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Le libre accès aux mĂ©diathèques « ne souffre aucune restriction », selon l’ABF

Publié le 23/01/2018 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

CC0 via Pxhere reading 613865
©CC0 via Pxhere
L’Association des bibliothécaires de France (ABF) demande au maire de La Trinité (Alpes-Maritimes) de revenir sur sa décision de limiter l’accès à la médiathèque aux seuls habitants de la commune. Dans un communiqué publié le 23 janvier 2018, l'association professionnelle rappelle aux élus que seul le prêt d’ouvrages à domicile peut éventuellement faire l’objet d’une inscription payante.

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C’est un sujet sur lequel les bibliothécaires ont des convictions très fermes, qu’ils n’hésitent pas à proclamer haut et fort quand l’occasion se présente : l’accès doit être libre et égal pour tous au livre et à la connaissance, et l’accueil de tout citoyen dans les équipements de lecture publique doit se faire sans la moindre discrimination.

30 euros par an pour les non-résidents

Rien d’étonnant donc Ă  ce que l’Association des bibliothĂ©caires de France rĂ©clame purement et simplement l’annulation de la dĂ©cision prise par le conseil municipal de la TrinitĂ© (Alpes-Maritimes, 10 170 habitants), commune proche de Nice.

Depuis le 1er janvier,  à la suite d’une délibération du conseil municipal votée en décembre 2017, la médiathèque réserve l’accès gratuit à ses locaux aux seuls usagers résidant dans la commune. Pour les autres, il faudra payer un droit d’entrée de 30 euros par an pour pouvoir en pousser la porte.

Une option que le maire justifie par le coût d’entretien et de mise à jour du matériel informatique, que, jusqu’à présent, tout un chacun, où qu’il habite, pouvait utiliser librement.

CC0 via Pixabay

CC0 via Pixabay

2 textes de référence sur les bibliothèques

Pour l’ABF, ce discours ne tient pas :

Aucune bibliothèque française de lecture publique ne pratique cette limitation, car l’accès aux livres, à la connaissance, à la culture et aux loisirs ne souffre d’aucune restriction. Seul l’emprunt à domicile peut faire l’objet d’une inscription  forfaitaire annuelle même si l’ABF défend la gratuité.

Et l’association de s’appuyer sur deux des textes de référence de la profession, sur lesquels reposent les principes de libre accès aux savoirs et de gratuité :

  • d’abord, « le manifeste de l’UNESCO sur les bibliothèques, [qui] indique clairement que “les services que [la bibliothèque] assure sont accessibles Ă  tous, sans distinction d’âge, de race, de sexe, de religion, de nationalitĂ©, de langue ou de condition sociale“ » ;
  • ensuite, « l’article 6 de la Charte des bibliothèques, [qui] prĂ©cise que  la consultation sur place des catalogues et des collections doit ĂŞtre gratuite pour l’usager. »

Pour l’ABF, la décision de La Trinité « n’est pas acceptable car elle introduit une distinction territoriale dans l’accès aux bibliothèques. »

Recours juridiques

L’association professionnelle a donc décidé d’interpeller le ministère de la Culture, ainsi que la Drac de Provence Alpes Côte d’Azur pour une intervention auprès des élus.

Et au cas oĂą le dialogue restait vain, l’ABF demande au ministère « d’examiner tous les recours juridiques permettant d’annuler cette dĂ©libĂ©ration qui relève selon [elle] de la discrimination territoriale au sens de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 .» Il s ‘agit du texte portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations.

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Commentaires

Le libre accès aux mĂ©diathèques « ne souffre aucune restriction », selon l’ABF

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Eden

24/01/2018 01h43

Je ne connais pas le contexte gĂ©opolitique local, mais je peux tout Ă  fait comprendre la position de ce maire. L’idĂ©al d’accès universel et gratuit Ă  la lecture est absolument louable, mais se heurte Ă  une question de financement. Quand seuls les contribuables d’une commune-centre financent un service utilisĂ© par tous les habitants d’un mĂŞme bassin de vie, quand ceux-ci – souvent les CSP+ font le choix d’habiter dans des communes pĂ©riphĂ©riques pour avoir de plus grandes maisons avec moins d’impĂ´ts locaux parce qu’il n’y a pas ou peu de services municipaux Ă  payer, et que les Ă©lus de ces communes pĂ©riphĂ©riques refusent que l’intercommunalitĂ© prenne en charge des services qui, Ă©lectoralement parlant, rapportent moins que le goudronnage/rebouchage d’une rue, on peut arriver Ă  ce genre de situation.
Solution ? Faire payer – cher – le prĂŞt d’ouvrages pour les non-rĂ©sidents, ainsi que l’accès aux ordinateurs disponibles dans la mĂ©diathèque. La consultation d’ouvrages, elle, reste gratuite.

BiblioEdualk

25/01/2018 04h21

Pour Eden :
Votre conclusion est juste, beaucoup de bibliothèques font payer le prĂŞt et l’accès aux ordinateurs. Ces services nĂ©cessitent d’ĂŞtre inscrits, inscription payante si nĂ©cessaire.
Le « scandale » ici est que cette municipalitĂ© interdit l’entrĂ©e du bâtiment aux lecteurs non-inscrits. Donc la consultation d’ouvrages, contrairement Ă  ce que vous indiquez, n’est plus gratuite…

undu12

25/01/2018 05h04

Je suis 100% d’accord avec l’analyse d’Eden sur le financement des MĂ©diathèques et la question qu’il soulève sur les impĂ´ts locaux et les Ă©lus (et je suis contre l’accès payant aux mĂ©diathèques). Je l’ai dĂ©jĂ  dit Ă©galement en rĂ©agissant Ă  un autre article : certains Ă©lus, qui n’ont pas d’établissement de lecture publique, sont trop contents de laisser payer les autres (et parfois ne voient mĂŞme pas l’intĂ©rĂŞt de la lecture publique), d’oĂą la difficultĂ© de porter parfois la question Ă  l’Ă©chelle communautaire.
En matière de lecture publique, il va falloir se pencher rapidement et sérieusement sur les questions territoriales et de financement sinon les situations de ce genre risquent de se multiplier.

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