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Scénario 1 : La fusion des échelons

Publié le 17/11/2008 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Dossiers d'actualité

Au moment du lancement de la réforme territoriale, quatre scénarios tiennent la corde. Scénario 1 : le rapprochement entre conseils généraux et conseils régionaux passe, selon ses partisans, d'abord par la case politique. Les présidents de région dénoncent un retour aux « syndicats interdépartementaux ».

Cet article fait partie du dossier

4 scénarios pour une révolution

Regrouper plutĂ´t que supprimer un Ă©chelon et provoquer d’inutiles crispations : la tactique n’a rien de rĂ©volutionnaire. L’Union en mouvement, prĂ©figuration de l’UMP, avait proposĂ© de simplifier l’organisation du territoire autour du couple rĂ©gion dĂ©partement et du couple commune communautĂ© de communes dont la vocation Ă  fusionner Ă©tait Ă©crite en filigrane, rappelle François Fillon, le futur Premier ministre, dans « La France peut supporter la vĂ©ritĂ© ». Cette ambition gĂ©nĂ©rale a fait long feu. Le couple dĂ©partement-rĂ©gion accapare le devant de la scène.

Une double appartenance politique
Selon ce scĂ©nario, des conseillers territoriaux assument Ă  la fois un mandat de conseiller gĂ©nĂ©ral et de conseiller rĂ©gional. Cette vision, que François Bayrou avait affinĂ©e lors de la dernière campagne prĂ©sidentielle, a, depuis, Ă©tĂ© reprise par deux propositions de loi. La première, dĂ©posĂ©e le 29 janvier 2008, Ă  l’AssemblĂ©e nationale, porte le paraphe de deux dĂ©putĂ©s (UMP) picards : JĂ©rĂ´me Bignon et Jean François Mancel. La seconde, en date du 14 octobre, compte la signature des sĂ©nateurs (UMP) Jean François Poncet, coauteur d’un rĂ©cent rapport intitulĂ© « Le Nouvel espace rural français », GĂ©rard Longuet, membre du comitĂ© « Balladur », ou de l’ancien ministre de l’IntĂ©rieur, Charles Pasqua. L’utilitĂ© du couple dĂ©partement-rĂ©gion est de moins en moins Ă©vidente, soutient l’exposĂ© des motifs commun aux deux propositions. La solution doit passer par les Ă©lus.

Effet collatéral
Le scrutin rĂ©gional de 2010 est rayĂ© du calendrier. « Le mandat des conseillers rĂ©gionaux est prorogĂ© jusqu’en 2011, date du renouvellement des conseillers gĂ©nĂ©raux, qui, devenant conseillers territoriaux, se substitueront Ă  eux », prĂ©cisent les propositions de loi. De nouveaux Ă©diles sont ensuite Ă©lus, « Ă  dater de 2014 », « en une seule fois pour une durĂ©e de cinq ans ».
Dans le cadre des cantons ruraux, il convient de garder le scrutin uninominal à deux tours. Pour les territoires urbains de plus de 30 000 habitants, il faudra passer à la proportionnelle, indique Jérôme Bignon. Les élus siègent en collèges départementaux et en formation réduite pour régler les affaires régionales.

Syndicat interdépartemental
Nicolas Sarkozy ne s’aventure pas (encore ?) sur cette voie. La fusion des mandats paraĂ®t, cependant, tenir la corde. Le groupe UMP Ă  l’AssemblĂ©e nationale l’a faite sienne, dans ses propositions du 5 mai 2008 destinĂ©es, après le rapport « Attali », Ă  « libĂ©rer la croissance et favoriser le plein emploi ». Les exĂ©cutifs des rĂ©gions, dans leur très grande majoritĂ© affiliĂ©s aux partis d’opposition, discernent lĂ  un retour Ă  la pĂ©riode antĂ©rieure Ă  1986 et Ă  la première Ă©lection de leur collectivitĂ© au suffrage universel direct. Des Ă©lus dĂ©partementaux siĂ©geaient dans leur assemblĂ©e.
Pour Alain Rousset, prĂ©sident (PS) de l’Association des rĂ©gions de France (ARF), les politiques au temps long de la strate qu’il reprĂ©sente s’accommodent mal de la territorialisation des Ă©lus. A aucun motif, il ne veut que la rĂ©gion ne se transforme, au mieux en un syndicat interdĂ©partemental, au pis en une fĂ©dĂ©ration gĂ©ante oĂą les cantons viendraient faire leur marchĂ©.
Adrien Zeller, prĂ©sident (UMP) du conseil rĂ©gional d’Alsace freine aussi des quatre fers. Tous deux, comme la plupart de leurs collègues, rejettent une fusion absorption qui, Ă  leurs yeux, ne pourrait se rĂ©aliser qu’au profit des conseils gĂ©nĂ©raux.

Une administration unique
Y penser toujours, en parler rarement. Les militants de la fusion des mandats se montrent fort discrets Ă  ce sujet. Si un conseiller territorial s’occupe des collèges le matin et des lycĂ©es l’après-midi, il fera en sorte qu’il n’y ait qu’une direction de l’Ă©ducation pour les deux collectivitĂ©s, indique JĂ©rĂ´me Bignon, prĂ©cisant qu’il s’agit lĂ  d’un chantier colossal Ă  mener de manière très progressive. Alain Marleix, secrĂ©taire d’Etat Ă  l’IntĂ©rieur et aux collectivitĂ©s territoriales et partisan affichĂ© des conseillers territoriaux, ne semble pas envisager une administration si ce n’est unique, tout du moins commune.

Quelles économies ?
Ce qui ne lui interdit pas d’Ă©valuer le coĂ»t total de l’enchevĂŞtrement des compĂ©tences locales Ă  un montant situĂ© entre 5 et 10 milliards d’euros. Pour Claudy Lebreton, prĂ©sident (PS) de l’AssemblĂ©e des dĂ©partements de France (ADF), ce chiffre ne s’appuie sur aucune expertise prĂ©cise. Aussi, a-t-il mandatĂ© le cabinet KPMG, afin d’accomplir cette tâche. Les adversaires d’une collectivitĂ© dĂ©partement-rĂ©gion haussent le ton. Au lieu du courage politique, nous n’avons que du bricolage. La matrice reste napolĂ©onienne. La dĂ©marche est systĂ©matique, alors qu’elle devrait ĂŞtre systĂ©mique, blâme Jo Spiegel, secrĂ©taire national (PS) de l’AssemblĂ©e des communautĂ©s de France (ADCF) et prĂ©sident de la communautĂ© d’agglomĂ©ration de Mulhouse Sud Alsace. Peut-ĂŞtre chatouillĂ© par ce type de critiques, Yves JĂ©go, secrĂ©taire d’Etat et maire (UMP) de Montereau Fault Yonne (Seine et Marne) dessine un autre chemin. Il voit dans l’Ile de France une vitrine institutionnelle aux Ă©volutions Ă  venir. Une idĂ©e que l’Etat ne retient pas pour l’heure. La forte proportion de personnalitĂ©s nationales au sein des assemblĂ©es dĂ©partementales et rĂ©gionale de cette zone rend l’opĂ©ration pĂ©rilleuse.

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