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Fonction publique territoriale

AbsentĂ©isme : Le Point tape (encore) sur les fonctionnaires… et pas toujours avec nuance !

Publié le 25/08/2016 • Par Emilie Denètre • dans : A la une, A la une emploi, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Porte manteaux en collectivité
Porte manteaux collectivité Phovoir
Dans un article publié sur son site web, Le Point stigmatise les fonctionnaires territoriaux. Reprenant les éléments d'enquêtes de l'Ifrap, l'hebdomadaire tacle les "absences répétées" des fonctionnaires, notamment celles des titulaires, comparés aux contractuels. Reste que les données du think tank libéral ne reflètent qu'une vérité partielle qui ne permet pas de prendre en compte la complexité du problème de l'absentéisme dans la FPT.

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Dans un article intitulĂ© « Cette Ă©trange maladie des fonctionnaires… »Â paru le 19 aoĂ»t, Le Point dĂ©cortique l’enquĂŞte de l’Ifrap sur l’absentĂ©isme dans les 50 plus grandes villes de France, rendue public en mai, et « basĂ©e sur l’Ă©tude de leurs bilans sociaux de 2013 ».

L’auteur de l’article affirme ainsi :

Les fonctionnaires statutaires y sont absents deux fois et demie plus souvent que les agents contractuels. Voici le palmarès des 10 premières villes pour ce qui les concerne : Amiens (49,3 jours d’absence en moyenne), Montreuil (45,7 jours), Toulon (45), Argenteuil (39,5), Grenoble (38,9), Lille (37,3), Toulouse (35,9), Avignon (35,7), CrĂ©teil (33,1) et Saint-Étienne (32,1), soit une moyenne gĂ©nĂ©rale de 39,2 jours d’absence pour toutes causes, maladie ordinaire, parentalitĂ© ou autres. Dans ces dix mĂŞmes villes, les agents non fonctionnaires ne s’absentent que 16,9 jours, soit 2,3 fois moins […] L’Ifrap prĂ©cise par ailleurs dans son enquĂŞte que certaines villes comme Le Mans ou Angers ont refusĂ© de communiquer leurs bilans sociaux, et que certaines autres comme Rouen, Brest ou Paris ont transmis des Ă©lĂ©ments non exploitables (exprès ?), tandis que Montpellier, Dijon, Boulogne-Billancourt et Caen ont retournĂ© leur dossier hors dĂ©lais. Concernant Le Mans et Angers, leur refus signifie clairement qu’on y a des choses Ă  cacher. »

Au printemps, La Gazette avait dĂ©cryptĂ© cette enquĂŞte « Ă  charge » du  think tank libĂ©ral, qui Ă©tait dĂ©jĂ  largement relayĂ©e  dans la presse. Et si l’absentĂ©isme demeure effectivement un problème dans la fonction publique, il s’avère que les chiffres avancĂ©s par l’Ifrap semblent nĂ©anmoins dĂ©libĂ©rĂ©ment « gonflĂ©s », faisant apparaĂ®tre une vision quelque peu dĂ©formĂ©e de la rĂ©alitĂ© de la fonction publique territoriale aujourd’hui.

Les mauvais comptes de l’Ifrap

En prĂ©ambule de son article « AbsentĂ©isme : les fonctionnaires territoriaux ne sont pas des fainĂ©ants », La Gazette notait ainsi d’emblĂ©e qu’une note de bas de page de l’Ă©tude de l’Ifrap pouvait crĂ©er un doute quant aux rĂ©sultats obtenus par l’institut, qui aurait visiblement eu du mal Ă  comparer l’incomparable :

 Les rĂ©sultats ne sont pas toujours exprimĂ©s en jours d’absences mais en taux d’absentĂ©isme soit global, soit par cause […] Il n’est pas toujours possible de reconstituer les valeurs en jours afin que la comparaison soit possible entre les diffĂ©rents formats.

