RĂ©ponse du ministère de la Transition Ă©cologique et solidaire : ConformĂ©ment aux conclusions du Grenelle de l’environnement et des confĂ©rences environnementales de 2013 et 2016, 1 109 captages dĂ©gradĂ©s par des pollutions diffuses (nitrates, pesticides) ou Ă risque de l’ĂŞtre ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s comme devant ĂŞtre protĂ©gĂ©s en prioritĂ© et identifiĂ©s au sein des schĂ©mas directeurs d’amĂ©nagement et de gestion des eaux 2016-2021 (SDAGE). Cette action est reprise dans le plan national micropolluants 2016-2021, ainsi que dans le 3ème plan national santĂ© environnement (2015-2019). Faisant suite Ă la dĂ©signation des captages prioritaires, le ministère de la transition Ă©cologique et solidaire (MTES) a conduit une dĂ©marche participative et innovante avec les diffĂ©rents acteurs impliquĂ©s dans la protection de la ressource en eau afin d’identifier les mesures les plus efficaces, Ă court, moyen et long termes, pour renforcer cette politique de protection. Sur cette base, une instruction du Gouvernement sera adressĂ©e aux diffĂ©rents services de l’État lors de la deuxième sĂ©quence des assises de l’eau afin de remobiliser l’ensemble des acteurs concernĂ©s Ă l’Ă©chelle des territoires, au premier rang desquels les collectivitĂ©s, et de promouvoir les mesures adaptĂ©es mises en avant dans le cadre de cette dĂ©marche. Par ailleurs, il est prĂ©vu que les agences de l’eau continuent d’accompagner la mise en Ĺ“uvre de la politique de protection des ressources en eau contre les pollutions diffuses dans le cadre de leurs 11èmes programmes d’interventions 2019-2024.
Concernant la mise Ă disposition d’informations sur cette politique, l’agence française pour la biodiversitĂ© a mis en place en 2016 un centre de ressources dĂ©diĂ© Ă la protection des captages contre les pollutions diffuses. Ce centre de ressources vise Ă favoriser les Ă©changes entre les acteurs concernĂ©s et Ă mettre Ă leur disposition les informations disponibles sur ce sujet. Dans ce cadre, le site internet https://aires-captages.fr/aires-alimentation-captages/carte-des-aac permet d’accĂ©der aux informations relatives Ă l’avancement de la protection des 1 000 captages prioritaires sur la base des informations saisies par les services dĂ©concentrĂ©s de l’État (directions dĂ©partementales des territoires, directions dĂ©partementales des territoires et de la mer, directions de l’environnement, de l’amĂ©nagement et du logement).
Sur les 1 109 captages prioritaires, l’aire d’alimentation de captage a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ©e dans 60 % des cas et 521 captages (46 %) sont dotĂ©s d’un plan d’actions et/ou d’un programme d’actions arrĂŞtĂ© par les prĂ©fets. En complĂ©ment de la protection des captages prioritaires, les SDAGE 2016-2021 prĂ©voient l’identification des ressources en eau stratĂ©gique pour le futur et la mise en Ĺ“uvre de mesure pour assurer la protection qualitative et quantitative de ces ressources, qu’elles soient actuellement exploitĂ©es ou qu’elles soient rĂ©servĂ©es Ă l’alimentation future des populations. Les six prĂ©fets de bassins mĂ©tropolitains ont Ă©galement adoptĂ© ou sont en cours de rĂ©daction de plans/stratĂ©gies d’adaptation au changement climatique intĂ©grant des orientations sur la gestion Ă©quilibrĂ©e de la ressource en eau.
S’agissant de la gestion quantitative de l’eau, suite Ă l’important Ă©pisode de sĂ©cheresse ayant touchĂ© de nombreux dĂ©partements lors de l’Ă©tĂ© 2017, des actions concrètes ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es en conseil des ministres le 9 aoĂ»t 2017 par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation et par le MTES. La politique de gestion quantitative de la ressource en eau s’inscrit dĂ©sormais dans le cadre de cette communication et s’articule autour de deux objectifs : encourager la sobriĂ©tĂ© des usages et rĂ©guler en amont la ressource, grâce notamment Ă l’innovation, et faire Ă©merger, dans l’ensemble des territoires, des solutions adaptĂ©es aux besoins et aux contextes locaux. Sous l’impulsion du MTES, une « banque » nationale des prĂ©lèvements quantitatifs en eau (BNPE) a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e (http://www.bnpe.eaufrance.fr/presentation). Il s’agit d’un outil national dĂ©diĂ© au suivi et Ă la diffusion des prĂ©lèvements sur la ressource en eau, pour la France mĂ©tropolitaine et les dĂ©partements d’outre-mer. Il permet d’acquĂ©rir une meilleure connaissance des pressions s’exerçant sur la ressource en eau et participe donc Ă la mise en Ĺ“uvre de mesures adaptĂ©es Ă la protection de la ressource.
Enfin, il convient de noter que le MTES, via les agences de l’eau, favorise la sĂ©curisation de l’alimentation des populations en accompagnant financièrement les travaux d’interconnexion des rĂ©seaux d’eau potable, et a engagĂ© une politique ambitieuse de rĂ©duction des fuites dans les canalisations d’eau potable qui a Ă©tĂ© rĂ©affirmĂ©e lors de la première sĂ©quence des assises de l’eau. Dans une logique d’Ă©conomie circulaire, le MTES cherche Ă©galement avec les autres ministères concernĂ©s Ă dĂ©velopper la rĂ©utilisation des eaux dites non conventionnelles tout en assurant la protection de l’environnement et les personnes en contact direct et indirect avec ces « eaux ».








