes pour traiter d’un seul sujet, la décentralisation, en est l’illustration parfaite. Décidément, nos élites ne savent plus faire !

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Acte III de la décentralisation, l’embrouillamini !

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Xavier NELSON

26/06/2013 10h22

Ce qui fait le plus sourire (jaune) les praticiens du millefeuille, c’est la diffĂ©rence entre les intentions vertueuses affirmĂ©es au dĂ©part et la dĂ©construction systĂ©matique de tout projet sĂ©rieux par les groupes de pression et d’intĂ©rĂŞts.
Quand on sait pourquoi telle ou telle disposition de rationnalisation ne sera pas prise finalement, on se roule par terre … par exemple la question de la multiplication des indemnitĂ©s distribuĂ©es aux Ă©lus, la multiplication des « prĂ©sidents et vice-prĂ©sidents », les marges de manoeuvres clientĂ©listes pour des emplois plus ou moins utiles, etc …
Lorsque l’on arrive pas Ă  surmonter ce genre de pression, c’est que l’on ne gouverne pas vraiment, on est lĂ  « pour y ĂŞtre », et non pas pour faire oeuvre utile. Triste.

Murakami

26/06/2013 03h22

Une nouvelle usine Ă  gaz. Le projet initial Ă©tait censĂ© simplifier le millefeuille alors que l’on ajoute un niveau supplĂ©mentaire, la mĂ©tropole.De plus la remise en vigueur de la clause gĂ©nĂ©rale de compĂ©tence va ,en effet, encourager les doublons.Le projet de la rĂ©gion ALSACE de fusionner les deux conseils gĂ©nĂ©raux et le conseil rĂ©gional me semblait excellent et avait le mĂ©rite de rĂ©pondre Ă  un souci de simplification et d’Ă©conomie.Dommage…

audaces

26/06/2013 04h48

En fait, la mĂ©tropole est un bon outil si c’est une vraie fusion « dĂ©partement-communautĂ© urbaine » voire communes comme PARIS conseil gĂ©nĂ©ral-commune !! On gagne deux feuilles du 10 feuilles.

Ex Lyon-Métropole = département 69, le reste du 69 sera regroupé avec les départements limitrophes 01.38.42.71.

Hugues CLEPKENS

26/06/2013 06h07

tout Ă  fait d’accord avec l’opinion d’Edmond Achou.
Tel que le projet a commencĂ© Ă  ĂŞtre adoptĂ©, la « catĂ©gorie » des mĂ©tropoles va ĂŞtre un foutoir incomprĂ©hensible…
Dommage, car il y a un article dans ce projet, qui mĂ©rite l’attention : celui consacrĂ© aux pĂ´les ruraux d’amĂ©nagement. Il est court, simple, clair…et utile. Encore faudra-t-il trouver des Ă©lus capables de s’en saisir pour rendre service Ă  leurs concitoyens…

Georges

27/06/2013 12h16

« l’ embrouillamini » voilĂ  un terme plein de modernitĂ©.
malgrĂ© ce que l’on pourrait penser , « l’embrouillamini » n’est pas un sac d’embrouilles, c’est un systeme complexe qui fonctionne depuis la crĂ©ation de notre republique et qui a encore de beaux jours devant lui.

nos Elus, aussi brillants soient ils, ne sont jamais arrivĂ© Ă  denouer les noeuds de notre « embrouillamini ». chacun des Elus, Ă  tour de role, dit qu’avec lui , cela ne se passera pas comme ça. A la fin, il y a un mariage de raison entre « l’embrouillamini » et l’ Elu reformateur. ils se trouvent compatibles et s’apprecient en secret.

l’ « embrouillamini » a du charme, et conserve son honneur et sa complexitĂ© grace Ă  une qualitĂ© non comparĂ©e: l’Inertie.

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