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Décentralisation

Congrès de l’ADF Ă  Metz : les dĂ©partements se convertissent Ă  la paritĂ©

Publié le 19/09/2012 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Lors de son congrès, les 20 et 21 septembre, à Metz, l'Assemblée des départements de France (ADF) défendra l'élection de tandems mixtes au sein de cantons agrandis.

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PrĂ©server l’ancrage cantonal tout en instaurant la paritĂ©. Longtemps, l’objectif a relevĂ© de la quadrature du cercle. Dans une prĂ©contribution Ă  un nouvel acte de la dĂ©centralisation, l’AssemblĂ©e des dĂ©partements de France (ADF) croit avoir trouvĂ© la solution. Sous l’appellation, un brin barbare, de « scrutin binominal mixte majoritaire », elle formule une proposition choc : l’Ă©lection dans chaque canton d’un tandem formĂ© d’une femme et d’un homme. Une rĂ©volution culturelle pour des cĂ©nacles encore souvent majoritairement composĂ©s de notables ruraux.

Un haut conseil « XXL » – A l’issue du scrutin de 2011, la part de conseillères gĂ©nĂ©rales Ă©tait toujours rĂ©duite Ă  la portion congrue (13,8 %). Les duos paritaires exigent de retailler les cantons Ă  la serpe. Selon leurs promoteurs, cela n’entraĂ®nera « pas d’augmentation du nombre total de conseillers dĂ©partementaux ». ImaginĂ©s par le maire (PS) de Saint-Herblain, Charles Gautier, et l’ancien prĂ©sident (PS) du conseil gĂ©nĂ©ral de la Loire-Atlantique, Patrick Mareschal, ces duos ont dĂ©jĂ  fait du chemin. Lors d’un premier vote, dĂ©but juillet, le bureau de l’ADF les a mĂŞme plĂ©biscitĂ©s. Une façon, pour les prĂ©sidents de dĂ©partement de droite, de montrer leur sens du mouvement. Un moyen, aussi, d’adresser un signal aux tĂ©nors de l’UMP (François Fillon, Jean-François CopĂ©, Luc Chatel, Bruno Le Maire&hellip), ralliĂ©s Ă  la suppression du dĂ©partement.A l’unisson de ses troupes, Claudy Lebreton, prĂ©sident (PS) de l’ADF, s’oppose Ă  une « transposition du mode de scrutin proportionnel des rĂ©gions aux dĂ©partements, Ă  laquelle certains, au gouvernement comme dans la majoritĂ©, sont acquis » (1). A la veille du congrès de Metz, les 20 et 21 septembre, Jean-Marc Ayrault se garde d’indiquer la moindre prĂ©fĂ©rence. Un coin du voile devrait ĂŞtre levĂ© lors de la prĂ©sentation en conseil des ministres, fin 2012, du projet de loi « Lebranchu » portant rĂ©forme des collectivitĂ©s.En attendant, l’ADF milite pour un haut conseil des territoires Etat-collectivitĂ©s rassemblant toutes les grandes instances de concertation (ComitĂ© des finances locales, commissions consultatives d’Ă©valuation des charges et des normes&hellip). Un organe qui, en cas de limitation drastique du cumul des mandats, pourrait faire office de troisième chambre pour les grands Ă©lus locaux.

De la concurrence dans le secteur Ă©conomique – L’ADF a aussi son idĂ©e sur le volet « compĂ©tences » du projet de loi. Son slogan ? « Pas de nouveau transfert sans remise Ă  plat du financement de la solidaritĂ©. » A ses yeux, les allocations individuelles de solidaritĂ© doivent ĂŞtre abondĂ©es Ă  hauteur de 50 % par des crĂ©dits d’Etat. Une fois ce (très gros) prĂ©alable levĂ©, les conseils gĂ©nĂ©raux sont prĂŞts Ă  se voir transfĂ©rer les aides Ă  la pierre. Cet Ă©norme pan du soutien Ă  la construction leur est dĂ©jĂ  en partie dĂ©lĂ©guĂ© par l’Etat. Toutefois, 73 grandes intercommunalitĂ©s (2) se trouvent dans le mĂŞme cas. Et entendent rester aux manettes.Dans le domaine Ă©conomique, aussi, la concurrence fait rage. « Il faut partager les responsabilitĂ©s », exhorte l’ADF. Son prĂ©sident reconnaĂ®t nĂ©anmoins aux rĂ©gions un rang de chefs de file. De lĂ  Ă  les voir dotĂ©es d’un schĂ©ma rĂ©gional de dĂ©veloppement Ă©conomique de portĂ©e prescriptive, il y a un grand pas&hellip « Cela renvoie Ă  la tutelle d’une collectivitĂ© sur une autre, interdite par la Constitution&hellip Trouvons plutĂ´t un gentlemen’s agreement entre nous », recommande Claudy Lebreton, partisan du maintien de la clause de compĂ©tence gĂ©nĂ©rale.

