Le Parlement a dĂ©finitivement adoptĂ© le 7 fĂ©vrier Ă 23 h, par un vote conforme de l’AssemblĂ©e, le projet de loi sur la fonction publique territoriale (FPT), attendu depuis quatre ans, qui modernise les dispositions statutaires de la loi de 1984 et concerne environ 1,7 million d’agents et près de 55 000 collectivitĂ©s.
Le projet de loi instaure un droit individuel Ă la formation (DIF), calquĂ© sur celui dont bĂ©nĂ©ficient les salariĂ©s du privĂ©. Il applique en outre aux agents territoriaux le principe de la formation professionnelle tout au long de la vie. Il rĂ©git pour leur recrutement et dans le dĂ©roulement de leur carrière la prise en compte des acquis de l’expĂ©rience professionnelle.
Le texte dont un compte rendu analytique officiel a Ă©tĂ© mis en ligne, rend obligatoire l’action sociale Ă destination des personnels et permet aux agents de conserver leurs avantages indemnitaires en cas de transfert automatique dans le cadre d’une affectation de service.
LĂ©galisant le protocole d’accord du 25 janvier 2006 sur l’amĂ©lioration des carrières dans la fonction publique, le texte adoptĂ© qui devrait prochainement ĂŞtre publiĂ© au journal officiel, permet aux agents non titulaires en contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e de connaĂ®tre une progression de carrière.
Le Parlement a Ă©galement validĂ© une disposition visant Ă « promouvoir l’Ă©galitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes en matière de recrutement, de rĂ©munĂ©ration, de formation, de promotion et de mobilitĂ© » dans la FPT.
« Ce projet de loi n’est pas parfait mais il apporte de grands progrès » a dĂ©clarĂ© le ministre des CollectivitĂ©s locales, Brice Hortefeux qui s’est rĂ©joui des « grandes avancĂ©e sociales pour les agents », notamment « ceux de la catĂ©gorie C ».
AndrĂ© Rossinot, prĂ©sident du conseil national de la FPT (CNFPT), s’est quant Ă lui fĂ©licitĂ© du vote dĂ©finitif de la loi. «En recentrant le CNFPT sur la formation, le lĂ©gislateur lui donne les moyens d’accompagner les collectivitĂ©s dans la gestion dynamique de leurs personnels», a-t-il soulignĂ© dans un communiquĂ© du 8 fĂ©vrier.
De son cĂ´tĂ©, Bernard Derosier, dĂ©putĂ© du Nord (PS) qui prĂ©side le conseil supĂ©rieur de la FPT a rappelĂ© que le CSFPT, mĂŞme s’il avait Ă©mis un avis favorable au texte le 16 novembre 2005, avait nĂ©anmoins soulignĂ© les faiblesses relatives au financement des nouvelles missions des institutions de la FPT. Le CSFPT regrette notamment que «l’Ă©quilibre institutionnel du projet de loi» soit remis en cause du fait de «l’absence de crĂ©ation d’un Ă©tablissement public national chargĂ© de la coordination des centres dĂ©partementaux de gestion de la FPT».
« Lire aussi la Gazette du 12 fĂ©vrier, qui y revient en dĂ©tail »
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