Par ailleurs, l’Ifrap a dĂ©cidĂ© de travailler pour son enquĂŞte sur les absences « toutes causes »,  incluant donc la parentalitĂ©. Un choix qui biaise la grille d’analyse, puisque les arrĂŞts longs de maternitĂ© – inhĂ©rents Ă  toute entreprise qui embauche des femmes (les femmes sont d’ailleurs sur-reprĂ©sentĂ©es dans la FPT) – sont ici mĂ©langĂ©s avec les autres types d’arrĂŞts (maladie ou accident du travail) qui peuvent ĂŞtre longs, courts, voire « de confort ». Ce sont Ă©videmment ces derniers qui doivent ĂŞtre recherchĂ©s.

Ainsi, dans le classement Ă©tabli par l’Ifrap, Amiens caracole en tĂŞte avec 39,94 jours d’absence par agent et par an. Joint par la Gazette, le DGS de la ville et d’Amiens mĂ©tropole conteste ces chiffres. S’il reconnaĂ®t des absences plus nombreuses dans sa collectivitĂ© que la moyenne nationale, il estime que pour atteindre ce nombre frĂ´lant les 40 jours « les jours de congĂ©s et de week-end n’ont pas Ă©tĂ© retranchĂ©s » !

Ce qui pose plus largement le problème de la dĂ©finition de l’absence et le manque de rĂ©fĂ©rentiel commun pour les organismes chargĂ©s de la chiffrer. Comme le prĂ©cisait La Gazette, les collectivitĂ©s ont tendance Ă  comptabiliser les absences en jours calendaires – mĂŞme si cela est moins prĂ©cis – « faute de pouvoir opĂ©rer une distinction entre jours ouvrĂ©s et ouvrables au sein des arrĂŞts, et faute de pouvoir comptabiliser de manière prĂ©cise le nombre de jours ouvrĂ©s des agents permanents ».

Ce qui n’empĂŞche pas Le Point d’expliquer sans ambages : « Si l’on compte bien, nos fonctionnaires municipaux bĂ©nĂ©ficieraient donc dans ces villes de 8 semaines d’absence par an environ, venant s’ajouter Ă  leurs 5, 6 ou 7 semaines de vacances lĂ©gales ou officieuses, ce qui est Ă©videmment scandaleux. »
Avant d’enchaĂ®ner sur une comparaison avec le secteur privĂ©, très « instructive » : « Dans le privĂ©, selon les donnĂ©es d’Alma Consulting, ces absences sont de 16,7 jours, Ă  Ă©galitĂ© avec les 16,9 jours des contractuels, soit un gouffre avec les fonctionnaires totalement injustifiĂ©, l’un des pires scandales de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique ». Dont acte.

Salariés du public versus salariés du privé

Pourtant, dans une Ă©tude parue en 2013 et portant sur la pĂ©riode 2003-2011, la Dares – le service statistique du ministère de l’Emploi – apportait un Ă©clairage diffĂ©rent de celui du groupe Ayming (fusion entre Alma Consulting Group et LowendalmasaĂŻ spĂ©cialiste en business performance) sur les absences dans le secteur privĂ© et public.

En moyenne sur la pĂ©riode 2003-2011 [sur une semaine de rĂ©fĂ©rence], la proportion de salariĂ©s absents est de 3,9% parmi les titulaires de la fonction publique, 3,7 % parmi les salariĂ©s disposant d’un CDI depuis plus d’un an

Le Monde, dans sa partie blog animĂ© par le journaliste Jean-Baptiste Chastang,se faisait justement l’Ă©cho de cette Ă©tude et expliquait ainsi : « Le principal enseignement de cette Ă©tude est que contrairement aux idĂ©es reçues, les fonctionnaires ne sont pas plus souvent arrĂŞtĂ©s que les salariĂ©s du privĂ© en CDI depuis plus d’un an. »

35 % des agents de la fonction publique territoriale ont eu au moins un arrêt pour raisons de santé dans l’année en 2013. Dans le secteur privé, ce taux s’élève à 28 %. Mais « pour sept salariés sur dix absents au moins une fois, dans la fonction publique comme dans le secteur privé, il ne s’agit que d’un seul arrêt maladie dans l’année », indiquait par ailleurs la DGAFP dans son dernier rapport annuel sur l’état de la fonction publique.

