« Le dĂ©cret de 2021 Ă©tait très ambitieux, celui de 2024 l’est toujours autant. Peu de collectivitĂ©s parviennent Ă atteindre les chiffres. Mais il y a une dynamique », rĂ©sume Solène Bigot, chargĂ©e de mission au Reseco, rĂ©seau d’acheteurs publics durables dans le Grand Ouest. En application de l’article 58 de la loi « Agec » du 10 fĂ©vrier 2020, qui oblige les acheteurs publics Ă intĂ©grer rĂ©emploi, rĂ©utilisation et matières recyclĂ©es dans leurs achats, un dĂ©cret du 21 fĂ©vrier 2024 en a remplacĂ© un prĂ©cĂ©dent de 2021. Les objectifs ont Ă©tĂ© revus, avec une progression Âpluriannuelle et l’ajout de catĂ©gories de produits. Sont dĂ©sormais comptabilisĂ©s les biens acquis via le site des dons mobiliers de l’Etat, mĂŞme si peu de ÂcollectivitĂ©s semblent s’en saisir.
« L’acheteur public spĂ©cialiste de la seconde main n’existe pas, donc on bricole », tĂ©moigne Marine ÂBoutet, cheffe du service « achats et commande publique » au dĂ©partement de Lot-et-Garonne. ÂAngĂ©lique Tromeur, responsable des marchĂ©s publics, des affaires juridiques et des subventions Ă la mairie d’Ussel (9 200 hab., Corrèze), ne peut qu’abonder. « La loi “Agec” est un peu compliquĂ©e Ă mettre en place pour nous », confie-t-elle d’emblĂ©e. Pour les achats de plus de 40 000 euros, dont elle est chargĂ©e, « j’ai instaurĂ© des clauses dans les marchĂ©s mais, dans l’exĂ©cution, je pense que nous ne sommes pas bons », poursuit-elle. Ce n’est pas la volontĂ© qui manque. AngĂ©lique Tromeur a mĂŞme suivi une formation dispensĂ©e par le rĂ©seau local d’acheteurs responsables. Une occasion pour elle de constater les disparitĂ©s : « Je me suis retrouvĂ©e avec des agents de grosses collectivitĂ©s qui ne font que ça Ă longueur de journĂ©e, qui ont le temps d’effectuer du sourcing, par exemple, alors que moi, je ne peux pas, j’ai plein d’autres ...
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