Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Strasbourg, pionnière de la mobilité décarbonée

Publié le 21/11/2018 • Par Auteur associé • dans : Dossiers d'actualité

Abandonné il y a plus de cinquante ans, le tramway a été remis en service en 1994. Six lignes relient le centre-ville à la banlieue et aux communes voisines.
Abandonné il y a plus de cinquante ans, le tramway a été remis en service en 1994. Six lignes relient le centre-ville à la banlieue et aux communes voisines. D.R.
Précurseur en matière de mobilité durable, la capitale alsacienne est à l'avant-garde et continue à avancer dans la décarbonation. Vélos, tramways, bus. .. les projets ne manquent pas.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

OLIVIER COGNASSE

Journaliste, l'Usine Nouvelle

Cet article fait partie du dossier

Ville économe

Les Strasbourgeois restent les champions de France de la petite reine. Le vĂ©lo reprĂ©sente, selon la mairie, près de 18 % des dĂ©placements dans le grand centre et 10 % dans l’ensemble de la ville. Les habitants circulent Ă©galement en tramway. Car dans la capitale alsacienne, ce mode de transport, abandonnĂ© comme partout en France Ă  l’orĂ©e des annĂ©es 1960, a fait son retour avec une première ligne mise en service en 1994. Mais pas question de le cantonner aux faubourgs de la ville, il traverse le centre-ville Ă  proximitĂ© de la cathĂ©drale et de la place KlĂ©ber.

C’est depuis le centre de supervision de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), l’opĂ©rateur historique installĂ© dans le quartier Cronenbourg, que le rĂ©seau d’une centaine de tramways et de 240 bus est pilotĂ©. « L’entreprise a Ă©tĂ© créée par les Allemands en 1877. Ă€ l’Ă©poque, il s’agissait de vĂ©hicules hippomobiles, rappelait Jean-Philippe Lally, le directeur gĂ©nĂ©ral de la CTS en octobre 2018. Nous enregistrons 250 voyages par an et par personne.

C’est le meilleur rĂ©sultat en France, hors Paris, mais c’est encore loin de l’Allemagne et de la Suisse. » La CTS, qui exploite 6 lignes de tram et 27 de bus, assure 442 000 voyages par jour, avec une progression constante (2,8 % en 2017). Elle est dĂ©tenue majoritairement par EuromĂ©tropole de Strasbourg (EMS).

C’est en 2020 que se termine son contrat de concession avec la mĂ©tropole, qui lui a demandĂ© de faire 5 millions d’euros d’Ă©conomies pour le prolonger. L’objectif est atteint. La compagnie a fait appel Ă  davantage de sous-traitance, notamment sur les lignes de la seconde couronne les moins frĂ©quentĂ©es. Son effectif est passĂ© de 1 600 Ă  1 500 personnes et elle va se transformer en sociĂ©tĂ© publique locale (SPL).

Aujourd’hui, « 47 % des dĂ©penses sont couvertes par les recettes, ce qui est rare en France », se fĂ©licite Jean-Philippe Lally. La CTS est aussi propriĂ©taire de l’ensemble du matĂ©riel roulant.

Sa filiale pour la location de vĂ©los, VĂ©lhop, créée en 2010, est l’antithèse du VĂ©lib’ parisien. « Nous avons refusĂ© le système ”one way” avec des bornes pour reposer son vĂ©lo, prĂ©vient Camille Janton, la directrice commerciale de la CTS. Car cela reprĂ©sente un coĂ»t pour la collectivitĂ©. Nous avons optĂ© pour la location Ă  la demi-journĂ©e ou Ă  la journĂ©e, avec obligation de rapporter le vĂ©lo au point de dĂ©part. S’ils le prĂ©fèrent, les Strasbourgeois peuvent marcher. La ville n’est pas si grande. »
VĂ©lhop privilĂ©gie le contact, car s’il y a une vingtaine de stations pour louer son vĂ©lo, on peut aussi passer par des boutiques.

Alors que la mĂ©tropole compte passer en zone Ă  faibles Ă©missions (ZFE), les transports en commun montrent l’exemple. La flotte de bus roule majoritairement au gaz naturel pour vĂ©hicules (GNV) – les premiers datent de 2010 – et les bus diesel ont basculĂ© rĂ©cemment vers le « gas to liquid » (GTL, du gaz transformĂ© en carburant liquide), mais ce n’est qu’une solution transitoire.

« Nous avons dĂ©cidĂ© de n’acheter que des bus Ă©lectriques et avons lancĂ© un premier appel d’offres pour un accord-cadre de 20 vĂ©hicules, explique Jean-Philippe Lally. Depuis deux ans, nous menons des essais et nous avons choisi de faire une recharge de nuit en fin de service. »

Un projet de réseau express métropolitain

Sur la billettique aussi, la mĂ©tropole alsacienne est Ă  l’avant-garde. « Nous avons Ă©tĂ© les premiers, il y a trois ans, Ă  avoir une validation NFC sur smartphone », rappelle le directeur gĂ©nĂ©ral de la CTS. L’intĂ©gration tarifaire a Ă©tĂ© effectuĂ©e fin 2016 pour les TER.