Fonctionnaires et CDI

L’Ă©tude de l’Ifrap notait Ă©galement que les titulaires Ă©taient beaucoup plus absents que les contractuels. Si les proportions donnĂ©es par le think tank libĂ©ral peuvent ĂŞtre questionnĂ©es, Ă  cause notamment de l’absence de règles communes de calcul et la sur-comptabilitĂ© de certains jours d’absences – reste que cette tendance Ă  l’absence chez ceux qui ont un emploi stable est une rĂ©alitĂ©… mais qui existe Ă©galement dans le privĂ© !

Le statut d’emploi peut faciliter ou au contraire rendre plus difficile l’absence pour maladie, selon le degrĂ© de sĂ©curitĂ© de l’emploi ou les droits au maintien du revenu en cas d’absence […] Ă€ principales caractĂ©ristiques identifiables Ă©quivalentes, les taux d’absentĂ©isme des salariĂ©s en CDI de plus d’un an et des fonctionnaires ne diffèrent pas significativement. (Ă©tude DARES)

 

Capture

Ainsi pour Le Point, si les titulaires sont plus souvent absents que les contractuels, c’est que les fonctionnaires n’ont pas Ă  supporter de jour de carence lorsqu’ils s’absentent…Une analyse certes exacte, mais très insuffisante !

La Gazette  expliquait ainsi en 2013, s’agissant du bilan de l’instauration d’un jour de carence dans la fonction publique :  « L’effet « jour de carence » paraĂ®t indĂ©niable : les arrĂŞts d’un jour se sont rĂ©duits de 43,2 %, ceux de deux jours de 18 % et ceux de trois jours de 12,2 %, d’après l’étude rĂ©alisĂ©e par la SociĂ©tĂ© française de courtage d’assurance du personnel (Sofcap) sur un Ă©chantillon de 350 000 agents et plus de 18 000 collectivitĂ©s. »

En revanche, dans le mĂŞme temps, les arrĂŞts longs – les plus coĂ»teux – ont eux continuĂ© d’augmenter : « La proportion des arrĂŞts de quatre jours consĂ©cutifs et plus augmente, avec une forte hausse des arrĂŞts longs : + 35 % pour les absences de un Ă  trois mois, + 47 % pour celles de trois Ă  six mois, + 107 % de six mois Ă  un an. La durĂ©e moyenne des arrĂŞts a ainsi progressĂ© de 11 % au cours des cinq dernières annĂ©es. » Avec une forte hausse Ă©galement des accidents de travail  chez les agents « qui progressent, que ce soit en frĂ©quence (+ 22 %), en exposition au risque (+ 18 %) ou en gravitĂ© des arrĂŞts (+ 40%) […]. Ils sont passĂ©s de 42 jours en moyenne en 2007 Ă  50 jours en 2012. »

Pénibilité du travail de certains agents de la FPT

Ce qui pose indĂ©niablement la question de la pĂ©nibilitĂ© du travail d’une part significative des fonctionnaires territoriaux.

Dans une Ă©tude consacrĂ©e aux risques professionnels, la Dares apportait un Ă©clairage sur les conditions d’exercice de certains agents, comme le dĂ©taillait La Gazette :

  • 11, 3 % des territoriaux travaillent la nuit,
  • 5 % sont exposĂ©s Ă  au moins un agent chimique cancĂ©rogène,
  • 18 % restent dĂ©bout ou piĂ©tinement 20 heures ou plus par semaine,
  • 20,9 % estiment ne pas avoir de collègues en nombre suffisant pour effectuer correctement leur travail,
  • 21,7 % confient avoir Ă©tĂ© victime d’au moins une agression verbale de la part du public, au cours des 12 derniers mois…

Des contraintes physiques ou psychiques qui pèsent fortement dans les absences plus nombreuses repérées dans la FPT.

