Alors que la Commission nationale consultative des gens du voyage se rĂ©unit le 1er avril, 21 associations dirigĂ©es par des Tsiganes ont créé, le 29 mars Ă Clermont-Ferrand, un collectif national. Celui-ci regroupe des associations et des mouvements de communautĂ©s gitanes, roms, manouches, yĂ©nishes et sinti implantĂ©es dans les villes, ainsi que des mouvements de commerçants nomades agissant jusqu’alors en ordre dispersĂ©. «Pour la première fois, toutes les ethnies se retrouvent pour se prendre en main. Nous ne voulons plus ĂŞtre dĂ©pendants des associations spĂ©cialisĂ©es qui, jusqu’alors parlaient en notre nom», explique Eugène Daumas, coordinateur du collectif.
Après un hiver oĂą les familles isolĂ©es ont rencontrĂ© des difficultĂ©s pour trouver des stationnements, les associations tsiganes tiennent Ă ce que les nouvelles Ă©quipes municipales se saisissent des questions les concernant dès le dĂ©but de leur mandat. La prĂ©sence Ă cette rĂ©union fondatrice du pasteur Ă©vangĂ©lique Josèphe Charpentier, prĂ©sident de SOS Gens du voyage, prouve que les divisions religieuses s’estompent. «Nous sommes solidaires de ce collectif, qui reprĂ©sente une très bonne initiative», dĂ©clare t-il, prĂ©cisant qu’il n’Ă©tait pas mandatĂ© ce jour-lĂ pour engager l’ensemble du mouvement Ă©vangĂ©lique. Celui-ci, qui reprĂ©sente 120.000 membres, ne tiendra sa convention de printemps qu’Ă la fin du mois d’avril.
Thèmes abordés








