RĂ©ponse du ministère de la Transition Ă©cologique et solidaire : Avec la loi relative Ă la transition Ă©nergĂ©tique pour la croissance verte (LTECV), la France s’est fixĂ© des objectifs ambitieux en matière de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, parmi lesquels :
- rĂ©nover 500 000 logements par an, dont 50 % d’occupants « modestes » en vue de rĂ©duire de 15 % la prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique d’ici 2020 ;
- rĂ©nover toutes les « passoires thermiques » privĂ©es (logements dont la consommation d’Ă©nergie primaire est supĂ©rieure Ă 330 kilowattheures par mètre carrĂ© et par an, soit les classes F et G du diagnostic de performance Ă©nergĂ©tique) d’ici 2025 ;
- atteindre l’objectif de disposer d’un parc de bâtiments basse consommation (BBC) Ă l’horizon 2050.
La « StratĂ©gie logement » et le « Plan climat » soulignent que la politique de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des bâtiments poursuit un objectif social de lutte contre la prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique. On dĂ©nombre aujourd’hui 7 Ă 8 millions de passoires thermiques en France. Parmi celles-ci, 1,5 million concernent des mĂ©nages propriĂ©taires occupant en situation de prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique. Le gouvernement se fixe l’objectif de faire disparaĂ®tre les « passoires thermiques » en 10 ans.
Plus précisément, la stratégie logement du gouvernement précise que :
- les logements les plus énergivores du parc social seront rénovés sur 5 ans ;
- l’appui Ă la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique du parc privĂ© sera renforcĂ© pour viser 150 000 rĂ©novations par an de passoires thermiques occupĂ©es par des mĂ©nages en prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique.
Le grand plan d’investissement propose des mesures en accord avec cet objectif : il prĂ©voit notamment 9 milliards d’euros pour la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, dont 4,2 pour le rĂ©sidentiel. Ces investissements doivent notamment permettre de dĂ©velopper les moyens d’intervention de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
Enfin, cette politique volontariste s’accompagnera de mesures pour :
- faire Ă©voluer le crĂ©dit d’impĂ´t pour la transition Ă©nergĂ©tique (CITE) vers une prime forfaitaire favorisant les travaux et prestations les plus efficaces ;
- développer les moyens mis à disposition des collectivités ;
- développer les aides à la rénovation des bailleurs sociaux ;
- dĂ©ployer sur tout le territoire le service public de la performance Ă©nergĂ©tique de l’habitat (LTECV, article 22 et 188).
Ces orientations seront prĂ©cisĂ©es dans le plan rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des bâtiments. Concernant les mesures pour favoriser la crĂ©ation de bâtiments neufs performants, l’expĂ©rimentation « Bâtiment Ă Ă©nergie positive et rĂ©duction carbone » permet dès aujourd’hui aux acteurs volontaires de s’engager dans une dĂ©marche qui doit permettre de mettre en place la rĂ©glementation environnementale dans les meilleures conditions. Cette expĂ©rimentation permettra d’apprĂ©cier la faisabilitĂ© technique et la soutenabilitĂ© Ă©conomique des diffĂ©rents niveaux de performance.
Enfin, le label EcoQuartier poursuit son objectif d’Ă©mergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire et gĂ©rer une ville durable en engageant dans le dispositif plus de 500 quartiers d’ici 2018.
Références
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Ecoquartiers : vers un aménagement plus durable ?
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Sommaire du dossier
- Un écoquartier né sous une bonne étoile
- Ecoquartiers : une autre approche de l’espace public ?
- Ecoquartiers : un nouvel élan dix ans après leur création
- Les écoquartiers
- Que faire pour lutter contre les logements « passoires thermiques » ?
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