Quelles raisons ont motivé votre proposition de loi instaurant un moratoire de trois ans sur les fermetures de maternités, adoptée par l’Assemblée nationale lors de la niche parlementaire du groupe Liot ?
Paul-André Colombani : Le point de départ, c’est une réalité alarmante : l’augmentation catastrophique de la mortalité infantile à un niveau de 4,1 pour 1000. Nous risquons bientôt de croiser les taux de la Bulgarie. Or, cet indicateur était jadis un symbole de progrès social. Sa dégradation appelle à une remise en question urgente de nos politiques de périnatalité.
Je propose donc un moratoire de trois ans sur la fermeture des petites maternités, sauf en cas de danger pour la sécurité des patientes et des nourrissons. Il en reste 23 avec moins de 300 accouchements par an.
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