« L’idĂ©e d’un rĂ©seau express mĂ©tropolitain Ă  l’horizon de 2030 pour la deuxième couronne est envisagĂ©e, car il permettrait Ă  la population d’aller deux ou trois fois plus vite qu’en bus. Il faut dĂ©velopper le cadencement et la frĂ©quence. Il n’y a actuellement pas assez de trains, constate Jean-Baptiste Gernet, du mouvement de BenoĂ®t Hamon GĂ©nĂ©ration-s, adjoint au maire de Strasbourg chargĂ© des mobilitĂ©s alternatives et de la logistique urbaine. L’enjeu est de dĂ©gager une capacitĂ© de financement de 20 Ă  30 millions d’euros par an. »

Alors que le tramway a franchi le Rhin et la frontière en direction de la ville allemande de Kehl, des extensions sont encore programmĂ©es. Mais la mĂ©tropole veut surtout dĂ©velopper les bus Ă  haut niveau de service (BHNS). « Nous sommes saturĂ©s au niveau des infrastructures de tramway », indique-t-on Ă  la CTS. Le plus grand des trois dĂ©pĂ´ts de la compagnie se trouve au siège de Cronenbourg (39 trams et une centaine de bus). Sous un vaste hangar, des bus sont branchĂ©s pour faire le plein de gaz. Plus loin, les tramways sont nettoyĂ©s. Dans l’atelier de maintenance, 75 personnes assurent l’essentiel des rĂ©visions pĂ©riodiques et annuelles, mais aussi la grande inspection dĂ©cennale.

« Tout est dĂ©montĂ©, raconte Olivier Hiessler, le responsable coordination et industrialisation de la maintenance. Nous changeons les compresseurs, l’intĂ©rieur de la rame, les parois extĂ©rieures et les bogies sont remis Ă  neuf. » Un lève-train permet de dĂ©solidariser les bogies. Dans un autre atelier, moteurs de bus, bogies, pantographes… sont rĂ©novĂ©s et une cabine de peinture peut accueillir une demi-rame.

Mais la voiture n’est pas enterrĂ©e. ContestĂ©, le grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg a reçu l’aval du gouvernement. MĂŞme s’il prĂ©voit une voie dĂ©diĂ©e aux bus et aux vĂ©hicules en covoiturage, « c’est un projet lancĂ© il y a quarante ans, tempĂŞte Jean-Baptiste Gernet. Aujourd’hui, construire une autoroute Ă  trois kilomètres du centre n’a pas de sens ». Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), est lui, dĂ©sormais, favorable au GCO. Il n’est pas si simple de se dĂ©barrasser de la voiture…

« De constants efforts pour donner une place au vélo »

Jean-Baptiste Gernet, adjoint au maire de Strasbourg chargé des mobilités alternatives

Quelle est la part du vélo dans les déplacements à Strasbourg ?

En 2009, le vĂ©lo reprĂ©sentait 8 % des dĂ©placements pour toute la mĂ©tropole, y compris en seconde PHOTO - 19792_1208235_k6_k5_2829349.jpgcouronne, et 14 % pour le centre Ă©largi de Strasbourg. Aujourd’hui, nous n’avons pas de donnĂ©es scientifiques, mais les extrapolations que nous avons rĂ©alisĂ©es Ă©valuent entre 18 et 20 % les dĂ©placements Ă  vĂ©lo dans le grand centre. C’est le fruit des efforts constants pour donner une place au vĂ©lo.

Que pensez-vous du plan vĂ©lo dans la future loi d’orientation des mobilitĂ©s ?

J’ai prĂ©sidĂ© le groupe MobilitĂ© active aux Assises de la mobilitĂ©, en dĂ©cembre 2017. C’est un peu paradoxal : nous sommes dans quelque chose d’inĂ©dit, avec pour la première fois un plan vĂ©lo, et c’est insuffisant. Élisabeth Borne dit qu’il faut arrĂŞter de traiter le vĂ©lo avec condescendance.

Or, avec tous les projets Ă  venir, nous avions Ă©valuĂ© les besoins Ă  200 millions d’euros et nous n’en aurons que 50 millions par an. Un dĂ©but de rĂ©ponse qui n’est pas Ă  la hauteur de l’enjeu de tripler la part du vĂ©lo dans les dĂ©placements.

De nouvelles mobilitĂ©s arrivent en free floating. Un casse-tĂŞte Ă  venir…

On parle de mobilitĂ© active pour la marche et le vĂ©lo car ces modes de dĂ©placement procurent des bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© et l’environnement. La trottinette Ă©lectrique ne rĂ©pond pas Ă  cet enjeu et pose en outre un problème de cohabitation. Elle ne doit pas rouler sur les trottoirs.

Réagir à cet article
shadow
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Strasbourg, pionnière de la mobilité décarbonée

Votre e-mail ne sera pas publié

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par La Gazette des Communes du Groupe Moniteur S.A.S, RCS Créteil 403 080 823. Elles sont uniquement nécessaires à la gestion de votre commentaire à cet article et sont enregistrées dans nos fichiers. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement