RĂ©alisĂ©e par le CrĂ©doc, le baromètre annuel du numĂ©rique aborde plusieurs thèmes qui touchent directement les collectivitĂ©s comme l’administration en ligne et la smart city.
70% des citoyens effectuent des démarches administratives en ligne
A commencer par la e-administration. Alors qu’Emmanuel Macron a fixĂ© pour objectif que toutes les dĂ©marches administratives puissent se faire en ligne d’ici 2022, l’Ă©tude estime que « deux français sur trois y sont dĂ©sormais familiers ».
Un chiffre en nette augmentation (+5% en un an) qui s’explique par « la possibilité de réaliser de plus en plus de démarches administratives sur Internet et un équipement de plus en plus fréquent (smartphones, ordinateurs et tablettes) ».
Concrètement, l’administration affiche les taux suivants de démarches dématérialisées : 61% pour les APL, 69% des déclarations trimestrielles du RSA ou encore 100% des demandes de logements étudiants.
Un usage directement liĂ© Ă l’âge et au niveau d’Ă©tudes
L’usage d’Internet pour des démarches administratives est fortement corrélé à l’âge. Ce sont ainsi les 25-39 ans qui y ont le plus recours avec 89%, loin devant les 40-59 ans (80%), les 60-69 ans (58%) et les 70 ans et plus (30%).
« On constate également un effet diplôme. Plus de huit diplômés du bac et de l’enseignement supérieur sur dix ont en effet effectué une démarche administrative sur Internet contre moins d’un tiers pour les non-diplômés », remarque le Crédoc.
Enfin, la participation est également liée à « la taille de l’unité urbaine des lieux de résidences ». 63% des habitants de communes rurales ont effectué des démarches administratives sur Internet contre 74% des Franciliens.
La smart city séduit
Autre sujet sur lequel le Crédoc s’est penché au travers de cette enquête : la façon dont les Français perçoivent la smart city.
Alors qu’une enquĂŞte de l’observatoire des usages Ă©mergents de la ville montrait le rejet massif des citoyens pour la ville connectĂ©e, le baromètre annuel du numĂ©rique fait des observations bien diffĂ©rentes. Il estime que le principe de la smart city, « celui de communes censĂ©es apporter Ă leurs rĂ©sidents des informations utiles Ă la vie quotidienne grâce aux nouvelles technologies » est perçue comme positivement par 80% des rĂ©pondants.
Seuls 20% des personnes interrogées pointent les possibles dérives, « à savoir les risques de surveillance » et le fait que la smart city bénéficie seulement aux plus privilégiés.
« Cet arbitrage est favorable dans tous les groupes de population, et ce peu importe leur niveau d’étude », poursuit l’étude. Une telle adhésion à la smart city s’explique par « la compétence propre qu’on s’attribue en la matière. Plus on se dit compétent pour utiliser les outils informatiques (ordinateur ou smartphone), plus on est ouvert et favorable au principe d’une ville intelligente et connectée.
L’administration numĂ©rique est jugĂ©e au mĂŞme niveau que les services en ligne des entreprises
Le baromètre Digital Gouv’ enrichit Ă©galement les enseignements de l’Ă©tude du CrĂ©doc. Sopra Steria en partenariat avec IPSOS, vient de publier sa troisième enquĂŞte sur la transformation numĂ©rique de l’Etat. Elle a Ă©tĂ© menĂ©e par Internet dans 4 pays (l’Allemagne, la France, la Norvège et le Royaume-Uni),
On y apprend que la majoritĂ© des citoyens estime que le dĂ©veloppement des services numĂ©riques de l’Etat et de l’administration est bien avancĂ©. La France arrive en deuxième position (66%), après la Norvège (75%), et avant le Royaume-Uni (64%). Le jugement est moins positif en Allemagne. Seuls 42% des Allemands pensent que la transformation numĂ©rique est avancĂ©e dans leur pays.
Contrairement Ă une idĂ©e reçue, les services public n’auraient pas Ă rougir de leurs services digitaux : ils sont jugĂ©s en avance ou au mĂŞme niveau que les services des entreprises privĂ©es par 70% des Français, 66% des Britanniques et 60% des NorvĂ©giens.
Autre enseignement de cette Ă©tude, la transformation numĂ©rique est une prioritĂ© Ă condition qu’elle simplifie la vie privĂ©e des citoyens. La e-administration est plĂ©biscitĂ©e par 51% des Français pour limiter leurs dĂ©placements mais aussi pour gagner du temps (47%).
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