Maisons de service public – En matière d’« ingĂ©nierie », la clarification sera plus aisĂ©e. Face au dĂ©sengagement de l’Etat, le dĂ©partement apparaĂ®t comme le leader naturel, prĂŞt Ă  servir de « guichet unique » pour les petites communes et leur intercommunalitĂ©, selon l’ADF. A cette fin, l’association Ă©voque le transfert, au profit des conseils gĂ©nĂ©raux, de la dotation d’Ă©quipement des territoires ruraux. « Faut-il conserver les sous-prĂ©fectures ? » s’interroge tout haut Claudy Lebreton, dans le sillage du ministre de l’IntĂ©rieur, Manuel Valls. « L’essentiel n’est pas lĂ , poursuit-il. L’important, c’est que l’on puisse maintenir les services locaux et ceux de l’Etat au sein de maisons de service public. » Acquise Ă  l’idĂ©e de compĂ©tences Ă  la carte, l’ADF milite par ailleurs en faveur de vĂ©ritables confĂ©rences rĂ©gionales des exĂ©cutifs, dotĂ©es de moyens et de pouvoirs Ă©tablis par la loi.Le pragmatisme au pouvoir, tel pourrait ĂŞtre le maĂ®tre mot de Claudy Lebreton. Le prĂ©sident de l’ADF s’est mĂŞme donnĂ© une mission : rapprocher les points de vue des diffĂ©rents Ă©chelons de collectivitĂ©s avant la prĂ©sentation du projet de loi, en dĂ©cembre.

« Il faut nous montrer imaginatifs et ne pas tout attendre de l’Etat »- Claudy Lebreton, prĂ©sident (PS) de l’AssemblĂ©e des dĂ©partements de France, prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral des CĂ´tes-d’Armor

Quel acte III financier et fiscal proposez-vous ?

Aujourd’hui, François Hollande a plutĂ´t dans l’idĂ©e de privilĂ©gier, au sein des ressources des collectivitĂ©s, les impĂ´ts par rapport aux dotations. Cela signifie « je vous donne une marge de libertĂ©, mais ne revenez pas chaque annĂ©e pour dĂ©plorer l’insuffisance des dotations d’Etat ». Mais si l’on nous donne plus d’impĂ´ts, je souhaite que l’on nous donne Ă©galement autoritĂ© sur la rĂ©vision des bases et sur la fixation des taux. Il est Ă©galement possible d’imaginer une part d’impĂ´ts nationaux transfĂ©rĂ©s, dont le taux serait fixĂ© par le Parlement, après avis du ComitĂ© des finances locales. Un taux national semble inĂ©vitable, sinon on aboutirait Ă  des situations inĂ©galitaires au possible. Nous demandons une part de la CSG. Si les taux Ă©taient fixĂ©s au niveau des dĂ©partements, les plus riches les Ă©tabliraient faibles et d’autres, oĂą la base est restreinte, devraient dĂ©cider des taux très Ă©levĂ©s. Le caractère homogène de l’assiette ne peut donc ĂŞtre garanti qu’au niveau national, et donc par l’Etat. Dans la crise très grave que nous traversons, une justice fiscale, sans faille et sans faiblesse, peut contribuer Ă  rĂ©tablir la confiance.

Avez-vous obtenu des engagements de l’Etat en matière de compensation des prestations sociales que vous distribuez ?

Il le faudra. Car si, sur les trois prestations individuelles de solidaritĂ©, nous n’obtenons pas une meilleure compensation, ça va barder ! C’est une question politique. L’Etat est le garant de l’Ă©galitĂ©. Si nous parvenions Ă  un financement de l’allocation personnalisĂ©e d’autonomie Ă  50/50, ce serait bien. Sur cette base, je suis d’accord pour faire table rase du passĂ© et des 22 milliards d’euros que l’APA nous a coĂ»tĂ©s. Le gouvernement en est conscient. Jean-Marc Ayrault nous a annoncĂ© des mesures d’urgence, et le PrĂ©sident veut nous voir au sujet du financement des collectivitĂ©s territoriales.