Interrogé sur cette question par La Gazette, Vincent Potier, le directeur général du CNFPT expliquait ainsi :

D’une part, dans la FPT, la proportion d’agents de catégorie C est plus élevée. Il s’agit en grande partie de métiers dits ouvriers, caractérisés par de fortes contraintes physiques. D’autre part, l’âge moyen des agents est légèrement plus élevé. Cette différence ne résulte donc pas du laxisme des élus locaux et de la décentralisation ou d’une fainéantise plus grande des territoriaux comme certains le laissent entendre.

Aussi, contrairement Ă  ce que pense Le Point – « il apparaĂ®t clairement qu’on a dĂ©cidĂ© une fois pour toutes dans l’administration d’appliquer la politique de l’autruche avec la plus parfaite mauvaise foi et la plus grande fermetĂ© » – la rĂ©alitĂ© de l’absentĂ©isme dans la FPT demeure une question complexe, qui ne peut se rĂ©sumer Ă  la prĂ©tendue fainĂ©antise des agents du public…

 

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AbsentĂ©isme : Le Point tape (encore) sur les fonctionnaires… et pas toujours avec nuance !

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eliott

25/08/2016 01h08

si on appliquait 3 jours de carence et si les jours de congĂ©s Ă©taient calculĂ©s sur la base du nombre de jours TRAVAILLES , comme par enchantement , l’absentĂ©isme baisserait considĂ©rablement !!!

bisounours

25/08/2016 01h50

Bonjour,

J’en ai assez d’entendre toujours que les fonctionnaires ne font rien que nous sommes trop payĂ©s que nous sommes des privilĂ©giĂ©s !!! J’ai travaillĂ© dans le privĂ© pendant plus de 10 ans et je suis rentrĂ©e dans la FPT. Certes nous avons une certaine sĂ©curitĂ© de l’emploi mais nous subissons aussi des rĂ©ductions d’effectif et nous devons faire le travail de deux voir trois collègues avec des dispositifs qui changent très rĂ©gulièrement. Nous sommes au service des citoyens regardez donc quant il y a eu des attentats… qui intervient ?? les fonctionnaires. Les citoyens sont demandeurs de plus en plus de soutien car la vie est de plus en plus difficile donc demandeurs de dispositifs Ă©tatiques… et veulent payer de moins en moins d’impĂ´ts et veulent aussi de moins en moins de fonctionnaire parce que nous ne sommes pas rentables !!! mais qui garantie l’Ă©quitĂ© des droits si ce n’est pas un fonctionnaire qui reprĂ©sente avant tout l’Etat !!!
Je ne revendique pas le fait d’ĂŞtre fonctionnaire mais je souhaite tout simplement ĂŞtre au service des citoyens avec bienveillance et ĂŞtre considĂ©rĂ©e.

