Publié au Journal officiel le 23 décembre 2025, le statut de l’élu local marque l’aboutissement d’un long chantier législatif. Mais n’est-ce pas avant tout une reconnaissance symbolique plutôt qu’une véritable révolution juridique ? C’est l’analyse d’Arnaud Haquet, professeur de droit public à l’Université de Rouen Normandie, qui se montre critique à l’égard de l’idée même de création d’un statut, pourtant très attendu par les élus locaux, tout en adoptant un regard plus nuancé sur le contenu final du texte.
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La création d’un statut de l’élu local est saluée par beaucoup d’associations d’élus. Est-ce une avancée majeure ?
Arnaud Haquet : Il faut distinguer deux choses. Sur le plan juridique, des droits et des obligations existaient déjà. En revanche, sur le plan symbolique, l’adoption d’un statut est importante. Un statut, ce n’est pas seulement du droit : c’est aussi une reconnaissance sociale. Il permet aux élus locaux de se revendiquer comme membres d’une communauté identifiée, avec une certaine fierté. C’est sans doute cette dimension qui était la plus attendue.
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« Le statut de l’élu est davantage une avancée symbolique que juridique »
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