D’après un décret du 23 janvier, le ministre chargé de l’adaptation au changement climatique définit par arrêté une trajectoire de réchauffement de référence pour la France, sur la base des meilleures données scientifiques disponibles, en particulier des rapports publiés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, après consultation du Conseil national de la transition écologique.
La trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique est définie à différents horizons temporels et exprimée en niveaux de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Elle indique les niveaux de réchauffement pour la métropole et les outre-mer, sur la base de données fournies par l’établissement public Météo-France.
Elle est mise à jour, le cas échéant, en fonction de l’actualisation des meilleures données scientifiques disponibles, en particulier des conclusions et des rapports publiés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.
Un arrêté du même jour fixe les niveaux de réchauffement de la trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique et les modalités de mise à disposition des projections climatiques territorialisées correspondantes.
Ce qu’il faut en retenir : la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique est définie par les niveaux de réchauffement suivants par rapport à l’ère préindustrielle :
- pour la France métropolitaine, réchauffement de 2 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 2,7 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 4 °C à l’horizon 2100.
- pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, réchauffement de 1,4 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 1,9 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 2,7 °C à l’horizon 2100.
- pour la Guyane, réchauffement de 1,7 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 2,3 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 3,5 °C à l’horizon 2100.
- pour La Réunion, réchauffement de 1,5 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 2 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 2,9 °C à l’horizon 2100.
- pour Mayotte, réchauffement de 1,5 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 2 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 3 °C à l’horizon 2100.
Ces niveaux de réchauffement correspondent à un réchauffement mondial de 1,5 °C à l’horizon 2030, de 2 °C à l’horizon 2050 et de 3 °C à l’horizon 2100.
- Pour Saint-Barthélemy, ces niveaux de réchauffement correspondent à ceux de la Guadeloupe, de la Martinique et de Saint-Martin.
- Pour la Nouvelle-Calédonie, ces niveaux de réchauffement correspondent à un réchauffement de 1,5 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 2 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 3 °C à l’horizon 2100
- Pour la Polynésie française, ces niveaux de réchauffement correspondent à un réchauffement de 1,2 °C à l’horizon 2030, réchauffement de 1,6 °C à l’horizon 2050, réchauffement de 2,3 °C à l’horizon 2100.
Références
Domaines juridiques