Zenitude

25/08/2016 03h02

Ah ! c’est la rentrĂ©e…Un petit article contre les fonctionnaires… Ambiance et mĂ©chancetĂ© quand tu nous tient… Pour ma part, je suis titulaire, je n’ai pas 1 seul arrĂŞt maladie depuis 6 ans. J’ai 61 ans, je travaille depuis 46 ans et vous ? et pas que dans la FP. Et pourtant : coqueluche, bursite accompagnĂ©e de tendinite + 2 infiltrations en 6 mois très douloureuses , otites, rhinite allergique chronique….
Je vous rappelle que les mairies sont ouverts tout l’Ă©tĂ© et toute l’annĂ©e. Personnel non remplacĂ©s (retraite et cie)…qui fait le travail de l’autre Ă  votre avis ?
Ce brĂ»lot est une honte. Il ne reprend absolument pas les vrais chiffres…Comparez ce qui est comparable. On est bien content de les trouver les fonctionnaires quand il y a de gros problèmes de sociĂ©tĂ©s et autres. Ce trochon ne sert qu’Ă  occuper des personnes qui n’ont rien Ă  faire. Si c’est si bien dans la FP, venez-y et vous verrez bein. Pas de mutuelle employeur, austĂ©ritĂ© hiĂ©rarchique, non reconnaissance des valeurs professionnelles, avancement au compte goutte, l’anciennetĂ©, on s’en fiche aujourd’hui. On a créé, on en a bavĂ© et on est bien peu rĂ©compensĂ©s.
Alors, si vous n’avez rien d’autre Ă  faire, venez, j’ai du travail pour vous, ce n’est pas ce qui manque. Vous n’allez pas encore continuer Ă  nous faire braire en dĂ©valorisant nos mĂ©tiers, mĂŞme s’il se peut que quelques personnes abusent, ce n’est certes pas la majoritĂ© et surtout aujourd’hui. Voyez, je suis revenu de mes congĂ©s, que je n’ai pas vraiment choisi, pour le public et par conscience professionnelle.

ROBERT Christophe

25/08/2016 03h31

Dans les collectivitĂ©s territoriales, on travaille au service des citoyens, sans se prĂ©occuper de ce qui est fait dans les salons parisiens de l’IFRAP ou de ce qui est dit sur les plateaux tĂ©lĂ©visĂ©s courus par sa directrice.
Pour paraphraser Clint, je dirais : « Dans la vie, il y a deux catĂ©gories : ceux qui agissent pour les autres et ceux qui parlent des autres. Toi, tu parles ! »
Ras le bol de ceux qui ne gèrent pas une rentrĂ©e scolaire, qui ne solutionnent pas un problème de circulation ou de qualitĂ© de l’eau, ne cherchent pas en permanence des financements pour les projets communaux ou intercommunaux, ne doivent pas assurer chaque jour la continuitĂ© du service d’aide mĂ©nagère… et passent leur temps Ă  donner des leçons sur le fonctionnement des collectivitĂ©s.
L’absentĂ©isme n’existe que quand on est sensĂ© ĂŞtre prĂ©sent pour agir. Encore faut il quelquefois agir !!! Christophe ROBERT DGS

Philippe LAURENT

25/08/2016 07h07

Ce qui est frappant, c’est que « Le Point », que l’on a connu plus objectif Ă  ses dĂ©buts, ne s’est mĂŞme pas donnĂ© la peine de donner la parole Ă  la « dĂ©fense ». Il est en train se sombrer dans le populisme en gardant une couverture « respectable ». Et ce qui est (très) inquiĂ©tant, c’est que cela pourrait bien donner le ton de ce que seront les 9 prochains mois. Je suis de plus en plus pessimiste sur l’Ă©volution de notre sociĂ©tĂ© française qui est en train de renier (parfois avec des voix très « autorisĂ©es ») ce qui fait sa spĂ©cificitĂ© et sa vraie grandeur : l’humanisme, la RĂ©publique et le service public pour tous.

sergio

26/08/2016 08h10

Il ne faut pas se voiler la face, il est Ă©vident que les fonctionnaires sont choyĂ©s dans ce pays, et qu’il est trĂ©s compliquĂ© de lutter contre l’absentĂ©isme au sein de nos collectivitĂ©s.L’instauration du jour de carence Ă©tait une belle opportunitĂ© d’y remĂ©dier, mais qui n’a pas durĂ©, pour un motif sois disant d’Ă©galitĂ© avec le secteur privĂ©…..Les gens qui n’ont pas de regard objectif sur ces Ă©vidences sont au mieux des autruches, au pire des profiteurs qui dĂ©fendent un système d’un autre age.

