L’article L.1413-1 du Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales (CGCT) prĂ©voit la crĂ©ation obligatoire de commissions consultatives des services publics locaux pour « les rĂ©gions, les dĂ©partements, les communes de plus de 10 000 habitants, les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale de plus de 50 000 habitants et les syndicats mixtes comprenant au moins une commune de plus de 10 000 habitants ».
Cette création est facultative pour « les établissements publics de coopération intercommunale dont la population est comprise entre 20 000 et 50 000 habitants ».
Pour les communes de moins de 10 000 habitants, les EPCI de moins de 20 000 habitants et les syndicats mixtes ne comprenant pas une commune de plus de 10 000 habitants, il existe des outils pour promouvoir la participation publique, mĂŞme s’il n’existe pas de commissions consultatives des services publics locaux.
Il est en effet loisible aux conseils municipaux qui le souhaitent de constituer, en application de l’article L.2143-2 du CGCT, « des comitĂ©s consultatifs sur tout problème d’intĂ©rĂŞt communal concernant tout ou partie du territoire de la commune ». Ceux-ci sont composĂ©s de personnes qui peuvent ne pas appartenir au conseil, notamment des reprĂ©sentants des associations locales.
Un outil souple – Ces comitĂ©s permettent donc la mise en place d’une concertation locale puisque, aux termes du mĂŞme article, « ils peuvent ĂŞtre consultĂ©s par le maire sur toute question ou projet intĂ©ressant les services publics et Ă©quipements de proximitĂ© et entrant dans le domaine d’activitĂ© des associations membres du comitĂ©. Ils peuvent par ailleurs transmettre au maire toute proposition concernant tout problème d’intĂ©rĂŞt communal pour lequel ils ont Ă©tĂ© instituĂ©s ».
Ainsi, les collectivitĂ©s qui ne peuvent crĂ©er des commissions consultatives des services publics locaux peuvent nĂ©anmoins recourir Ă ces comitĂ©s consultatifs, afin d’associer les usagers Ă la gestion des services publics locaux. Ces comitĂ©s consultatifs constituent en outre un outil souple, particulièrement adaptĂ© Ă la taille de ces collectivitĂ©s.
Dans ces conditions, l’extension de la crĂ©ation des actuelles commissions consultatives des services publics locaux Ă l’ensemble des collectivitĂ©s territoriales et de leurs groupements n’apparaĂ®t pas nĂ©cessaire.
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