Dans le sillage de la ville d’Angoulême, première collectivité à introduire une clause de langue française dans ses marchés publics en 2016, et bien d’autres depuis, comme Bourges ou les Hauts-de-France, la Région Auvergne Rhône-Alpes a elle aussi décidé d’avoir recours à cette mesure pour imposer le français sur ses chantiers.
Pour défendre cette clause, Laurent Wauquiez, président LR de la deuxième région de France a avancé deux arguments : la sécurité sur les chantiers dont cette dernière assure la maîtrise d’ouvrage et surtout la lutte contre le travail détaché, un cheval de bataille de son mandat. « La Région prendra désormais toutes les dispositions possibles et nécessaires afin de favoriser, au sein de notre territoire, les entreprises socialement responsables qui cotisent et garantissent la sécurité de leurs travailleurs », a-t-il fait valoir, lors de la mise aux voix de sa délibération.
10 000 euros en cas de manquement Ă la « clause Molière »
Concrètement, depuis le 1er janvier, le Conseil rĂ©gional demande Ă chaque entreprise avec laquelle elle passe un marchĂ© « une attestation sur l’honneur de non-recours au travail dĂ©taché ». La « clause Molière » franchit un pas supplĂ©mentaire, en plaçant aussi l’argumentation sur le terrain de la sĂ©curitĂ©.La clause votĂ©e le 9 fĂ©vrier par la rĂ©gion prĂ©voit ainsi que « pour s’assurer de la bonne comprĂ©hension des règles de sĂ©curitĂ© sur le chantier et ainsi garantir la sĂ©curitĂ© de tous les intervenants, le titulaire du marchĂ© s’engage Ă ce que tous ses personnels, quel que soit leur niveau de responsabilitĂ© et quelle que soit la ...
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