pov citoyen

26/08/2016 08h54

Dire que les fonctionnaires (toutes FP confondues) sont des fainĂ©ants est un peu court, mĂŞme si on voit bien la difficultĂ© de tenir 100% des 1607 heures annuelles. Avec des autorisations d’absence dans tous les sens qui se sont empilĂ©es au fil du temps, avec des avantages de type « fĂ©odaux » des maires; louable, mais plus adaptĂ© Ă  notre Ă©poque et notre contexte. Avec une partie des fonctionnaires peu motivĂ©s (c’est pareil dans le privĂ©; ce qui choque, c’est l’argent public qui les paye).
Les « petits » Ă©lus profitent de cela allègrement pour leurs propres absences au travail (en Ă©tant payĂ©s 2 fois: 1 fois par l’employeur, 1 fois par la collectivitĂ©).
Et les parlementaires ou autres grands Ă©lus devraient avoir honte d’Ă©voquer des sujets comme le jour de carence (ou les retraites); qu’ils se l’appliquent Ă  eux d’abord ! Voyez les hĂ©micycles bien clairsemĂ©s. Voyez la façon dont ils sont payĂ©s en retraite. On verra ensuite. Sans parler des cumuls Ă©hontĂ©s et des avantages en nature colossaux (c’est pareil dans le privĂ©, voyez nos mentors du CAC40 qui sont aussi payĂ©s par les autres conseils d’administration…Ce n’est pas une raison pour baisser les bras). Vous savez surement que les cumuls de rĂ©munĂ©ration dont on parle dans les journaux sont contournĂ©s par tous les satellites qui gravitent autour des collectivitĂ©s et autres structures d’Etat.
Pour conclure ce rapide propos, que les Ă©lus donnent l’exemple, cela pourrait aller mieux dans les troupes ensuite.

Sorel

26/08/2016 12h47

« Ce qui choc c’est l’argent public qui les paye »….ET ALORS ???

Quand ma banque me facture des frais de dossiers astronomiques pour payer les sĂ©minaires de formation au Maroc de ses cadres, c’est pas de l’argent public….C’EST MON FRIC QUAND MEME !

Quand une vertueuse entreprise privĂ© prend en dĂ©lĂ©gation un service public et me fait cracher une participation qui peut servir a payer ses actionnaires, c’est pas de l’argent public…C’EST MON FRIC QUAND MEME !

Pourquoi les entreprises privĂ©s sont elles autorisĂ©es Ă  jeter l’argent par les fenĂŞtres sous prĂ©texte que c’est pas de « l’argent public » ? Au final c’est moi qui paye NON ??

lea

26/08/2016 03h35

La directrice de l’IFRAP dit tout le temps la mĂŞme chose. elle passe son temps Ă  dĂ©former plutĂ´t qu’Ă  analyser. Ses positions sont ultra libĂ©rales et en permanence caricaturales et extrĂŞmement pĂ©nibles Ă  Ă©couter.
Cependant il existe des raisons dans la fonction publique qui expliquent aussi un absentĂ©isme un peu supĂ©rieur au privĂ© : tout simplement le fait notamment que des agents très malades sont beaucoup plus protĂ©gĂ©s par leur statut que dans le privĂ©. C’est aussi un choix de sociĂ©tĂ©. La question est de savoir si on souhaite ĂŞtre malade, lorsque l’on est fonctionnaire.. Et la rĂ©ponse est Ă©videmment, pas plus que dans le privĂ©. Par contre, si cela arrive et bien on ne sera sans doute pas Ă©jectĂ© rapidement du système…

nico22

25/05/2019 05h31

AH les réformes, la MAP que de temps passé!

Etre fonctionnaires, c’est aussi prendre des risques depuis le haut vers le bas,

Les assurances statutaires / conventions rĂ©glementĂ©es, c’est parfois un peu risquĂ© par une gestion de la prĂ©vention en SST.
Et voilà, le résultat est public 2 ans après:

https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/media/2018/07/31/180731_decision_cnp.pdf

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