Le financement des collectivitĂ©s par l’emprunt vous inquiète-t-il ?

Le gouvernement n’ignore pas que, dans la lutte pour le redressement Ă©conomique, le levier des investissements publics est incontournable. Pour moi, la vraie question, c’est d’abord celle de la banque publique d’investissement. L’agence de financement, en gestation, et l’Ă©pargne locale sont deux autres outils. Il faut que nous soyons assez imaginatifs sur des ressources nouvelles. J’y travaille. Les recettes de l’Ă©nergie produite grâce Ă  de l’investissement public, par exemple, constituent une piste intĂ©ressante. Il existe des champs d’Ă©oliennes privĂ©s, pourquoi pas des champs publics ? Le premier parc d’hydroliennes en mer, c’est une communautĂ© de communes de la Somme qui l’a créé. J’ai discutĂ© avec la prĂ©sidente de cette interco : cela lui procure des recettes qui ne sont pas nĂ©gligeables. Il ne faut pas tout attendre de l’Etat.

« Oui Ă  un scrutin permettant d’Ă©chapper Ă  la proportionnelle intĂ©grale » – Bruno sido, prĂ©sident du groupe de la droite, du centre et des indĂ©pendants Ă  l’AssemblĂ©e des dĂ©partements de France

« Comme Elisabeth Badinter, je considère que la paritĂ© est une manière insultante de dire aux femmes qu’elles ne sont pas capables de se faire Ă©lire Ă  la loyale, mais nous ne nous opposerons pas Ă  un scrutin qui permet d’Ă©chapper Ă  la proportionnelle intĂ©grale. Pour le financement national des allocations individuelles, nous prĂ©fĂ©rons deux journĂ©es de solidaritĂ© Ă  un transfert de l’impĂ´t sur le revenu et de la CSG. N’ajoutons pas de l’impĂ´t Ă  l’impĂ´t ! Et dĂ©fendons nos dĂ©partements ! Leur suppression, prĂ´nĂ©e par mes amis de l’UMP, n’est qu’un phĂ©nomène de mode. Nous avons eu droit Ă  la mĂŞme rengaine en 2002 et, sur les 14 milliards d’euros versĂ©s par l’Etat au titre des compensations des transferts de compĂ©tences, 9 milliards sont revenus aux dĂ©partements. »

Conseiller territorial : la fin

AppelĂ©, dans la rĂ©forme « Sarkozy », Ă  siĂ©ger dans les assemblĂ©es dĂ©partementale et rĂ©gionale, le conseiller territorial paraĂ®t mort-nĂ©. Une proposition de loi de suppression a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© votĂ©e par le SĂ©nat le 16 novembre 2011. Selon l’ADF, elle devrait ĂŞtre adoptĂ©e dans les mĂŞmes termes par l’AssemblĂ©e au cours des toutes prochaines semaines.

Notes

Note 01 Les propos de Claudy Lebreton ont Ă©tĂ© tenus lors d'une table ronde organisĂ©e le 4 septembre par « Le Courrier des maires » et « La Gazette ». Etaient aussi prĂ©sents : Jacques PĂ©lissard (UMP), prĂ©sident de l'Association des maires de France, et François Bonneau, vice-prĂ©sident de l'Association des rĂ©gions de France. Cet Ă©change sera publiĂ© dans le numĂ©ro spĂ©cial « Trente ans de dĂ©centralisation » d'octobre du « Courrier des maires » Retour au texte

Note 02 Selon une étude de l'Agence nationale pour l'information sur le logement et l'Assemblée des communautés de France, publiée en 2011 Retour au texte

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  • Retrouvez cet article dans la Gazette des Communes n°35/2141 du 17 septembre 2012

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Commentaires

Congrès de l’ADF Ă  Metz : les dĂ©partements se convertissent Ă  la paritĂ©

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Arnaud

25/09/2012 10h27

Philippe Grosvalet, PrĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral de Loire-Atlantique, a fait la proposition d’un mode scrutin original qui permettrait de conserver la proximitĂ©, tout en assurant la paritĂ© et le renouvellement et en repsectant la diversitĂ© politique. Vous pouvez retrouver sa tribune Ă  cette adresse:
http://www.philippegrosvalet.fr/2012/09/18/un-scrutin-plus-juste-pour-un-departement-reinvente/

Antoine

25/09/2012 11h36

Qu’importe les compĂ©tences, tant que la paritĂ© est lĂ …

A quand la paritĂ© en faveur des jeunes, personnes d’origine Ă©trangère et des handicapĂ©s ?

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